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Startup-Nation : vendre du vent pour espérer des électeurs

Wednesday 9 September 2020 à 16:45

Un pari risqué de La République en marche

Si les startups sont passées maîtres dans l'art d'enfumer les investisseurs à base de concepts aussi opaques que creux, les politiques peuvent-ils appliquer ces méthodes à la gestion d'un État pour attirer les électeurs ?

LREM en pitch permanent

Il n'y a plus un sujet qui ne déclenche la mise en place d'un numéro vert : comprenez « le support client ». Dernier en date, le ministre de l'agriculture, Julien Denormandie vient de mettre en place un numéro gratuit pour les propriétaire de chevaux mutilés. Le « care »... C'est essentiel pour une startup politique qui allait « disrupter son écosystème » comme jamais aucun parti ne l'avait fait. C'était bien parti, avec un beau crowdfunding à Londres auprès de personnes fortunées. L'Elysée devait être un incubateur de première bourre. Mais les choses se sont compliquées. De Benalla aux gilets jaunes, en passant par la covid, les écueils se sont succédé. Pas faute d'avoir pitché comme un dératé dans tous les supports de presse possibles.

Interview d'Emmanuel Macron au journal d'extrême-droite Valeurs actuelles et quelques-unes de ses couvertures - D.R.
Interview d'Emmanuel Macron au journal d'extrême-droite Valeurs actuelles et quelques-unes de ses couvertures - D.R.

La startup, par principe, vend une promesse qui peut s'avérer du vent. Le produit, comme l'entreprise, est en construction permanente, peut, et doit, évoluer au fil des besoins des utilisateurs, des demandes des investisseurs. Dans la startup LREM, on est « agiles », « scalables ». Exemple, quand on sort à peine d'un confinement inédit, que l'on décide de renvoyer tous les gamins à l'école pour que les parents puissent travailler à nouveau, on a des « solutions ».

Prenez le ministre de l'éducation nationale, Jean-Michel Blanquer... Le 30 août, alors que...

Université du PS : c’est pas la mer à Blois

Tuesday 8 September 2020 à 08:53

Depuis 1993, militants et dirigeants du parti se réunissent traditionnellement en fin de l’été

Cette année, l’université d’été du PS s’est tenue à Blois. Adieu donc La Rochelle qui fut pendant plus de vingt ans la ville d’accueil du traditionnel grand meeting de la gauche.

Trouble... - D.R.

Et pourtant les convaincus étaient nombreux à souhaiter discourir de l’avenir du parti en respirant l’air iodé de l’Atlantique, à La Rochelle. A commencer par Lionel Jospin en personne, qui, d’un coup de pédalo entre sa maison de l’Ile de Ré et le vieux port de la cité, est venu activement supporter le maire Rochelais durant la dernière campagne municipale.

Stupeur ; après plus de 18 ans de silence et d’absence sur la scène politique, Lionel Jospin réapparaissait, rose à la boutonnière et sourire en coin. Nous subodorions presque que cette visite surprise ne tenait en rien au hasard mais qu’elle pouvait préfacer la sortie imminente d’un livre écrit en grand secret. L’idée d’une auto-promo réalisée en avant première de l’université d’été nous avait même traversé l’esprit. Faut-il être médisant pour oser imaginer un truc pareil ?

Changement de cap donc, ce sera Blois ou rien. A croire qu’Olivier Faure, l’actuel secrétaire du PS, n’apprécie définitivement plus les terres de ses ancêtres. Il est bon de se remémorer certaines de ses déclarations passées: « jusqu’ici La Rochelle était beaucoup le IN, encore plus le OFF, et c’était un échange qui au fil du temps s’était transformé en concours d’éloquence au mieux, et en bal des égos au pire… ».

Bref, la navigation à l’estime, ce n’est apparemment pas son truc à lui. Puis Il faut aussi convenir que ces dernières élections municipales n’ont pas manqué d’exacerber les passions et les frictions entre les écologistes du mouvement...

Jean-Luc Hees va quitter le comité d'éthique de RT France

Friday 4 September 2020 à 12:13

Logo RT France - Copie d'écran
Logo RT France - Copie d'écran

Jean-Luc Hees a annoncé qu'il allait quitter le comité d'éthique de la chaîne russe RT France au mois de décembre, après trois années de mandat pour « se consacrer à d'autres projets ». Edit du 4 septembre 2020 - 15h30 : le mandat de Jean-Luc Hees avait une durée de trois ans.

« C'était un devoir de le faire en tant que journaliste. Je voulais juste que les gens s'interrogent. Quand on m'a fait cette proposition, je voulais juste regarder ce qu'il se passe pour cette chaîne pendant trois ans. Je n'ai aucun intérêt là-dedans, ça a été plus de problèmes que de gratifications. J'ai accepté d'un point de vue strictement journalistique, le b-a-ba du journalisme c'est de ne pas accuser son chien d'avoir a rage si on veut le noyer, on attend de savoir. Comme la chaîne avait une licence du CSA, je ne voulais pas qu'on leur fasse un procès d'intention. C'est bénévole, je savais qu'il n'y avait que des coups à prendre, mais c'était un point de vue : attendez de voir avant de juger. Je regarde très peu la chaîne mais on m'alerte quand il y a l'amorce d'un problème. On ne m'a jamais rien caché en cas de problème. La ligne éditoriale, c'est la leur, ce n'est pas forcément mon point de vue. S'il y avait eu un problème éthique, je serais parti immédiatement et j'aurais claqué la porte bruyamment. Maintenant d'autres prendront le relais ».

France : Coronavirus, same player, play again

Tuesday 1 September 2020 à 10:06

Perseverare diabolicum

Quelques mois seulement après le confinement et le cafouillage généralisé, le gouvernement français semble répéter les mêmes erreurs. Plongeon dans l'inconnu...

Coronavirus - © Nostromo

« Nous n'avons quasiment eu aucune consignes. Le flou absolu. Deux petites consignes en fin de parcours : faites-ci, ne faites pas ça. On s'est débrouillés comme on a pu », explique la directrice d'une école primaire. Il n'y a pas de quoi être surpris. Cela fait des semaines que les parents se plaignent sur les réseaux sociaux de n'avoir reçu aucune nouvelle de l'école de leurs enfants avant la rentrée. Le ministre lui-même, Jean-Michel Blanquer est resté parfaitement muet jusqu'au tout dernier moment. Savait-il lui-même ce qu'il fallait faire pour préparer au mieux cette rentrée et cela était-il même possible ?

Jean-Michel Blanquer - The Meme Maker - CC
Jean-Michel Blanquer - The Meme Maker - CC

Le gouvernement est affolé par les fondamentaux économiques qui commencent à s'imposer. Chômage, faillites, écroulement du PIB, tout ce que nous annoncions dès le 9 mars, puis mi-mars, le 27 mars, le 15 avril et enfin le 20 avril, commence à prendre forme. Il faut un certain temps pour que les agences de statistiques publiques comme l'INSEE (en France) prenne en compte les évolutions profondes de l'économie. Avec cette trouille au corps, le gouvernement et le président anticipent un effet sur l'élection présidentielle. A juste titre, une faillite lente mais généralisée du pays ne peut pas être favorable au parti au pouvoir lors du prochain scrutin.

Au boulot !

Cette panique, on l'a déjà vu avec le déconfinement, pousse le gouvernement à vouloir renvoyer les Français au...

Guéguerre de pouvoir autour du plan de relance

Wednesday 26 August 2020 à 15:52

Helicopter Money - D.R.
Helicopter Money - D.R.
Tout était prêt à Matignon et à Bercy pour annoncer un plan de relance à 100 milliards d'euros le 25 août. Mais Emmanuel Macron en a décidé autrement pour montrer que l'urgence sanitaire primait encore.

Dans la foulée, la Caisse des Dépôts devait annoncer son propre plan de relance, un plan de près de 300 milliards, sans compter l'argent que doit injecter de la Banque Publique d'Investissement (BPI), banque détenue à parts égales par l’État et la Caisse des Dépôts. Ces 300 milliards proviennent en partie des fonds propre de la Caisse, de l'argent du livret A, et d'emprunts auprès de banques. Ils doivent servir à soutenir les entreprises, l'agriculture et des grands travaux. Mais la Caisse a été priée de différer ses annonces après celles du gouvernement. "Les 100 milliards de l’État pouvaient paraître petit bras après les annonces de la Caisse, raconte un proche du dossier sous couvert de l'anonymat. L'Elysée et Matignon étaient d'accord que la Caisse fasse ses annonces immédiatement, mais c'est Bercy qui a mis son véto. Pour Bruno Lemaire, ce plan est l'occasion de se mettre en avant et de préparer l'avenir."

Entendez les présidentielles... Le ministre de l’Économie a d'ailleurs commencé à distiller des infos dans les médias. Jean Castex aussi, histoire d'exister un peu. Macron est prévenu : il a un ministre aux dents longues à Bercy. Ça lui rappelle des souvenirs...