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Colombie : la guerre silencieuse

lundi 11 juin 2018 à 16:00

Promenade dans les sentiers tortueux de la vie politique colombienne.

Le monde politique colombien est marqué par les groupes paramilitaires, les mouvements de guérilla et les trafiquants de drogue. Plongée en eaux troubles.

Manifestation pour les victimes des paramilitaires - D.R.

Sept octobre 2016 : un étrange ballet de déroule au palais royal de Stockholm. Le président Colombien, Juan Manuel Santos, s'avance pour recevoir le prix Nobel de la paix . Il est récompensé pour l'accord de paix qu'il a mené à bien avec les «Forces Armées Révolutionnaires Colombienne» (FARC), accord qui a conduit à la démobilisation de cette puissante guérilla née dans les années 60. Et pourtant, ce prix prestigieux fait un peu office de béquille. Quelques jours plus tôt, le peuple colombien a rejeté par référendum l'accord de paix signé durant l'été. À l'époque, l’événement m'avait étonné. J'avais célébré l'accord d'un tonitruant post Facebook. Et voilà que le peuple Colombien, le principal bénéficiaire, choisit de rejeter le rameau d'olivier. Est-ce une des raisons qui m'a donné envie d'aller voir sur place, pour mieux comprendre ce pays ?

La Colombie se choisit un nouveau président. Le premier tour s'est déroulé le 27 mai. Le 15 juin prochain, nous découvrirons la nouvelle face du pays. Pourquoi s'en préoccuper ? Parce que l'avenir de la paix en Colombie sera entre les mains de ce président. Parce que dans un monde interconnecté, la Colombie est un pays stratégique, un pays pivot. Interface entre les continents américains Nord et Sud, elle est le quatrième pays du continent par sa taille et par son économie. La Colombie possède des frontières avec 5 pays et ses côtes lui donnent accès à l'Océan...

A chacun ses combats juridiques...

samedi 9 juin 2018 à 13:18

La CEDH rend une décision historique tout comme les représentants américains

La CEDH vient de reconnaître dans deux arrêts la responsabilité de la CIA dans des actes de torture. Les Représentants s'opposent à une guerre contre l'Iran. En France, Myriam Quéméner obtient satisfaction pour la deuxième fois dans sa lutte contre Bluetouff, le dangereux co-fondateur de Reflets...

Couverture du rapport de l'Open Society Justice Initiative sur la CIA et la torture - Copie d'écran - CC

Deux arrêts rendus le 31 mai dernier par la Cour européenne des droits de l'Homme (CEDH) sont passés un peu inaperçus. Pourtant il y avait une actualité à laquelle les relier. Dans une affaire contre la Pologne et une autre contre la Lituanie, la Cour reconnaît que la CIA a joué un rôle dans la torture de civils, dans le cadre de son combat contre le terrorisme et que certains Etats européens, dont les deux cités précédemment, ont joué un rôle facilitateur. Cela tombe à point, au moment où les Etats-Unis nomment à la tête de l'agence de renseignement extérieur Gina Haspel, qui gérait une prison occulte pratiquant la torture en 2002.

Dans son arrêt sur la Roumanie, la Cour revient sur le "extraordinary rendition program" (programme d'extraditions extraordinaires) des Etats-Unis qui ont mené à des cas de torture validés par l'Administration Bush. Et elle estime que :

"Following an extensive and detailed analysis of the evidence in the present case, the Court has established conclusively and beyond reasonable doubt that Romania hosted CIA Detention Site Black from 22 September 2003 to 5 November 2005; that the applicant was secretly detained there from 12 April 2004 to 6 October 2005, or, at the latest, to 5 November 2005; that Romania knew of the nature and purposes of the CIA’s activities in its country and cooperated in the execution of the HVD Programme; and that Romania knew that, by enabling the CIA to detain terrorist suspects on its...

An 1 de l’algocrature française : état des lieux

jeudi 31 mai 2018 à 13:22

Bienvenue dans l'algocrature (plus ou moins douce) en Marche !

Le président Macron élu sur son projet de startup-nation continue de mettre en place la société du « nouveau monde » à laquelle il aspire, à grands coups d’ordonnances, de rapports, de déclarations péremptoires et de réformes. Derrière le discours pragmatique du "There is no choice" et de la "disruption par l'innovation", apparaît en réalité un choix idéologique très clair, celui de la mise en place d’une "algocrature". Explications.

The Prophet from The World - CC BY 2.0

L’algocrature n’est pas un fantasme d’informaticien techno-critique paranoïaque qui aurait trop lu les auteurs d’anticipation du XXème siècle. Non : l’algocrature est une réalité politique qui s’installe et se forme silencieusement, masquée par de nombreux outils de communication médiatique, mais qui trace son sillon très rapidement. Pour rappel et pour ne pas redéfinir ce concept — débuté il y a quelques années — véritablement devenu «idéologie politique active» avec Macron, le plus simple est de relire cet article de Reflets de 2016, en forme de question… à l'époque :

> Article : France 2016 : bienvenue en algocrature ?

«L’algopolitique en "démocrature" donne une "algocrature". L'administration, en algocrature, agit donc algorithmiquement dans la majorités des domaines qu'elle doit traiter. Pour contrôler et encadrer les citoyens et les rassurer dans le même temps sur ses "bonnes intentions»."

Outils de contrôle et automatisation sociale

Surveillance automatisée
Surveillance automatisée

Les logiciels de statistique d'apprentissage automatique [et autres algorithmes décisionnels et d'analyse], vendus comme "IA" la plupart du temps par une pléthore d'entreprises [qui ont bien compris que le nouvel or noir est celui du traitement des big ou small data], sont en train d'envahir toutes les sphères de la société. Personne ou presque ne peut les voir ou même connaître leur existence la plupart du temps, mais les résultats...

Droits de retransmission du foot : au secours

mercredi 30 mai 2018 à 16:51

Le foot... - Meme - CC
Le foot... - Meme - CC
Le groupe espagnol Mediapro a remporté les droits de diffusion des matchs de foot de la Ligue 1. C'est sans doute un truc important parce que l'ensemble des lots ont été vendus par la Ligue pour la modique somme de 1,153 milliard d’euros. Quelqu'un s'est-il demandé ce que l'on pourrait faire d'utile ou de créatif avec pareille somme plutôt que d'enrichir des intermédiaires ou des gens qui tapent dans un ballon ? Un milliard, cinq cent cinquante trois millions d'euros... Et encore, c'est moins que les 6,92 milliards d’euros dépensés pour le foot anglais. Parfois, quand les choses deviennent trop démentes, plus personne ne se rend compte du fait que c'est dément. Allez jeter un oeil sur l'annexe 3 de ce rapport de la Banque Mondiale sur le paludisme dans le monde... On a toujours besoin d'un élément de comparaison quand on commence à parler en milliards d'euros.

Devenons-nous des machines ? [Avec Paul Jorion]

mardi 29 mai 2018 à 18:46

Le Pistolet et La Pioche #15

Tandis que les algorithmes d'apprentissage non-supervisés progressent chaque jour un peu plus et tendent à nous ressembler, il semble que les êtres humains perdent en complexité et en nuances, voire en intelligence. Sommes-nous en train de nous mettre à fonctionner comme des IA ?

Paul Jorion est l'invité de cet épisode du Pistolet et la Pioche et il se trouve que le jour de l'interview était aussi le jour de la sortie de son dernier bouquin qui parle de l'intelligence artificielle, entre autres. Merci à lui d'avoir consacré ces 20 minutes passionnantes d'entretien.

Durée : 35'28