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Comment faire si l'on ne peut plus utiliser Google Analytics à cause de la CNIL ?

Friday 18 February 2022 à 17:00

Et si c'était la mauvaise question ?

Dans un monde digne d'Alice au pays des merveilles, les commentateurs redoublent d'inventivité pour imaginer un cyber-espace sans le système de mesure d'audience de Google. Mais aussi, pour tenter de décrire ce que cela signifie pour la protection des données personnelles. En fait... Rien.

Google Analytics

Il n'est pas content, le gendarme des données personnelles... La CNIL a publié un avis qui a mis dans tous leurs états à peu près tous les gestionnaires de sites Web français. Imaginez... L'autorité administrative indépendante chargée de faire respecter le droit à la vie privée, vient de dire de manière alambiquée qu'utiliser cet outil de mesure d'audience, si celui-ci transfère des données vers les États-Unis, c'est un peu contraire au RGPD. Google Analytics, c'est une part de marché estimée à 70 ou 80% dans le domaine de la mesure d'audience. Les gens du marketing ont probablement sauté par les fenêtres des buildings à la publication de cet avis, comme des traders en mode crise de 29. C'est comme si d'un coup, la lumière s'éteignait et que l'univers était plongé dans le noir. Que faire ?

« La CNIL constate que les données des internautes sont transférées vers les Etats-Unis en violation des articles 44 et suivants du RGPD. Elle met donc en demeure le gestionnaire de site de mettre en conformité ces traitements avec le RGPD, si nécessaire en cessant d’avoir recours à la fonctionnalité Google Analytics (dans les conditions actuelles) ou en ayant recours à un outil n’entraînant pas de transfert hors UE. Le gestionnaire de site en cause dispose d’un délai d’un mois pour se mettre en conformité. »

Avec ce petit commentaire, la CNIL démontre que des données personnelles fuitent vers les États-Unis lorsque Google Analytics est...

La France éjectée du Mali

Thursday 17 February 2022 à 18:05

Antoine Glaser décrypte la position de la France en Afrique

Le président Macron a annoncé aujourd'hui le départ de Barkhane du Mali et le redéploiement des forces françaises vers le Niger. Le fondateur de La lettre du continent et spécialiste de la « Françafrique » explique pourquoi la France a perdu pied au Sahel.

Opération Barkhane au Mali - État-major des armées - EMA

Emmanuel Macron a confirmé ce jeudi 17 février que les troupes françaises de l’opération Barkhane et de leurs alliés de l’opération Takuba allaient se retirer du Mali. Mais pour le président français, ce n'est pas un échec, juste un « retrait coordonné » des forces militaires. « En raison des multiples obstructions des autorités de transition maliennes, le Canada et les États européens opérant aux côtés de l’opération Barkhane et au sein de la Task Force Takuba estiment que les conditions politiques, opérationnelles et juridiques ne sont plus réunies pour poursuivre efficacement leur engagement militaire actuel dans la lutte contre le terrorisme au Mali et ont donc décidé d’entamer le retrait coordonné du territoire malien de leurs moyens militaires respectifs dédiés à ces opérations », indique la déclaration commune signée par la France, ses alliés européens et le Canada

Des militaires seront toutefois redéployés au Niger voisin. « Le cœur de cette action ne sera plus au Mali, mais sera au Niger », a déclaré le président français qui affirme délivrer « un message de continuité à notre engagement dans la lutte contre le terrorisme au Sahel ».

Actuellement, 4.600 militaires français sont déployés dans la bande saharo-sahélienne dont 2.400 au Mali, a indiqué le porte-parole de l’état-major. Ce nombre devrait tomber à entre 2.500 et 3.000 hommes à terme (pour une région qui fait 10 fois la France en taille). Barkhane devrait avoir quitté le Mali d'ici 4 à 6 mois. 53...

Changer les médias, l’urgence d’agir : réunion publique du Fonds pour la presse libre ce jeudi

Wednesday 16 February 2022 à 15:31

Réunion du Fonds pour la Presse Libre
Réunion du Fonds pour la Presse Libre
Le Fonds pour la Presse Libre organise ce jeudi 17 février de 19h à 21h, à la Bourse du Travail (annexe Varlin), à Paris, 29 boulevard du Temple (métro République), un réunion intitulée « Changer les médias, l’urgence d’agir ». Comme d'autres, le Fonds pour la Presse Libre s'inquiète de la concentration des médias dans les mains de milliardaires : « la prise de contrôle de l’essentiel des médias privés par une petite dizaine d’hommes d’affaires détruit la qualité de l’information et son pluralisme. La transformation de médias, CNews en tête, en vecteurs de propagande de l’extrême droite et au service d’un candidat multi-condamné pour incitation à la haine raciale menace notre débat démocratique. Face à cela, il y a urgence à se mobiliser et à défendre une presse indépendante, intègre, diverse, d’abord au service des concitoyennes et concitoyens. »

Vous pouvez assister à la réunion en vous inscrivant ici ou la suivre en direct sur Youtube, en cliquant sur ce lien.

Christine Albanel, un peu trop proche de la directrice de Korian ?

Wednesday 16 February 2022 à 12:51

La présidente du comité d'éthique de France Télévisions a rendu un avis sur un documentaire qui mettait en cause le groupe d'Ehpad

Saisi par Korian, le comité d'éthique de France Télévisions a jugé que « la présentation de la situation d’établissements du groupe Korian peut apparaître particulièrement à charge » dans un film diffusé dans l'émission Pièces à conviction. Une zone d'ombre interroge : Christine Albanel et Sophie Boissard, la directrice générale de Korian, sont de vieilles connaissances... Mais pour l'ancienne ministre, il n'y a aucun problème : ce n'est que du « parisianisme ».

Christine Albanel - Siren-Com - Wikipedia - CC BY-SA 2.5

La découverte de la maltraitance dans les Ehpad de date pas de l’excellent livreLes fossoyeurs. D’autres fins limiers de l’investigation s’étaient déjà penchés sur le sujet. Dans notre podcast Dessous choc, nous avons donné la parole à François Nénin coauteur de L’or gris publié il y a 10 ans. Reflets avait aussi raconté en mai 2020 une histoire tragique survenue dans un établissement Korian : « Ma mère a été victime de négligence, voire de maltraitance ».

En novembre 2020, c'est au tour du magazine de France 3 Pièces à conviction de diffuser l'enquête de Julie Pichot et Xavier Deleu, intitulée « Que se passe-t-il dans les Ehpad ?» Le groupe Korian était notamment mis en cause. Les journalistes montraient que le nombre de morts avait été particulièrement élevé dans leurs établissements pendant la crise du Covid. Ils révélaient aussi l’opacité de la communication en direction des familles. De quoi faire pousser de hauts cris à Korian qui jugeait ce documentaire diffamatoire. L’entreprise déposait alors une plainte en diffamation et saisissait également le comité d’éthique de France Télévisions. Si la plainte est toujours en attente, le comité d’éthique présidé par l’ancienne ministre de la Culture, Christine Albanel, s’est lui tenu le 9 juin 2021 pour examiner la demande de Korian. Dans son avis rendu public le 30 septembre, il estime que «ce qui s'est vraiment passé dans les Ehpad n'était pas traité de la même façon selon que les faits se déroulaient dans...

Pour la liberté de la presse et la démocratie, stoppons Bolloré

Wednesday 16 February 2022 à 10:40

Le collectif StopBolloré, dont fait partie Reflets.info, appelle à se mobiliser pour le droit à l’information. L’empire médiatique du milliardaire et l’idéologie réactionnaire qu’il diffuse sont une menace sur la liberté de la presse et la démocratie.

Presse écrite, radios, chaînes de télévision, maisons d’édition de livres, agences de communication, jeux vidéo, instituts de sondage, salles de spectacle... en quelques années, Vincent Bolloré a constitué un empire médiatique tentaculaire au service de ses ambitions idéologiques réactionnaires.

Rien que dans le monde de l’édition, il possèdera bientôt plus de 70% des livres scolaires, la moitié des livres de poche, une centaine de maisons d’édition, avec un quasi-monopole sur la distribution des livres.

Cette concentration de médias est sans précédent dans notre histoire. Elle renverse les principes démocratiques garantis depuis la Seconde Guerre mondiale, et tous les progrès de la liberté de la presse, du droit d’informer et des médias. Sous nos yeux incrédules se déroule une révolution rétrograde qu’il est urgent d’empêcher.

Depuis la Libération, il est pourtant acquis que l’information n'est pas un objet commercial mais un instrument de culture. Il est entendu qu’elle ne peut remplir sa mission que « dans la liberté et par la liberté ». Il est clair qu’elle est libre quand elle ne dépend « ni de la puissance gouvernementale ni des puissances d’argent mais de la seule conscience des journalistes et des lecteurs »...