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Le Haut commissariat aux droits de l'Homme documente les crimes de guerre en Ukraine

Wednesday 30 March 2022 à 15:32

Certains faits comme le bombardement de la maternité de Mariupol sont évidents, d'autres prendront plus de temps

Benjamin Moreau, n°2 de la mission en Ukraine du Haut commissariat aux droits de l'Homme, répond aux questions de Reflets sur les violations des droits de l'Homme constatées dans le pays depuis le début du conflit.

Benjamin Moreau, de la mission en Ukraine du Haut commissariat des droits de l'Homme de l'ONU - © Reflets

Le Haut commissariat aux droits de l'Homme de l'ONU reçoit de très nombreuses informations sur des violations des droits de l'Homme en Ukraine depuis 2014, et particulièrement depuis le 24 février. Le travail de vérification est très long. De nombreux experts passent au crible les témoignages et les images qui parviennent. C'est un long processus. Leur objectif : vérifier s'il s'agit de violations des droits de l'Homme ou du droit international.

Le Haut commissariat mettra à disposition de la Cour pénale internationale le fruit de son travail, si elle le souhaite. Un premier rapport a été mis en ligne (en anglais) sur ce qui a été constaté depuis le début de l'attaque Russe.

Benjamin Moreau, n2 de la mission en Ukraine du Haut commissariat aux droits de l'Homme répond aux questions de Jacques Duplessy pour Reflets, notamment sur la situation à Mariupol et les allégations de déplacements forcés de populations vers la Russie ou les territoires contrôlés par les séparatistes.

Écouter l'interview :

OFF Investigation en accès libre sur Reflets : Patrimoine de Macron, où sont passés les millions ?

Wednesday 30 March 2022 à 12:10

Depuis 2014, les déclarations de patrimoine et d’intérêt d’Emmanuel Macron suscitent beaucoup de questions

Alors qu'il avait mené des deals monumentaux pour le compte de la Banque Rotschild and co et qu'il avait donc obtenu des rémunérations conséquentes, l'actuel président était moins riche que Benoit Hamon ou Nathalie Arthaud en 2017. Dans l'épisode 8 de leur enquête sur Emmanuel Macron, les journalistes de OFF Investigation enquêtent sur le patrimoine du président.

Episode 8 de l'enquête de OFF Investigation sur le président Emmanuel Macron.

Redressement suite à non paiement de l’impôt sur la fortune, non déclaration d’une créance de 350 000 euros sur son épouse Brigitte, « claquage » de près de 1,5 millions d’euros en trois ans (un Smic par jour), déclaration peu crédible sur les honoraires perçus chez Rothschild and co lors d’un « deal » de 9 milliards d’euros conclu en 2012, depuis 2014, les déclarations de patrimoine et d’intérêt d’Emmanuel Macron suscitent beaucoup de questions. Etait-il réellement plus pauvre que Benoit Hamon et Nathalie Arthaud lors de la présidentielle de 2017 alors qu’il avait fait fortune au sein de la banque Rothschild and co? A-t-il toujours dit la vérité sur son patrimoine ? Enquête…

Depuis qu’il est devenu ministre de l’économie, en aout 2014, les déclarations de patrimoine et d’intérêts d’Emmanuel Macron font polémique. Cette année là, il déclarait un modeste patrimoine de 156 000 euros, moins que Nathalie Arthaud ou Benoit Hamon ! Sans Philippe Poutou et ses 31 000 euros de patrimoine, Macron aurait été le plus pauvre des candidats à la présidentielle de 2017. Autre invraisemblance : bien que propriétaires d’un appartement à Paris acheté 890 000 euros en 2007 et d’une maison au Touquet qui sera évaluée à 1 453 000 euros en 2015, le couple Macron parvint à ne jamais payer l’impôt sur la fortune entre 2008 et 2014.

Mais en se penchant sur le patrimoine du couple, le fisc estima en 2015 que la maison du Touquet, appartenant à Brigitte Macron, avait été sous-évaluée de 253 000...

Ukraine-Russie : dans la lignée de la pensée QAnon

Friday 25 March 2022 à 18:45

Le raisonnement paralogique est désormais pratiqué en masse à toute occasion

Le whataboutisme et la pensée paralogique ont pris le pas dans les débats. Plus question de réfléchir à une voie du milieu, tout est polarisé et illogique. Les fautes des uns excusent celles des autres et le grand n'importe quoi règne en maître. Bienvenue en 2022.

Poutine et Trump, débordants de testostérone, idoles des complotistes.

La succession de catastrophes (pandémie du covid 19, guerre entre la Russie et l'Ukraine menaçant à tout instant de dégénérer en troisième guerre mondiale) s'accompagne d'une dégradation terrible des capacités d'abstraction et de réflexion. Le délire des QAnons (vous pouvez relire nos articles ici, ou encore ici) avait de quoi inquiéter lorsqu'à son apogée, en janvier 2021, il culminait avec l'attaque du Capitole à Washington. Il montrait avec son expansion dans le monde (alors que le cœur du complot dénoncé est complètement américano-centré) que des millions de personnes pouvaient, sans ciller, être convaincues qu'une « guerre secrète a lieu entre Donald Trump et des élites implantées dans le gouvernement (l'État profond ou Deep State), les milieux financiers et les médias, qui commettraient des crimes pédophiles, cannibales et sataniques, (...) que les élites, en particulier des vedettes d'Hollywood et des personnalités du Parti démocrate, sont coupables d'abus sur des enfants et en prennent du sang pour en extraire une substance qu'elles considéreraient comme une cure de jouvence, l’adrénochrome. »

Exemple complètement fictif de délire paralogique - Made in Reflets - CC
Exemple complètement fictif de délire paralogique - Made in Reflets - CC

Mais Q ayant un peu quitté la scène pour des raisons évidentes (défaite de Donald Trump, identité révélée, majorité des prédictions tombées à l'eau...) il fallait bien que se meure le délire collectif... Ou qu'il se recentre sur autre chose. Voilà...

OFF Investigation en accès libre sur Reflets : Sanofi, labo “chouchou” de la Macronie ?

Friday 25 March 2022 à 18:32

Les étranges relations de l'exécutif avec ce laboratoire qui accumule les scandales et les échecs

L'épisode 7 de OFF Investigation sur le président français s'interroge sur le lien étrange qui unit l'exécutif au labo Sanofi. En dépit du fiasco pour son vaccin, en dépit du scandale de la Dépakine, il continue à être abreuvé de subventions publiques depuis des années, et a droit à des réductions fiscales.

Episode 7 de OFF Investigation

Bénéficiaire de millions d’euros de subventions et de crédits d’impôts, Sanofi ne cesse pourtant de licencier ses chercheurs depuis une douzaine d’années et a récemment échoué sur les vaccins contre le Covid-19. Le groupe pharmaceutique est également embourbé dans le scandale sanitaire de la Dépakine, qui a causé des dommages physiques et cognitifs à des dizaines de milliers d’enfants, mais il refuse depuis 5 ans de verser le moindre euro au fonds d’indemnisation amiable des victimes. Enfin dans les Pyrénées Atlantiques, les autorités ont découvert en 2018 que l’usine Sanofi fabricant la Dépakine rejetait dans l’atmosphère des gaz polluants et potentiellement dangereux pour la santé et l’environnement, à des taux qui dépassaient plusieurs milliers de fois les seuils autorisés. Emmanuel Macron et son gouvernement ont-ils tapé du poing sur la table, demandé des comptes, exigé des excuses publiques, poussé le laboratoire à indemniser les victimes ? Pas vraiment…

Avec 100.000 salariés dans le monde dont un quart en France, Sanofi est l’un des 10 plus gros laboratoires pharmaceutiques de la planète. Il engrange des milliards de bénéfices annuels et verse des dividendes toujours plus grands à ses actionnaires depuis quinze ans. Mais face à la pandémie du covid-19, le labo français n’a pas été à la hauteur. Il est pourtant abreuvé de subventions publiques depuis des années, et a droit à des réductions fiscales via le Crédit impôt recherche (CIR) et le Crédit Impôt compétitivité...

Chronique ukrainienne

Tuesday 22 March 2022 à 13:17

Notre journaliste raconte son quotidien dans l'ouest du pays

Jacques Duplessy vient de retourner en Ukraine. Il tiendra ici une sorte de carnet de voyage. C'est une sorte de « retour aux sources » puisque ce reportage s'est monté à la fois avec une optique journalistique et une approche humanitaire, son ancien métier.

"On ne peut se mettre à genoux devant l’ennemi que comme cela" - © Reflets

Je ne pensais pas revenir en Ukraine à Oujgorod. Je m’y étais rendu régulièrement pour des missions humanitaires entre 1993 et 2002 alors que je m’occupais d’une ONG, le Comité d’aide médicale. Il avait fallu la guerre et Facebook. C’est par ce moyen que Nathalia, la directrice du Comité d’aide médicale Ukraine que nous avions fondé en 2000 a repris contact avec ma sœur pour demander si nous pouvions les aider.

Ce n’était pas gagné d’avance: le Comité d’aide médicale France n’existe plus, nous n’avons pas de réseau pour organiser une aide structurée. Je suis devenu journaliste, l’humanitaire est derrière moi. Quelques coups de téléphone: deux associations acceptent d'être utilisées pour collecter des fonds, plusieurs médias relaient l’appel aux dons. La mairie du 15e arrondissement de Paris devient chef de file de plusieurs autres mairies pour collecter et envoyer de l’aide humanitaire. Déjà quatre camions sont arrivés en Ukraine, douze autres sont prévus dans les jours à venir, dont dix de la Fédération nationale de la protection civile!

Envie de raconter ce qui se passe comme journaliste, envie de soutenir le Comité d’aide médicale Ukraine, je décide de partir à Oujgorod et peut-être dans d’autres villes de l’ouest du pays pour des reportages.

Je fais le tour des rédactions et je case quelques piges avant de partir à Europe 1, Blast, Témoignage Chrétien, Réformes, Reflets. Je conviens aussi de faire un petit documentaire pour Spicee.

Trouver un gilet pare-balle, un...