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Procès du vol Rio-Paris : l’implacable loi de Murphy

Saturday 12 November 2022 à 14:42

Omerta généralisée, complaisance institutionnelle, manque de réactivité… le crash était-il écrit d’avance ?

La loi de Murphy communément appelée « loi de l’emmerdement maximum » est en réalité une théorie élaborée par un ingénieur aérospatial, Edward Murphy, à la fin des années 40. Dans la conception des avions et des fusées on part du principe que « le pire est certain ».

13 longues années d'attente pour les familles des victimes - reflet

Ce précepte établi peut se traduire par « tout ce qui est susceptible d’aller mal, ira mal, tôt ou tard ». Or, dans l’affaire des sondes Pitot qui ont occasionné le crash du vol AF 447, l’administration française et européenne, Airbus, et Air France, ont réagi comme si la loi de Murphy ne s’appliquerait pas. Là n’est apparemment pas la seule entorse faite au respect des procédures et à la logique des choses, dans un milieu où l’erreur et le laisser-aller ne pardonnent pas.

Au procès du crash de Rio, on se croirait parfois dans une unité Alzheimer tant les témoins ont la mémoire qui flanche sur ce qui demeure le plus grand drame d’Air France, survenu avec un Airbus A 330 en 2009. Il faut dire qu’au regard des manœuvres dilatoires orchestrées par Air France et Airbus (13 ans d’instruction), certains appelés à la barre ont avancé en âge ; d’autres sont décédés en emportant au ciel leur savoir et leurs secrets. Cela rend la tâche de la juge Sylvie Daunis et des avocats des parties civiles encore plus ardue.

Alors qu’Air France accuse Airbus d’avoir manipulé une expertise, on pressent que l’entente cordiale entre ces deux prévenus se fissure au gré des audiences. Mais l’heure est venue d’entendre l'ancien pilote d’essai d'Airbus, Armand Jacob, qui comparait en tant que témoin mais semble subir les affres d’une mémoire en pointillé. Notamment quand il s’est agi de se souvenir des circonstances d’un incident arrivé dans une autre compagnie, Air Caraïbes, en septembre...

Alors, on n’attend pas Patrick ?

Friday 11 November 2022 à 17:21

Dessous Choc #8

Dans ce nouvel épisode de Dessous Choc nous ne sommes pas allés au camping rencontrer Franck Dubosc en Patrick Chirac. Nous allons parler d'un autre Patrick. Nous avons tendu le micro à Antoine Champagne, le cofondateur et rédacteur en chef de reflets.info. Il nous explique les enjeux de la procédure judiciaire qui oppose Reflets au groupe Altice, à la suite des révélations sur son propriétaire, le milliardaire Patrick Drahi.

Depuis maintenant quelques semaines Reflets fait l’objet d’une procédure judiciaire lancée par le groupe Altice de Patrick Drahi. En cause, quatre articles issus des données des hackers de Hive qui révèlent le train de vie plus que confortable du milliardaire entre déplacements réguliers en jets privés, commerce dispendieux d’œuvres d’art et optimisation fiscale.

Ces révélations, on l’imagine, n’ont pas été, du goût de l’intéressé qui n’a pas hésité à attaquer Reflets en référé au tribunal de commerce de Nanterre, estimant qu’une « menace » pouvait peser « sur les sociétés du groupe Altice face à l’incertitude du contenu des parutions à venir qui pourraient révéler des informations relevant du secret des affaires ».

Si ce dernier argument n’a pas été retenu dans l’ordonnance rendue début octobre et que les articles mises en cause peuvent être laissés sur le site, Reflets n’a en revanche pas le droit d’en écrire de nouveaux sur le groupe Altice sur la base des documents récupérés par les pirates de Hive.

Cette décision problématique, dénoncée par Antoine Champagne ainsi que par de nombreux autres médias, est une censure par anticipation qui a toutes les caractéristiques d’un procès-bâillon. Elle constitue, pour le coup, une véritable menace pour le journalisme d’investigation et l'indépendance de la presse. Reflets a fait appel, l'audience se tiendra le 23 novembre.

Hopium : voiture du peuple ou religion des affaires ?

Monday 7 November 2022 à 10:00

La nouvelle marque qui roule à l’hydrogène... et au Crédit Agricole

Le Mondial de Paris vient de fermer ses portes. Aux dires des spécialistes de l’automobile le salon parisien ne fait plus vraiment rêver les visiteurs, mais pour un investisseur l’euphorie était à rechercher sur le Stand Hopium. Respirez à fond, l’hydrogène n’a pas d’odeur.

La Māchina d’Hopium présentée au salon de l’auto de Paris. - Reflets

Ni BMW, ni Ford, ni Citroën, ni Fiat, ni Mercedes, ni Toyota, ni Volkswagen… les plus grands ne se sont pas présentés au rendez-vous historique de la porte de Versailles. Charge est revenue à Renault, Dacia, Peugeot et jeep de faire acte de présence. A croire que les constructeurs eux même ne savent plus par quel bout prendre le dossier de la « bagnole » qui pollue …

Pourtant un spectacle feutré s’est joué entre initiés sur le stand d’une marque inconnue du grand public : Hopium, une dénomination provoc’ qui fleure bon le marketing étincelant. Sous les feux de la rampe, la Māchina faisait le show. Première surprise, en dépit de ces appellations aux consonances lointaines le nouveau constructeur se déclare plus Français qu’un camembert.

A vous de jouer avec la membrane : pile à combustible, ou face le marketing ? - Capture d'écran
A vous de jouer avec la membrane : pile à combustible, ou face le marketing ? - Capture d'écran

Pour l’heure la starlette du salon n’est qu’un concept-car, une vitrine technologique destinée à ouvrir les précommandes : 1000 Māchina, virtuelles, auraient été achetées sur internet au prix, virtuel, de 120.000 . Utile précision qui cette fois-ci tient du réel, le processus de réservation ne garantit ni les spécifications du véhicule, ni sa disponibilité, ni son prix, ni sa date de livraison. La marque évoque de probables livraisons pour 2025.

Cocorico, ce bruissement financier aura eu pour effet de susciter l’intérêt de la branche -Consumer finance- du Crédit agricole. Un protocole d’accord pour une commande prévisionnelle de 10.000...

Emmanuel Macron sur France 2 : la lente banalisation du mal

Wednesday 2 November 2022 à 11:12

Attiser la colère et la haine ne mène qu'à une seule chose...

Que cherchent Emmanuel Macron et ses proches en caressant dans le sens du poil le Rassemblement national et en flattant les pires instincts de certains citoyens ? Est-ce là le projet d'une société souhaitée ?

L'étranger, d'Albert Camus - nrf

Quelle démission intellectuelle et personnelle peut amener un président de la république en poste à désigner à la foule des «étrangers» alors même que ladite foule a été conditionnée depuis des années à chercher dans «l’étranger» le responsable de tous ses maux ? N’est-ce pas une faute terrible alors que les hordes de fascistes défilent désormais dans les rues européennes et françaises, s’adonnant même à des ratonnades sans que la police n’intervienne ? Le président, celui-là même dont le rôle est d’unir la nation contribue à la fracturer un peu plus, dans le sillage des plateaux télé ou toutologues et extrémistes politiques viennent exister au dépens du vivre ensemble. Invité sur France 2 où il a pu dérouler son discours marketing autosatisfait sans contradiction, Emmanuel Macron a lâché: «Aujourd’hui, quand on regarde la délinquance par exemple à Paris, où on a une forte concentration (...) de cetteimmigrationillégale, oui, elle est très présente dans les faits de délinquance(...) on ne peut pas ne pas voir que la moitié au moins des délinquants, des faits de délinquance qu’on observe, viennent de personnes qui sont des étrangers, soit en situation irrégulière, soit en attente de titres (...) et qui viennent souvent de ces filières». De quoi réjouir toute l’extrême-droite qui martèle cette idée depuis des lustres. Le site Fdesouche, caisse de résonance des idées rances a d’ailleurs immédiatement salué la tirade du chef de l’État. Et pendant que le président de la...

Une série de séries à voir ou ne pas voir

Saturday 29 October 2022 à 11:27

Alors Oncle Bob, raconte..., ça vaut le coup ou pas ?

La production de séries est devenue astronomique. Comment faire le tri dans cette offre pléthorique ? Nous en avons regardé quelques une et vous aidons ainsi à faire un choix rapide.

Malik Oussekine - D.R.

Cyberpunk Edgerunners : désarticulé

Dessin animé futuristico-puko-haker de l'espace. Les humains font corps avec les machines et les programmes informatiques. Pour le meilleur et pour le pire. Intéressant.

Messiah pas de lézard

Vrai ou faux Messie ? Un homme semble parler pour Dieu. Mais lequel ? Est-il un charlatan, une véritable interface avec le vieux monsieur barbu assis sur un nuage ? En tout cas, il sait marcher sur l'eau, comme un célèbre prédécesseur. Et ça fait flipper pas mal de monde. Exercice de style : comment réagirait le monde ultra-connecté d'aujourd'hui à la venue d'un Messie ? A voir.

Shining Girls ça fout (pas) la trouille

Quand on vit sa vie et que du jour au lendemain, tout change, ses parents, son lieu d'habitation, son boulot, ses collègues, que l'on se retrouve mariée alors que l'on était célibataire la minute d'avant, il y a quand même un gros risque de sombrer dans la folie. Elisabeth Moss, connue pour son rôle dans Handmaid's tale, campe un personnage déboussolé mais résilient. A mi-chemin entre le thriller et le fantastique, cette série de remplit les promesses ni de l'un ni de l'autre. A voir à moitié, donc.

The Sandman va passer

Ce n'est pas que l'on s'endort en regardant The Sandman, mais pas loin. Ce sosie (en jeune) du chanteur de The Cure Robert Smith (pour la coiffure principalement) nous embarque dans un monde fantasmagorique où ce seigneur tout puissant des rêves décide de...