PROJET AUTOBLOG


Reflets

Site original : Reflets

⇐ retour index

Communication de l'Elysée : destruction du modèle social au PMU du coin

mercredi 13 juin 2018 à 18:20

Macron nous prend pour des cons, et en plus ça le fait kiffer

La vidéo de communication élyséenne préparatoire au discours d'Emmanuel Macron au 42e congrès de la Mutualité Française est une œuvre d'art de politique populiste. Mais elle est surtout une déclaration du démantèlement à venir du modèle social français et de l'Etat providence — basée sur de grossières affirmations parfaitement fausses. Explications.

Vidéo de propagande du régime français - Crédit photo : ©Elysée & BFM Propaganda - Licence : © Sodome et Gomorrhe (publique)

Cette vidéo à proprement parler hallucinante — ou hallucinatoire selon la capacité de chacun à la déchiffrer— a été parfaitement étudiée par les dir'comm de l'Elysée et savamment calculée par le média de propagande BFMTV. Laissons-nous bercer par l'explication présidentielle du "problème" des aides sociales que ce dernier entend bien régler :

"Tout le système social, on met trop de pognon"

Comment comprendre cette phrase ? Qu'entend-on par le "système social" ? Qui est ce "on" ? Emmanuel Macron devrait savoir que s'il parle des caisses de retraite, allocations familiales, caisse de santé, ce n'est pas lui et ses amis gestionnaires de l'Etat qui collectent la totalité des fonds ensuite reversés aux citoyens : cet argent n'est pas collecté par les seuls impôts, et s'il comporte des taxes ce n'est pas Bercy qui tient la comptabilité du "système social français". L'État peut changer des taux de prélèvement, peut remettre en cause des règles mais ce n'est pas lui qui collecte tout l'argent, ce n'est pas lui seul qui le gère. Loin de là.

Les cotisations sociales représentaient près de 90% des recettes des régimes d’assurance sociale des administrations de Sécurité sociale à la fin des années 80. Aujourd'hui elles sont à peine à 65%. Mais durant cette période la part des impôts et taxes est passée de 5 % à près de 30 %. Le "pognon" que Macron et ses potes...

Démocratie fissurée : chroniques d’un mauvais élève de la République (Fin)

mardi 12 juin 2018 à 22:01

De Sarkozy à la disruption panoptique : tous aux abris

Si les attentats du 11 septembre 2001 sont un tournant mondial qui affecte toutes les sociétés et font basculer le monde dans une dystopie de classe internationale, en France, 6 ans plus tard, le mandat de Sarkozy est une apocalypse majeure : plus rien ne sera comme avant. Même — et surtout — la culture. Depuis cette époque, le pays des lumières est vraiment devenu celui des hypermarchés et des racistes décomplexés.

Le "digital" c'est chouette…

Je me rappelle l’avoir vu raconter n’importe quoi et déformer les chiffres sur un plateau de télévision en 2007 pour énerver la marquise socialiste Ségolène, son adversaire du deuxième tour de la présidentielle. Il était la caricature du petit mafieux politicien arrogant, bourré de tics à force de snifer trop de coke dans ses soirées échangistes. Un Trump avant l’heure, ce Sarkozy. Le populiste qui aspire l’électorat d’extrême droite et applique leur politique sans vergogne, avec comme seul objectif sa réélection pour continuer d’arroser tous ses potes placés un peu partout, que ce soit dans le «public» ou dans le privé. Ce type a été éduqué avec un poste de tv : il est une caricature de beauf inculte, vulgaire et méprisant, un arriviste sans scrupules qui ment comme il respire et utilise l’appareil d’Etat pour ses propres intérêts. Sans même s’en cacher vraiment. Je suis sur le cul. Et ça ne va pas s’arranger. Sarko était pote avec Berlusconi : on comprend pourquoi.

Évènement dystopique majeur : ON
Évènement dystopique majeur : ON

2007-2012 : au secours, je voudrais descendre de là

Ce quinquennat Sarkozy est celui de tous les excès réactionnaires doublés de la mise en place d’un Etat policier, intrusif et paranoïaque, au service des grands comptes de l’économie mafieuse internationale : Sarkozy applique ce que ses amis chefs d’Etat en Afrique de l’Ouest font depuis des décennies, une politique de dictateur de république bananière. Avec cette petite touche française du type qui vend quand même la «...

Les médecins arnaqués sur le dos des handicapés

lundi 11 juin 2018 à 18:39

Ils sont sommés par des boites loufoques d'adapter l'accès à leurs cabinets

Quelques centaines d'euros pour se mettre en règle ? Les médecins plongent. Ils reçoivent un petit bout de papier qui ne les met à l'abri de rien.

Ad'AP - Ministère de la transition écologique et solidaire - Copie d'écran - CC

Cela part d’une bonne intention : depuis décembre 2015, les médecins, comme tous les professionnels recevant du public, doivent pouvoir accueillir des personnes en situation de handicap.

Évidemment, dans les grandes villes, les cabinets médicaux sont souvent en étage, dans des immeubles d’habitation, où rien n’est prévu en matière d'accessibilité. Le législateur en a tenu compte et les établissements ayant des difficultés à réaliser des travaux immédiatement devaient soumettre à l’administration, avant le 1er janvier 2018, un agenda de mise aux normes. Effet de bord non prévu par le législateur, une tripotée d’entreprises farfelues ont vu le jour et démarchent encore aujourd’hui agressivement les médecins, disent-elles, pour leur éviter les pires calamités… Moyennant quelques centaines d’euros.

Ces entreprises, dont la plupart ne déposent pas leurs comptes, ont entamé un démarchage systématique des médecins. Elles envoient des courriers aux allures de document officiel les enjoignant à leur payer une somme de plusieurs centaines d’euros pour échapper aux sanctions qu’elles prennent bien soin de souligner en gras. Le démarchage est également effectué par téléphone de manière réitérée. Craignant de supposées amendes allant, selon les courriers, jusqu’à 225.000 euros, de nombreux médecins ont payé pour un diagnostic fantôme.

Une généraliste raconte à Reflets qu’après un premier courrier rappelant en gras les sanctions auxquelles elle s’exposait, elle a reçu un coup de...

La France ce pays communiste où l'Etat plombe l'investissement par l'impôt... Ou pas.

lundi 11 juin 2018 à 16:47

Etude EY - Copie d'écran - CC

Rapport EY - Copie d'écran - CC
Rapport EY - Copie d'écran - CC
Ouin-ouin, la France empêche les patrons d'investir, il y a trop de pression fiscale, il faut aider le patronat qui ne veut que le bien de la France et de ses salariés. L'antienne du Medef est connue... Pourtant, le cabinet EY a pondu ne étude annuelle sur la compétitivité de notre pays qui conforte les chiffres habituels de l'investissement étranger. "Le retour des investisseurs étrangers dans l’Hexagone se confirme en 2017. Avec 1019 projets annoncés en 2017 et une progression de 31% par rapport à 2016, la France se hisse quasiment au niveau de ses grands concurrents, le Royaume-Uni et l’Allemagne", indique le cabinet. Bon, pas fous, les investisseurs étrangers ne perdent pas vue la fameuse et juteuse "flexibilité" du marché du travail (traduisons-les : la précarisation des salariés) : "une part croissance de décideurs souhaiterait que les pouvoirs publics français s’engagent dans la poursuite de l’action de réduction du coût du travail (38% contre 31% l’année précédente)." .C'est sans doute la convergence des luttes entre patronat français et patronat étranger.

Colombie : la guerre silencieuse

lundi 11 juin 2018 à 16:00

Promenade dans les sentiers tortueux de la vie politique colombienne.

Le monde politique colombien est marqué par les groupes paramilitaires, les mouvements de guérilla et les trafiquants de drogue. Plongée en eaux troubles.

Manifestation pour les victimes des paramilitaires - D.R.

Sept octobre 2016 : un étrange ballet de déroule au palais royal de Stockholm. Le président Colombien, Juan Manuel Santos, s'avance pour recevoir le prix Nobel de la paix . Il est récompensé pour l'accord de paix qu'il a mené à bien avec les «Forces Armées Révolutionnaires Colombienne» (FARC), accord qui a conduit à la démobilisation de cette puissante guérilla née dans les années 60. Et pourtant, ce prix prestigieux fait un peu office de béquille. Quelques jours plus tôt, le peuple colombien a rejeté par référendum l'accord de paix signé durant l'été. À l'époque, l’événement m'avait étonné. J'avais célébré l'accord d'un tonitruant post Facebook. Et voilà que le peuple Colombien, le principal bénéficiaire, choisit de rejeter le rameau d'olivier. Est-ce une des raisons qui m'a donné envie d'aller voir sur place, pour mieux comprendre ce pays ?

La Colombie se choisit un nouveau président. Le premier tour s'est déroulé le 27 mai. Le 15 juin prochain, nous découvrirons la nouvelle face du pays. Pourquoi s'en préoccuper ? Parce que l'avenir de la paix en Colombie sera entre les mains de ce président. Parce que dans un monde interconnecté, la Colombie est un pays stratégique, un pays pivot. Interface entre les continents américains Nord et Sud, elle est le quatrième pays du continent par sa taille et par son économie. La Colombie possède des frontières avec 5 pays et ses côtes lui donnent accès à l'Océan...