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Cataschtroumpf ! Les places boursières dévissent !

Monday 9 March 2020 à 21:47

On va tous mourir. Ou pas.

Coronavirus oblige, la bourse de Paris a perdu en séance plus que lors du 11 septembre. C'est dire si la chute est importante... Mais au fait, si on tombe de haut, c'est que l'on était haut. Trop ? Et pourquoi donc ? Et après ?

Helicopter money - D.R.

Regardez bien, l'hélico n'est pas loin. En approche... Mais qu'est-ce qu'il raconte ? Allez, on rembobine. Souvenez-vous, 2008, c'est la crise, la cata totale, tout part en fumée. Enfin pas tout, mais quand on écrit des trucs anxiogènes, on fait du clic. Sans vouloir digresser, on aimerait bien comprendre l'économie du clic dans le secteur de la presse parce que bon, nous on a pas compris. Passons. Donc en 2008 tout s'effondre et le secteur financier qui a, à nouveau, provoqué une méga-crise avec ses conneries que seul un financier sous coke du matin au soir peut inventer ,en croyant vraiment que sa martingale à la con n'aura aucune conséquence, appelle au secours. A sa manière bien sûr. Le secteur financier n'appelle pas vraiment au secours. C'est même le seul secteur économique qui est sûr de ne jamais s'écrouler. Le concept du cygne noir est un épouvantail. Il n'existe pas. La finance est le seul secteur qui s'en sort toujours. Pourquoi ? Parce qu'il possède l'incantation magique : "risque systémique". Même lorsqu'il se met en position de faire faillite avec ses conneries, il invoque le risque systémique auprès des gouvernements et ça passe crème.

Le risque systémique, c'est la possibilité d'une faillite en dominos de toutes les banques. Elles se prêtent entre elles et si quelques grosses font faillite, il y a ce "risque" (notez que risque cela veut dire peut-être, ce n'est...

Cocorico, on est dans le peloton de tête sur les ventes d'armes !

Monday 9 March 2020 à 09:59

Cannone nel castello di Haut-Koenigsbourg - Alfo23 - cc-by-sa-2.0
Cannone nel castello di Haut-Koenigsbourg - Alfo23 - cc-by-sa-2.0
C'est beau... Le Stockholm International Peace Research Institute (SIPRI) vient de publier ses chiffres sur les ventes d'armes entre 2015 et 2019 et la France fait partie du peloton de tête avec les USA, la Russie, l'Allemagne et la Chine. L'Arabie Saoudite est le premier importateur. Visiblement, ils n'importent pas que des scies circulaires pour découper les journalistes. Les exportations d'armes par le pays des Droits de l'Homme, le pays des Lumières, ont atteint leur plus haut niveau depuis 1990 et ont progressé de 72% par rapport à 2010-2014. L'Egypte, le Qatar et l'Inde sont les pays principalement responsables de cette progression.

Mon espoir ? Une vie normale pour mon fils

Thursday 5 March 2020 à 10:50

John Shipton, le père de Julian Assange, appelle à la mobilisation

De passage à Paris, le père de Julian Assange a évoqué avec nous la situation de son fils alors qu'à Londres, les auditions se poursuivent pour décider s'il sera extradé ou non vers les Etats-Unis. Poursuivi pour espionnage outre-Atlantique, Julian Assange risque près de 200 ans de prison.

John Shipton, père de Julian Assange à Paris le 4 mars 2020 - © Reflets

La personnalité de Julian Assange est un sujet de discussion pour nombre de personnes. On peut regretter certaines de ses actions, une partie du caractère qui fait l'homme, ou le voir comme un héros des temps modernes. Au delà de ces opinions, il reste un homme affaibli, persécuté par l'État le plus puissant de la planète pour avoir publié avec les plus grands journaux du monde, des documents essentiels pour la bonne information du public. Publier des informations et porter à la connaissance du public des fait d’intérêt général n'est pas un crime, encore moins de l'espionnage, ce dont l'accusent les États-Unis. C'est du journalisme.

Comment est-ce que Julian supporte la situation ?

Il est très déprimé, sous médicaments. Mais il y a des points positifs. Après trois pétitions des codétenus, il a été transféré dans un lieu moins dur.

Dans quel état d’esprit est-il ? Il y a peut-être la satisfaction d’être sorti de l’ambassade après tant de temps mais sans doute aussi la peur d’être extradé aux États-Unis ?

Il y a une anxiété constante. La détermination des États-Unis à mépriser les droits humains est inquiétante. Les États-Unis font leur propre loi. Je vais vous donner un exemple, Julian est dans une cage de verre. C’est un choix vindicatif. Nous avons demandé à ce qu’il puisse suivre le procès sans être dans cette cage, qu’il puisse communiquer librement avec ses avocats. La juge Vanessa Baraitser (1) a refusé sans donner de motif… Craig Murray a...

Ligue du LOL, la lente opération de réhabilitation. LOL...

Wednesday 26 February 2020 à 19:21

Le bingo de la Ligue du LOL (LOL...)
Le bingo de la Ligue du LOL (LOL...)
Cela fait des mois que touche par touche, les anciens de la ligue du LOL ou des anonymes publient ici ou là, au détour d'un compte twitter, d'un post sur Medium ou d'un autre, des bouts de textes pour revisiter cette histoire. Changer l'opinion publique est un travail ardu. Il faut être patient. Mais au delà de l'opinion publique, ce que les membres de la ligue du lol qui souhaitent se défaire d'une image désormais très dégradée et d'un référencement mortifère espèrent, c'est changer la vision que la presse a d'eux. Le 23 février, c'est Vincent Glad qui s'y colle avec un article fleuve sur Medium.

Ce qui ressort de toute cette contre-offensive, c'est que les membres de la ligue n'ont rien compris.

Ils se plaignent d'avoir été balayés par un tribunal populaire. Selon eux, la presse, en s'emparant du sujet de la Ligue aurait dramatisé. Parce que, selon eux, à l'époque, tout le monde faisait comme eux, c'était la culture du clash et du bashing. Si tout le monde se comporte comme une merde ou comme un con, c'est normal de faire pareil et cela excuse tout, on a bon ? Déjà il y a un an, nous notions que les membres de la ligue étaient surtout "un petit groupe d'imbéciles sans aucune empathie ni éthique personnelle, qui détruit, pourrit un réseau pour se marrer à son compte et au détriment de leurs semblables".

A grand pouvoir, grandes responsabilités,...

Violences sexuelles dans le sport

Thursday 20 February 2020 à 13:10

« Il faut reconnaître que les violences sexuelles sont une épidémie. »

Violaine Guérin, présidente de l’association Stop aux violences sexuelles, médecin, revient pour Reflets sur le thème des violences sexuelles dans le monde du sport. Une récente enquête de l'Equipe et le livre de Sarah Abitbol ont mis en lumière des pratiques intolérables.

Violaine Guérin - Louise Bertrand

Les accusations de violences sexuelles de la patineuse Sarah Abitbol ont provoqué un nouveau séisme. Est-ce une surprise pour vous ?

Absolument pas. D’ailleurs le milieu sportif n’a pas attendu cette nouvelle affaire pour agir. En 2005, l’ancienne joueuse de tennis Isabelle Demongeot avait révélé des agressions sexuelles de la part de son entraîneur. En 2007, Roselyne Bachelot, qui était ministre des Sports, a lancé la première étude sur les violences sexuelles sur les jeunes mineurs sportifs en interrogeant les jeunes. Un tiers ont répondu qu’ils avaient été victimes de violences sexuelles avec ou sans contact du corps (viol, attouchements ou exhibition). Et l’étude a montré que cela touchait autant les filles que les garçons. Les premières mesures dans le sport décidées par la ministre datent de 2008. C’est donc une erreur de taper sur le monde sportif qui a déjà beaucoup travaillé sur cette question. En fait, il faut reconnaître que les violences sexuelles sont une épidémie. Et prendre les moyens de lutter partout contre cette épidémie. Une enquête du Conseil de l’Europe révèle qu’un enfant sur cinq serait victime de violences sexuelles. Ramené à l’échelle de la France, c’est une estimation de 13 millions de mineurs.

Les agressions sexuelles dans le milieu sportif présentent-elles des spécificités ?

Oui, tout d’abord le monde du sport fonctionne en olympiades. Des élections ont lieu tous les quatre ans. Il y a donc une déperdition d’informations quand il y a un...