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Florence Parly visite la DIRISI

Monday 1 October 2018 à 22:32

Une visite "ouverte-fermée" pour la presse

Faire un petit tour dans un datacenter de la Direction interarmées des réseaux d'infrastructure et des systèmes d'information, pourquoi pas. Mais l'Armée n'est pas surnommée "la grande muette pour rien"...

La Lumière Rouge - © Reflets - Citation Reflets.info requise

La ministre des Armées, Florence Parly, était en déplacement au Fort du Mont Valérien ce 1 octobre, en visite dans les locaux de la DIRISI. Elle était accompagnée de Mounir Mahjoubi, secrétaire d’État chargé du numérique, des apéros French Tech, et de BFM Tech. La presse était conviée à suivre cette visite. Ce type de déplacements est généralement d'une grande banalité, les discours prononcés sont creux et lénifiants. Bref, cela n'a aucun intérêt à part pour les ministres qui voient leur nom le lendemain dans le journal par la magie d'une dépêche d'agence.

Pas vraiment la tasse de thé de Reflets, bizarrement. Mais faire un petit tour dans l'un des quatre datacenters de la DIRISI, cela a un peu piqué notre curiosité. Pour plusieurs raisons. La première étant que la DIRISI est une cliente de longue date d'Amesys. Et qui sait, c'était peut-être l'occasion d'en apprendre un peu plus sur l'entité qui assure les communications de l'armée française, une sorte d'équivalent de la DISA ? Reflets a donc fait le déplacement.

Datacenter DIRISI - © Reflets - Citation Reflets.info requise
Datacenter DIRISI - Reflets - Citation Reflets.info requise

Mais c'était sans compter sur l'armée... Cette grande muette... Elle invite la presse mais l'encadre de très, très près. Pas question de poser des questions aux ministres. Pas question de prendre des photos de telle ou telle armoire, tout ça est sans doute secret-défense. Sauf pour la très grosse équipe de presse interne au ministère qui avait...

Education Nationale : des évaluations chez Amazon ?

Thursday 27 September 2018 à 10:22

Oui, mais non

C’est un prof qui a lancé un petit pavé dans la marre sur Twitter : la plateforme qui permet à l’éducation nationale de procéder à ses « évaluations nationales » pour les élèves de CP, CE1, 6ème et de seconde est hébergé chez Amazon.

En fait, cette plateforme est gérée par un prestataire luxembourgeois, Open Assessment Technologies (OAT), qui utilise pour vendre ce service un hébergement sur les serveurs d’un des "GAFAM", en l’occurrence Amazon, via sa filiale d'hébergement Amazon Web Services. La polémique a rapidement enflé, à tel point que le service CheckNews de Libération a jugé utile de vérifier ces affirmations et que le ministère de l’éducation nationale a de son côté mis à jour sa page consacrée à ces évaluations, pour rassurer les parents des gamins. Les articles se succèdent, comme celui de Sud Radio dans lequel le syndicat Sud Éducation extrapole à un point inquiétant : « Nul doute qu'à l'instar d'autres multinationales qui proposent déjà ce type de dispositif, Amazon sera en mesure de proposer de nouveaux contrats lucratifs à l'Éducation nationale à l'aide de toutes ces données livrées gracieusement par le ministère ». On atteint un niveau d’incompréhension technique crasse. Amazon Web Services est un service de « cloud ». On loue des serveurs, on paye à l’utilisation. AWS ne propose pas de « contrats lucratifs à l’aide de données collectées ». Il est même probable qu’Amazon ignore que des données concernant les élèves français sont stockées sur les machines de sa filiale.

L'Etat économe ?

Sud Education n'aborde pas les questions de coût et pourtant, il est probable que si la tempête dans un verre d'eau transformée en tornade par la magie des...

Macron et l’assurance chômage

Monday 24 September 2018 à 13:31

Quand tu veux te débarrasser de ton chien…

Les négociations pour une réforme de l’assurance chômage doivent débuter sous peu entre le gouvernement et les « partenaires sociaux » pour faire faire 1,3 milliards d’euros d’économies annuelles à l’Unedic pendant 3 ans. Quand on sait comment se crée ce déficit, d’où viennent les bénéfices et quelles sont les prévisions budgétaires de l'Unedic, l'entourloupe est avérée.

Muriel Pénicaud, la force rouge d'Emmanuel : les chômeurs n'ont qu'à bien se tenir ! - Détournement sur Twitter - Twitter

Macron est un président très habile. Et la presse dans sa grande majorité, peu curieuse des réalités comptables de l'Unedic, lui déroule des tapis rouges. Pour la énième fois depuis le début de son mandat, le président ni gauche ni droite va donc encore enfumer la population afin de lui faire avaler une grosse pilule : celle de la "nécessaire" réforme des allocations chômage. En résumé : le déficit cumulé des caisses de l’Unedic est de plus de 35 milliards d’euros, il faut donc le faire baisser. Emmanuel Macron, via sa ministre DRH du Travail propose donc de faire faire des économies à l'Unedic, parce que bien entendu, quand on a une grosse dette il suffit de moins dépenser. Donc, moins indemniser les chômeurs, ou en moins grand nombre, ou moins longtemps ou différemment. Cette explication de comptabilité basique peut être comprise par un écolier de CE2. Et c’est bien le problème puisque la réalité est très différente de celle que donne à avaler le gouvernement français et la presse au public, jusqu'à aujourd'hui. Une réalité bien plus complexe à décrypter que ce que les connaissances d’un enfant de CE2 nécessitent.

Le pognon de dingue n’appartient pas à Macron ou à l’Etat… et pourtant…

Un premier point mérite d’être souligné pour les foules à qui on explique que le déficit de l’Unédic « c’est grave » : le pognon de dingue de la caisse d’assurance chômage n’est pas payé par des impôts ou des taxes, ce n’est pas un budget public mais une caisse...

Atos perd ses procès en diffamation contre une journaliste

Monday 24 September 2018 à 10:25

Breton-La-Menace renvoyé à ses supercalculateurs

Thierry Breton n'aime pas que l'on parle en termes peu flatteurs de son entreprise et dégaine la menace de procès plus vite que son ombre. Il avait déclenché trois procédures bâillon contre Stéphanie Fontaine. Trois procès perdus.

Thierry Breton - Copyleft - CC-BY-3.0

Atos, cette entreprise formidable, devenue l'une des premières "entreprise de services du numérique" (en fait une SSII)... Elle est dirigée par Thierry Breton, ancien ministre de l'Économie, des Finances et de l'Industrie. Chez Kitetoa.com, elle était bien connue pour ses boulettes informatiques à répétition. Chez Reflets.info, elle est connue pour son absorption de Bull et de sa filiale Amesys, délestée auparavant de son activité Eagle. Lorsque nous avions relevé que Thierry Breton avait choisi de conserver au sein de l'organigramme d'Atos Philippe Vannier, le patron d'Atos avait immédiatement mandaté son avocat pour qu'il nous envoie un courrier peu amène. L'instruction en cours devant le Pôle Crimes de guerre du tribunal de grande instance de Paris, pour complicité de torture en raison de la vente d'un système d'interception du trafic Internet Libyen par Philippe Vannier, n'avait pas l'air d'inquiéter Thierry Breton. En revanche, un article qui en parlait... Stéphanie Fontaine, journaliste spécialiste des marchés publics et des radars automatiques, a quant à elle eu droit à trois procès pour diffamation. Cet article, et celui-ci dans l'Express avaient particulièrement fait tiquer l'irascible Atos.

Trois procès qui s'apparentent fort à des procès bâillons, trois relaxes, les deux dernières étant intervenues la semaine dernière.

Pour le premier procès, Atos a fait appel. Il est fort possible que...

L'hôpital Pinel révélateur du malaise de la psychiatrie en France

Wednesday 19 September 2018 à 22:04

Les personnels soignants campent devant l'établissement

Alors qu'Emmanuel Macron annonce un plan santé et invente le concept d'assistants médicaux, que s'appelerio "infirmiers", l'hôpital psy d'Amiens tente de survivre.

Campement des soignants devant l'hôpital - Jacques Duplessy - © Reflets

Devant l’entrée de l’hôpital psychiatrique Pinel à Amiens, les grévistes ont installé un campement improvisé: un barnum et une dizaine de tentes Quechua. C’est la fermeture d’un quatrième service qui a mis le feu aux poudres. «Les patients ont été transférés dans d’autres unités, raconte Priscilia, une infirmière non syndiquée. Nous avons du rajouter des lits dans des chambrespour entasser les patients. Celles prévues pour un lit sont passées à deux, celles conçues pour 2 en accueillent trois ou quatre.»

Après plus de 90 jours et, plus de 60 nuits devant l’hôpital, ils viennent d’obtenir une première petite victoire: une table-ronde le 25 septembre avec l’Agence régionale de la Santé (ARS) et tous les acteurs de la psychiatrie: personnel soignants, médecins, associations de familles et direction de l’hôpital. «Jusqu’à présent l’ARS refusait mais proposait de recevoir les acteurs séparément, déplore Chrystel Leclerc, la secrétaire de la CGT. C’était pour mieux les balader en tenant des discours différentssuivant à qui elle parle. Donc nous refusions.» Pour montrer leur détermination, ils ont occupé les locaux de l’ARS pendant trois jours, avant d’en être délogés par les policiers.

Hôpital Pinel - Revendications - Jacques Duplessy - © Reflets
Hôpital Pinel - Revendications - Jacques Duplessy - Reflets

Officiellement, l’hôpital Pinel a 208 lits auxquels il faut ajouter 30 lits de post-cure. «Dans la réalité, il y a 120% de sur-occupation, explique Priscilia. On a jusqu’à 28 patients dans des services prévus pour 20. Vous imaginez la...