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Un malcomprenant au ministère de l'Intérieur ?

Wednesday 29 July 2020 à 19:52

Darmanin en quête de clivages permanents

Sur les traces de Nicolas Sarkozy, le ministre de l'Intérieur multiplie les sorties qui ne peuvent que mettre en rage les défenseurs des Droits de l'Homme et les victimes de violences policières. C'est sans doute la manière la plus simple et la plus inutile de faire de la politique : exister par la polémique permanente...

Une du magazine hebdomadaire du Monde - Copie d'écran

Entendu mardi 28 juillet 2020 par la Commission des lois de l'Assemblée nationale, le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin a affirmé s'étouffer lorsqu'il entend l'expression "violence policière". Les mots ont un sens. De deux choses l'une, soit le ministre est un peu limité et n'a pas mesuré le message qu'il faisait passer, soit il l'a fait en toute conscience, comme son prédécesseur Nicolas Sarkozy le faisait régulièrement pour déclencher une polémique. Dire que « personnellement, je m'étouffe » en entendant « l'expression "violence policière" » alors que Cédric Chouviat, ce livreur mort lors d'une arrestation violente par la police en janvier dernier, a justement prononcé ce cri d'agonie sept fois avant de mourir - « J’étouffe ! » -, est tout simplement honteux.

Tentant d'afficher une forme de culture générale, le ministre a ajouté : « la police exerce une violence, certes, mais une violence légitime, c'est vieux comme Max Weber ». Mais, comme le fait fort bien remarquer Mathieu Rigouste, « Max Weber, dans son livre 'Le savant et le politique', explique que l'État revendique le monopole de la violence légitime justement parce qu'il ne l'a pas. Il cherche donc à l''imposer' », ajoute Weber.

Les experts en science politique ne sont pas tendres avec le ministre. Sebastian Roché indique pour sa part que : « Max Weber n’a jamais parlé de violence légitime pour...

L'Est Républicain donne des idées de procès contre Reflets

Tuesday 28 July 2020 à 17:28

L'ancien maire de Nancy et le promoteur immobilier du projet Emblème y réfléchissent

Selon nos informations, l'ancien maire de Nancy et le promoteur immobilier du projet Emblème seraient sur le point de déposer plainte en diffamation contre Reflets sur la base d'un article de l'Est Républicain. Reflets maintient ses informations.

Le projet d'immeuble Emblème - Copie d'écran

Dans un article publié le 25 juillet et titré « "Emblème", ce projet d’immeuble qui fait polémique à l’ombre de la tour Thiers », le journal local affirme, c'est même l'un de ses intertitres, qu'il n'y a pas d'enquête préliminaire ouverte. Le journaliste de l'Est Républicain, Pierre Roeder, parle de « rumeurs » : « Des rumeurs d’enquête préliminaire, nourries par Reflets, site d’information en ligne, ont bruissé lors de la campagne électorale. Mais le procureur de la République de Nancy est formel : aucune enquête préliminaire n’est ouverte sur ce dossier et, de fait, la section financière du SRPJ de Nancy n’a, à ce jour, pas été saisie ».

Nous avions publié deux articles sur le projet Emblème qui prévoit la construction d'un immeuble de 8 étages sur l'emprise d'une galerie marchande. Le premier était titré « Étranges affaires immobilières à Nancy et Pont-à-Mousson ». Le deuxième : « Tour Emblème à Nancy : le parquet a ouvert une enquête préliminaire ». En écrivant que l'ouverture d'une enquête préliminaire serait une rumeur, donc une fausse information, l'Est Républicain donne des idées à l'ancien maire qui s'était empressé de signer le 29 juin, le lendemain du deuxième tour des élections municipales qu'il a perdues, un permis de construire modificatif du controversé projet Emblème. Selon nos information, Laurent Hénart et Alexis Merlin, président de Nouvel Habitat, le groupe en charge du projet...

Le grand cirque Zavaglione s'élargit

Tuesday 28 July 2020 à 10:05

Ça va être long ces 600 jours jusqu'à la fin du mandat...

Il y a encore des personnes pour qui la nomination des secrétaires d'Etat représente quelque chose. Elles attendaient la fumée blanche. Celle-ci est arrivée hier soir. On n'est pas déçus...

Photo Roger Schultz - Wikipedia - CC BY 2.0

La politique est une science aussi inexacte que complexe. Sur le papier, l'expérience Macron, ce "barrage" à Marine Le Pen, est un échec total et Emmanuel Macron devrait, en toute logique, subir un cuisant échec aux prochaines élections. Le jeune homme fringuant, au verbe aussi facile que creux, celui qui pensait pouvoir tout changer, réussir là où tous ses prédécesseurs avaient échoué, se retrouve à la tête d'un pays exsangue, fracturé comme jamais, où chacun voit dans l'autre un irréconciliable ennemi. La crise économique qui arrive est inédite. Bien pire que les deux dernières. La réponse qui lui sera apportée est celle d'un Alain Madelin. Les plus jeunes ne comprendront pas ce que cela veut dire mais les plus vieux savent combien elle sera mortifère. Dans la liste des sous-ministres on trouve quelques spécimens qui ne dépareront pas au coeur du grand cirque Zavaglione.

Entrez, entrez, Mesdames et Messieurs, Entrez et admirez l'homme le plus fort du monde, celui qui peut plier toute la planète à sa volonté, celui que tous vénèrent pour sa pensée complexe, celui qui peut changer votre quotidien d'un coup de crayon ou de LBD ! Entrez, c'est pas cher. 20 cents d'euros le ticket pour l'immense, l'intriguant, le mystérieux cirque Zavaglione !

Entrez et admirez l'homme à la vision hypertrophiée, celui qui peut déceler dans les airs des avions militaires et non des avions commerciaux. Celui qui sait, sa vision lui...

Un avocat qui fabriquait de fausses décision du justice épinglé par le conseil de discipline

Monday 27 July 2020 à 20:12

L'avocat - Paul Cézanne - Domaine public
L'avocat - Paul Cézanne - Domaine public
Lors de la mise en place du projet de conseil de déontologie des journalistes, Reflets avait publié un article contre l'idée que les journalistes soient jugés par leurs pairs. L'un des socles de notre contrat social est l'existence d'une justice indépendante qui rend des décisions que tous doivent considérer comme une vérité judiciaire. C'est donc avec une grande circonspection que nous apprenons la sanction imposée par le conseil régional de discipline de la cour d’appel d’Aix-en-Provence à l’encontre d’un avocat qui avait rédigé de fausses décisions de justice... Le conseil, en première instance puis en appel a confirmé une interdiction d'exercer pour trois et non pas une radiation, qui était une autre alternative. On attend avec intérêt une éventuelle décision de justice. Une vraie, cette fois...

Edit du 28 juillet 00:00h : Comme nous le signale @evematringe nous avons écrit des sottises par méconnaissance du fonctionnement du conseil de discipline des avocats et en raison d'une lecture trop rapide de l'article mentionné en lien. Pour ce dernier point, l'auteur de l'article a une excuse mais il sera tout de même condamné à le relire 10 fois. Comme le mentionne l'article cité, la décision en appel a été rendue par la cour d'appel d'Aix et donc par des magistrats professionnels.

La Rochelle - Port du masque obligatoire : oui, mais pour les autres

Wednesday 22 July 2020 à 15:14

La mauvaise foi ne serait-elle pas plus contagieuse que le virus ?

L’affaire s’est déroulée le 16 juillet dernier, en pleine chaleur estivale, dans les locaux dits de L’Encan, une ancienne criée aux poissons reconvertie en salle de réunion à La Rochelle. Un grand conseil s’y tenait afin d’élire le président et les vice-présidents de la Communauté d’agglomération rochelaise.

Un panneau virtuel pour mieux coller à la réalité du conseil de la CdA… - EB

Ni les honneurs d’un Grand Paris, ni le faste d’un Grand Lyon, nous sommes ici sur le quais Louis Prunier longeant le bassin de chalutiers de la belle cité Rochelaise. Anecdotique ? Pas tant que cela, car c’est bien du sort de 28 communes et de quelques 170 000 habitants dont il s’agissait de s’occuper. Pas négligeable.

Dans cette enceinte close de murs se sont ainsi regroupées environ 150 personnes : du public, des élus locaux, des journalistes, bref un rassemblement hétéroclite de citoyens, tous plus soucieux les uns que les autres de l’avenir de leur région. Il régnait là une ambiance détendue digne d’une chaude après-midi d’été. Chacun de se saluer, d’échanger, de se sourire de près ou de loin, tout en s’efforçant d’oublier les heurts et douleurs des dernières élections municipales.

Tout allait donc pour le mieux, et presque enfin, ça sentait bon les vacances ! Pourtant, une ombre portée sur les côtes de Nouvelle-Aquitaine assombrissait le tableau: ce satané virus du Covid-19 rôdait encore dans tous les esprits. Mais croix de bois, croix de fer, Monsieur le Maire de La Rochelle avait juré la veille au soir qu’il ne s’en laisserait pas compter par une seconde vague.

Lors du tout premier conseil municipal de la ville, il annonçait en effet la prochaine promulgation d’un arrêté imposant formellement le port du masque sur le port de la ville. Pour cause, cette foultitude de vacanciers venus respirer à plein poumon le bon air de la mer. Au lendemain d’une déclaration si...