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Parcoursup, un outil dont on ne peut pas... mesurer l’intérêt !

Sunday 5 June 2022 à 14:39

Le collectif "Nos services publics" s'est penché sur la plateforme

Le constat du collectif sur Parcoursup est édifiant : le système contribue a augmenter le stress des élèves, désorganise l’année scolaire, le travail des enseignants et ne permet pas de mesurer de véritable amélioration par rapport à son prédécesseur. "Peut mieux faire" !

Logo du site Paroursup.fr - Copie d'écran

La plateforme Parcoursup d’admission des élèves dans l’enseignement supérieur, qui a remplacé Admission Post-Bac (APB), continue de susciter des critiques. Comme la précédente d’ailleurs, lorsqu’elle réalisait un tirage au sort pour l’affectation de 0,5% des candidats. Le Collectif Nos services publics que nous avions déjà évoqué dans nos colonnes a voulu faire le point sur Parcoursup, dans une note d’une trentaine de pages édifiantes. Tout d’abord, le changement de perspective. Parcoursup met en place une logique de classement des élève alors qu’APB privilégiait une logique d’affectation des élèves selon leurs préférences. Les experts planchent ensuite sur les effets de ce changement sur les élèves et sur le coût pour l’enseignement secondaire, largement mis à contribution pour le «classement» des élèves. Enfin, le collectif note une forte progression du nombre d’étudiants intégrant des formations privées qui bénéficient de la mise en avant dans Parcoursup, sur le même plan que l’enseignement public.

«La mise en place de Parcoursup en 2018 a conduit au remplacement d’un dispositif dans lequel l’affectation des lycéens dans l’enseignement supérieur était réalisée sur le fondement d’une hiérarchisation de leurs choix, par un système de classement des élèves par les formations, y compris non-sélectives. Cette évolution de l’algorithme est loin de se cantonner à une question technique. D’une part, elle a pour conséquence directe de laisser un postulant sur deux sans réponse...

Un projet « OSINT » de Reflets soutenu par le Fonds pour la presse libre

Wednesday 1 June 2022 à 17:25

Reflets met en place un outil technique d'aide à l'enquête

Le renseignement en sources ouvertes (OSINT) est un terme à la mode. Nous avons commencé à mettre en place un outil apportant une aide à l'enquête pour nos journalistes. Des développements techniques supplémentaires sont prévus. Ce projet a été retenu par le Fonds pour la presse libre (FPL).

Un graphique réalisé avec Maltego sur la présence d'Eric Zemmour sur Internet

Né en 2011, Reflets.info est un journal indépendant détenu par ses journalistes. Le journal ne vit que grâce à ses abonnés. Il n’y a ni publicité, ni tracking des visiteurs, encore moins de revente de données personnelles à qui que ce soit. Reflets.info produit des enquêtes au long cours et des analyses visant à mettre les faits en perspective. Le journal a été créé par un expert en sécurité informatique et un journaliste spécialisé dans ce domaine. Aujourd'hui, une grosse dizaine de journaliste et plusieurs experts techniques ont rejoint le projet. Il était donc naturel que nous poursuivions notre mise en commun d'outils techniques, de techniques d'investigation et journalistiques. En 2022, nous avons décidé de mettre en place un vaste outil d’aide à l’investigation pour nos journalistes.

Basé pour l'instant sur Datashare (l’outil de l’ICIJ), il regroupe toutes les données que nous avons pu récolter au fil de nos enquêtes précédentes depuis 2010. Nous y intégrons également des données issues d'Internet et de sites situés sur le réseau Tor.

Nous souhaitons par ailleurs relier cette base de connaissances à un autre outil d’OSINT (renseignement en sources ouvertes) que nous utilisons régulièrement : Maltego. Ces développements seront rendus possible par le soutien du Fonds pour une presse libre. Par la suite, nous envisageons de mettre ces développements à disposition d’autres médias indépendants s'ils le souhaitent.

A titre d'exemple, notre...

Reflets dans l’eau, et articles de plage…

Wednesday 1 June 2022 à 16:50

Météo des plages : Pavillon Bleu à la Rochelle mais contamination fécale à Aytré !

Aux lendemains de la parution de notre enquête sur l’interdiction de baignade en baie d’Aytré, plusieurs articles de presse locale ont suivi. L’information se souhaitant plurielle, la qualité des plages Rochelaises y fut traitée sous l’angle du palmarès Pavillon Bleu 2022. Rien de tel qu’une sympathique actualité pour voir le fond de l’eau en rose…

Deux façons de voir les choses : plage bleue ou colère rouge ? - Reflets

Le 16 mai dernier, Reflets s’est interrogé sur la contamination bactérienne frappant l’une des plus longues plages de la côte Rochelaise. Rappelons que les autorités ne sont parvenues à déterminer ni les sources, ni la cause d’une pollution qui dure depuis des décennies. Un détail cependant, cette plage se situe dans l’environnement immédiat de la zone portuaire de La Rochelle, et donc, à quelques encablures de la plage des Minimes labellisée Pavillon Bleu. De quoi applaudir cet exploit non ? C’est bien de cela dont s’est chargée la presse quotidienne et régionale dans ses échos en date du 17, 18 et 27 mai : il s’agissait donc là de célébrer les plages ayant obtenu le label Pavillon Bleu pour la saison 2022 (Infos et Palmarès ici)

Encore faut-il entendre que cette labellisation ne semble pas faire l’unanimité. Ainsi sur la cote basque, à Anglet, on y voit « l’occasion dune visibilité nationale et internationale, pour faire d’Anglet une destination de choix pour les touristes et vacanciers » ; mais à contrario le syndicat mixte de gestion des baignades landaises refuse d’adhérer au pavillon « parce qu'il n’est pas un label spécifique à la gestion de la qualité des eaux de baignade, que les exigences du syndicat vont bien au-delà des garanties du Pavillon bleu, qu’il ne garantit pas un système de gestion quotidien spécifique, ni une information rapide et transparente ». Au final, selon les cas et les circonstances, certains élus participent à l’opération quand d’autres...

Ukraine : les ressorts d'une résistance exceptionelle

Wednesday 25 May 2022 à 10:35

Pourquoi la société dans son ensemble a été en capacité de répondre à l'aggression russe

Rare sont ceux qui imaginait l'Ukraine capable de tenir dans cette guerre. Or c'est toute la société qui s'est mobilisée et qui a montré une résilience qui force l'admiration. Comment l'expliquer ? L'histoire récente du pays a préparé la société civile à se mobiliser et à être créative pour faire face à l'impensable. Décryptage.

Les Ukrainiens sont entrés en résistance. Fabrication de cocktails Molotov à Uzhgorod, mars 2022. - Denis Meyer

Faible sentiment national, armée modeste, Vladimir Poutine était persuadé au 24 février, date de déclenchement de l’offensive, que «l’opération spéciale» allait aller vite. En quelques jours, l’armée russe devait pénétrer dans Kyiv, déposer le président Zelinsky et installer un fantoche à la tête du pays. Et les Ukrainiens capituleraient. Sur le papier, le rapport de force était écrasant en sa faveur, tant en quantité que sur le plan qualitatif. Dans les premiers blindés détruits, les soldats ukrainiens ont retrouvé des uniformes de parade. L’ours russe a vendu la peau de l’Ukraine avant de l’avoir tué.

Mais tout ne s’est pas passé comme prévu pour le Kremlin. Si les images de fuite de la population donnaient l’impression - en partie exacte - d’un sauve-qui-peut, au même moment le désormais célèbre «Allez-vous faire foutre!» des défenseurs de l’île au Serpent adressé par radio au commandant de feu le croiseur Moskva donnait une autre tonalité. Et l’armée ukrainienne a tenu. Les soldats ukrainiens se sont battus vigoureusement. «Après une guerre de mouvements, les deux camps sont désormais presque à l’arrêt, car les armées sont usées des deux côtés, analyse Michel Goya, ancien colonel de l’armée de terre et analyste des conflits. Aucune des deux parties n’arrive à rompre l’équilibre et reprendre significativement l’initiative.»

Comment expliquer cette résistance que peu d’analystes (voir aucun) avaient vu venir? Le premier maillon a été militaire. L’armée ukrainienne, très...

La révolution sanitaire à la sauce cubaine

Tuesday 24 May 2022 à 10:43

Dessous Choc #6

C’est un modèle de santé inédit, l’un des piliers de la révolution cubaine que nous fait découvrir la journaliste Maïlys Khider dans un livre paru récemment aux éditions LGM : Médecins cubains, les armées de la paix.

Fondé entre autres sur la gratuité des soins et la prévention, ce modèle s’exporte depuis plus de soixante ans par l’envoi de brigades de médecins dans différents pays. En Amérique latine mais aussi de l’autre côté de l’Atlantique, jusqu'en Afrique et chez nous en Europe, notamment quand l’épidémie de Covid nous frappait le plus durement en 2020.

Même si la motivation financière n’est pas absente, la majorité de ces hommes et femmes, experts des situations d’urgence, agissent d'abord au nom d’un certain idéal de solidarité. Issus d’un petit pays asphyxié par l’embargo américain, ils viennent révéler aux pays riches les insuffisances de leurs systèmes de santé bien souvent sacrifiés sur l’autel du capitalisme.

Ces médecins sont-ils donc des héros ou bien, comme le disent leurs détracteurs, les esclaves modernes d’un régime autoritaire ? La vérité est, comme toujours, sans doute entre les deux. L’enquête journalistique de Maïlys Khider permet, témoignages à l’appui, de se faire une idée plus précise de l’action souvent méconnue de ces « brigades de la paix ». Elle en dévoile les grandes lignes au micro d’Antoine Bellier.