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Quand Defcon est devenue ADMCon

Wednesday 4 April 2018 à 13:23

The untold story…

ADM, le groupe sans doute le moins médiatisé de l'époque, mais aussi le plus avancé et le plus puissant avait déjà le goût du Lulz...

Defcon - Defcon - D.R.

Été 1999, je me rends à Las Vegas pour assister à Defcon, la « convention de hackers ». Cette réunion annuelle a été initiée par Jeff Moss, qui administrait un Bulletin Board System et avait lancé une invitation aux membres afin de se retrouver « IRL », à Las Vegas. Ils partirent une trentaine, et finirent à plus de 20.000. En 1999, il y avait encore relativement peu de monde et Jeff Moss avait déjà transformé cette réunion en petite entreprise avec les conférences BlackHat (onéreuses) qui se tenaient en parallèle.

Lorsque j’arrive à Defcon, quelques amis hackers français ont préparé le terrain et je ne suis pas largué : des gens m’attendent. Il y a Rain Forest Puppy, les amis de Rhino9, de w00w00, je dois aussi rencontrer des gens du cDc, de l0pht.

A l’époque, Defcon a lieu à Alexis Park, un hôtel en périphérie du Strip. Chaque groupe de hackers a réservé sa « suite ». Il y a ainsi la suite w00w00, la suite cDc (Cult of the Dead Cow), la suite que j’appellerai « Melting pot ». C’est dans cette suite qui mélange plusieurs groupes que va se dérouler le micro-événement Lulz de la convention.

Alexis PArk Hotel - © Reflets - CC
Alexis PArk Hotel - Reflets - CC

Vous allez le voir, le Lulz n’a pas commencé avec les Anonymous, ni avec LulzSec…

Un soir, nous buvons un coup et discutons de tout et de rien dans la suite lorsque la conversation s’oriente sur le site de Defcon. La synergie habituelle du « melting pot » se met en place. En Europe, on prépare la nouvelle page d’accueil de Defcon. Dans la suite à Las...

Aliénation massive par la technique : un vieux problème qui s’amplifie

Tuesday 3 April 2018 à 09:40

La consommation d'industries culturelles comme seul horizon

A l’heure de la chasse aux Fake News, de l’arrivée imminente de l’IA dans l’éducation, la santé, etc, des commémorations nationales par les réseaux sociaux, l’abêtissement des masses n’a jamais été aussi profond. L’aliénation par la technique est au cœur de ce processus, tout comme la consommation compulsive d’une industrie culturelle crétinisante.

La technologie remplace le monde réel : asservissement total - facebook

L’addiction en cours — du plus grand nombre — aux technologies numériques est avérée et Reflets s’en fait souvent l’écho. Pour autant, une fois ces nouveau modes de vie, de relations et de communication décrits, leurs causes et leurs effets ne sont pas pour autant traités : la population française passe un temps infini à regarder et utiliser des écrans, plébiscite toujours plus les technologies numériques mais rien n’indique les raisons profondes de ce « fonctionnement » ni ce qu’il engendre concrètement. Tentative partielle de « décryptage » des causes et conséquences de l’aliénation par la technique et l’asservissement à la consommation d’une population profondément dépressive, frustrée et paralysée par l’impuissance.

La nourriture industrielle tu dévoreras… comme tout le reste

L’industrie culturelle n’est pas une invention récente. Elle est une création américaine du début du XXème siècle (avec la création des premiers grands studios de cinéma), parfaitement pensée et organisée à l’époque et véritablement déployée au sortir de la seconde guerre mondiale. Bernard Stiegler, le philosophe techno-critique en parle abondamment et rappelle d’ailleurs souvent le concept de « nouvelle forme de barbarie » employé dès 1944 par des intellectuels pour décrire la politique américaine de « l’industrie culturelle ». Et industrialiser toute chose n’est pas sans conséquences sachant que dans le cas de la culture (définie de façon sommaire par la l'ensemble des pratiques,...

Reflets lance son moteur de recherche bourré d'IA

Sunday 1 April 2018 à 12:03

Gogleuh.com - Reflets - CC
Gogleuh.com - Reflets - CC

Dans la foulée du rapport Villani sur l'intelligence artificielle, Reflets a décidé de contribuer aux efforts du gouvernement français pour mettre une bonne petite claque aux GAFAM. Nous avons donc décidé de lancer notre propre moteur de recherche qui fera bientôt de l'ombre à Google. Le premier moteur de recherche au monde spécialisé sur les documents PDF des sites du gouvernement.

Truffé de réseaux de neurones, d'Intelligence Artificielle (IA), de deep learning et de big data, mâtiné de blockchain, ce moteur disruptif a vocation à s'imposer bottom up dans l'éco-système des GAFAM. Celles-ci seront probablement rapidement renommées GAFAMGR (Google, Amazon, Facebook, Apple, Microsoft, Gogleuh, Reflets).

Pour toute demande d'interview des développeurs de cette nouvelle plateforme aussi révolutionnaire qu'aspirationnelle, veillez adresser vos mails à redaction@reflets.info.

Ca va être une vrai réussite ce big brother à Marseille...

Saturday 31 March 2018 à 15:45

Notre-Dame de la Garde - Marseille - Benh LIEU SONG - CC
Notre-Dame de la Garde - Marseille - Benh LIEU SONG - CC
Vous vous souvenez du "big brother" marseillais, le machin qui doit permettre de croiser toutes les sources possibles pour faire de la smart city, apporter la sécurité aux citoyens et du prédictif ? Ce qui est intéressant c'est que la majeure partie des flux doivent venir initialement de la police municipale. Or Le Point a fait une découverte intéressante.

Alain Q., directeur de police municipale et adjoint de Marc Labouz, patron des policiers municipaux de Marseille, diffuse sur son profil Facebook public des appels à l'exclusion notamment des musulmans. Y figurent bien visibles des appels à une « France sans islam » ou à un bouclier « anti-islam » (...) En plus des stickers haineux, Alain Q. fait figurer de la publicité pour les pratiques sado-masochistes. On peut également remarquer l'attrait de celui qui dirige le centre de surveillance urbain, et ses multiples caméras de vidéosurveillance, pour l'échangisme.

Ca pourrait vite devenir utile, ce système, pour alimenter la rubrique "Amateurs" de Youporn...

Idée recette : une messagerie cryptée aux morilles

Friday 30 March 2018 à 20:08

Telegram, ou quand les défauts de conception finissent par se payer

Dans le bras de fer qui l'oppose au gouvernement russe, l'architecture de Telegram place la messagerie en mauvaise posture. Analyse.

Vlad il est pas très gentil - Kremlin - CC BY 4.0

Le 20 mars, un article de Bloomberg révélait l'échec de Telegram dans le bras de fer juridique qui l'oppose au FSB, le tout-puissant service de la sécurité intérieure russe. En effet, dans son œuvre de domestication d'Internet du « Runet », Vladimir Poutine entend mettre au pas l'ensemble des acteurs, y compris les systèmes de messagerie.

La Cour Suprême russe, en première instance, a donné raison au gouvernement de l'adorable Vladounet, en demandant à ce que Telegram « информации, необходимой для декодирования принимаемых, передаваемых, доставляемых и (или) обрабатываемых электронных сообщени ». Pardon, à ce que Telegram fournisse « les informations nécessaires au déchiffrement des messages électroniques reçus, à transmettre, transmis, et (ou) traités » (traduction par @MaliciaRogue).

D'après Bloomberg, l'autorité de régulation de communications Roskomnadzor exige que la société s'exécute, doigt sur la couture, dans les 15 jours. Telegram envisage quant à elle de faire appel de la décision. Le processus juridique pourrait, d'après son avocat, « durer jusqu'à l'été ». Le principal argument avancé par le FSB est assez hilarant — pour qui aime rire jaune. L'agence prétend ainsi qu'obtenir les clés de chiffrement n'équivaut pas à une violation du secret des correspondances, dans la mesure où les messages chiffrés devront être obtenus indépendamment des clés permettant de les déchiffrer. Du grand art.

La cryptographie,...