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Captvty, logiciel de visionnage des « replay » mis en demeure par TF1

Wednesday 17 July 2013 à 13:40
Avant que je commence, rappelez-vous ce que font TF1 et consorts avec votre droit d’auteur :

Bien.

Captvty est un logiciel qui permet de rattraper simplement et facilement des programmes TV que vous avez loupés en utilisant les services de streaming des sites des grandes chaines, dont M6-Replay, TF1-Replay et tous les autres :

captvty
Récemment, le site qui héberge le logiciel (via son hébergeur) a reçu une mise en demeure par TF1 : leurs disant (je vous laisse lire sur le PDF, contenant également la réponse de Captvty à TF1) que Captvty est illégal, qu’il propose le téléchargement des vidéos sur son site, qu’il contribue donc à une contrefaçon et à un piratage du site de TF1.

Lol. Rien que ça. Ce sont évidemment des conneries.

En fait, techniquement le logiciel ne fait rien de plus qu’un lecteur flash : il récupère le flux vidéo mis à disposition par le site de TF1 et l’affiche à l’écran de l’internaute. Il permet aussi d’enregistrer le fichier sur le disque dur de l’internaute. Cette dernière fonction est peut-être ce qui gêne TF1, mais elle n’est pas illégale : la loi est très claire sur ce point : les chaines de TV n’ont pas le droit d’empêcher les internautes de récupérer une émission diffusée à la TV pour leur usage privé :

L. 331-9 (loi n°2009-669) : « Les éditeurs et les distributeurs de services de télévision ne peuvent recourir à des mesures techniques qui auraient pour effet de priver le public du bénéfice de l’exception pour copie privée, y compris sur un support et dans un format numérique, dans les conditions mentionnées au 2° de l’article L. 122-5 et au 2° de l’article L. 211-3. »

Autrement dit, toutes leurs mesures de protection à eux seraient déjà complètement illégales.

Encore une fois, donc, on remarque que les chaînes de TV se permettent d’intimider les éditeurs de logiciels et les petits sites web en racontant n’importe quoi (les faits reprochés sont faux techniquement, et donc inattaquables devant un tribunal).

Guillaume (qui est derrière le site de Captvty.fr) et qui m’alerte sur tout ceci mentionne d’ailleurs très bien :

Depuis juillet 2011, Captvty a fait l’objet de quelques tentatives d’intimidation de la part de certaines chaînes TV qui sont restées sans suite puisque sans fondement.

Comme d’habitude donc : ils montrent les crocs et sortent les lettres d’avocats pour faire peur, puisque légalement ils n’ont absolument rien.

Au cas où, voilà la dernilère version du logiciel hébergé chez moi : captvty-1108.zip, et là la page de téléchargement officielle

Google Play, offre légal & foutage de gueule

Tuesday 16 July 2013 à 22:43
Et de nouveau, l’offre légale en matière de séries, musique et ici les films nous montre que le client honnête est emmerdé alors que le vilain pirate peut tranquillement profiter de son film sans qu’on le fasse chier.

Aujourd’hui c’est le Play Store de Google : on peut y acheter des films ou des séries. C’est +Damien qui relève ça :


Ok…
En lisant la FAQ, on voit que la limite est de cinq appareils. Si on veut le lire sur un sixième, il faut le supprimer sur un des autres.

C’est ridicule. C’est juste pour faire chier l’utilisateur, rien d’autre.

Après on s’étonne que je n’ai plus aucun scrupule à télécharger quoi que ce soit ?
Faut arrêter les conneries des fois, hein.

Google Play ? Nope.

Wikipédia, bordel…

Monday 15 July 2013 à 17:28
Ayant trouvé une musique sympa sur Youtube, je cherche quelque chose sur Wikipédia à propos de l’artiste : rien. Wiki anglais ? Allemand ? Hollandais ? Rien.
C’est quand même étrange, pour un groupe dont une chanson affiche plus de 20'000'000 de vues sur YouTube…

Je découvre que le groupe est indonésien et je trouve finalement une page d’eux sur le wiki indonésien.

Ok, cool : la page est courte, mais contient les infos de base : la date de formation, la liste des membres, la liste des albums.
Je la traduis en Français et deux heures après la page est supprimée car « ne répond pas aux critères d’admissibilité »

Je lol.

Bon, je revérifie les critères pour faire une page sur groupe de musique : il faut des chiffres vérifiables. Mouarf.

Tout ce que je vois, c’est que les chansons du groupe totalisent pas loin de 25 millions de vues rien que sur la chaîne officielle et uniquement sur Youtube, et sûrement majoritairement depuis l’Indonésie, donc un des pays les plus peuplés de la Terre où 80% de la population n’a pas accès au net.

Ne parlant pas un mot d’indonésien, je ne suis pas capable de chercher sur les sites locaux pour voir de quoi ils parlent : combien d’albums vendus, tout ça. Pourtant, pour un groupe qui fait des clips officiels si populaires sur Youtube, qui a produit un album, il ne doit pas être si petit que ça, mais pourrait l’être plus.

Donc plutôt que de m’aider et aider le monde en améliorant mon début de page, Wikipédia me jette dehors à coup de pied dans le cul pour des raisons que j’estime moi assez limites.

Dommage.
Tant pis.

De la liberté de faire de la merde

Friday 12 July 2013 à 13:06
master chief au micro Petite discussion ce midi à propos de certaines chaînes YouTube qui sont soi disant achetées par les chaînes de TV, et qui ne tournent que pour le fric en diffusant de la merde.
Les faits reprochés ? De pourrir le web, de se faire du fric, d’être à la solde des chaînes de TV, de donner une mauvaise image du Web au public.

Personnellement je n’ai rien à faire : c’est leur droit de faire de la merde, non ? C’est leur droit d’être payé pour ça, non ? C’est leur droit d’être là, non ?
Quand à l’image du Web, nous attendions-nous à autre chose venant de chaînes de TV ?

Internet est un espace de liberté. Je serais mal venu de promouvoir la liberté d’un côté, et de les interdire de parler de l’autre. Faut rester cohérent.
Qu’ils aient 200'000 abonnés, c’est cool pour eux ! Ils gagnent leur vie en faisant de la merde, qu’ils pourrissent l’esprit du peuple comme le font les chaînes de TV, et ça fait d’eux – à mes yeux – des êtres humains méprisables, mais ils ont le droit de le faire. En signant, on est censé être d’accord avec ce pourquoi on signe. On ne peut donc pas dire qu’ils aient signés sans connaissance de cause (ou alors il y a un problème beaucoup plus gros).

Après, si on ne veut pas que tout l’Internet ne soit pourri par des cons qui ouvrent leur gueule, c’est à nous de l’ouvrir. C’est à nous de remonter le niveau. C’est ce que j’essaie de faire (même si le résultat ne semble visiblement pas à la hauteur de certains).

Ouvrez un blog, ouvrez une chaîne vidéo et parlez, argumentez, dénoncez ! Si les autres ont le droit de parler, n’oubliez jamais que vous aussi vous avez le droit de parler.

On me donne ce lien, d’un internaute qui pousse un coup de gueule contre ces chaînes Youtube pourries (ce n’est pas l’internaute avec qui j’ai discuté, mais son discourt est le même). Dans le fond, je le rejoint : certaines chaînes sont pourries et sont à la botte des chaînes de TV débiles (même si je ne connais pas les chaînes qu’il cite).
Mais sur la forme, je ne suis pas d’accord du tout :

le souci c’est que le contenu proposé est vraiment très mauvais voire PATHÉTIQUE et dégradant pour l’image des YouTubers, entre Plouf, Les anges du FPS ou pire Clash Food on atteint vraiment le niveau 0 du contenu Internet, c’est même pire que la télévision.
Ben ne regarde pas !
Si ces chaînes connes ont 200'000 abonnés, ce sont les abonnés qui sont con. Comme j’ai dit : profiter de ça et faire de l’argent sur ça est immoral, mais pas interdit.

Comment ça fonctionne ? C’est très simple, la chaine paye les YouTubers en fonction de leur nombre d’abonnés, généralement ça tourne entre 500 et 1 500 euros.
C’est pas interdit. Où est le problème ?
Je l’ai dit : gagner de l’argent en exploitant la crédulité des gens fait d’eux des enfoirés. Mais le net est libre, et même les connards ont droit à la parole. Si vous n’acceptez pas ça, vous ne valez pas mieux que ceux qui nous pondent des lois liberticides et anti-égalitaires.

Cette pratique est vraiment malsaine vu que en gros plus t’a une grosse bite sur YouTube plus on te rémunère et tant pis pour les autres
Ça a toujours été comme ça. Pas juste sur Youtube.
C’est triste, ok, mais c’est pour ça qu’il faut plutôt promouvoir ce que vous aimez plutôt que dénoncer ce que vous détestez : en parlant en mal de quelque chose, vous en parlez, et ça fait de la publicité gratuite.

Acheter les YouTubers, peu importe la qualité de leurs vidéos tant que ça rapporte de l’argent et des abonnés les producteurs sont contents, vous avez saisi maintenant le concept des chaines poubelles ?

Oui. Et c’est dégueulasse, on est bien d’accord.

Et pour finir les gens qui sont sous contrat avec eux ne peuvent rien dire puisqu’ils sont censés leurs faires la promo... […] Même si c’est de la merde ils sont obligés de partager, les YouTubers ne peuvent que fermer leurs gueules et rien dire, vive la censure du 21ème siècle !
Fallait pas signer.
Si le contrat n’interdit pas d’ouvrir un blog ou une chaine personnelle à côté dénonçant la chaine achetée par les boites à fric, ben faites-le ! Au moins vous montrez que vous êtes des êtres humains respectables. Et si c’est interdit, ben fallait pas signer. Attendez la fin du contrat pour pousser un coup de gueule.

Bien sûr je ne parle pas sans connaitre j’en ai discuté avec les quelques YouTubers concernés, beaucoup regrettent aujourd’hui et c’est tant mieux.
Tant mieux s’ils regrettent ! C’est bien ça qu’il faut partager maintenant : montrer que signer avec des boites qui vous promettent du fric en échange de votre influence, c’est mal ou finira mal.

Je rappelle que les chaînes Youtube, les pages Facebook ou autres blogs ne marchent que parce qu’ils y a les fan et ceux qui font les chaînes.
Si vous n’aimez pas, n’ayez pas peur de vous désabonner.

Image de Ayton

À quoi servent les icônes dans ce cas ?

Thursday 11 July 2013 à 18:22
Normalement on utilise des images pour représenter un concept afin de le rendre plus identifiable au premier coup d’œil et explicite afin qu’on voit ce qu’elle veut dire (accessoirement même si on n’a pas BAC+17 en thermonucléaire). Cela va des panneaux de la signalisation routière aux symboles sur les drapeaux.

Avec la technologie sont apparus d’autres icônes : celles représentant une fonctionnalité sur un objet, un logiciel, ou une propriété d’un appareil.
Par exemple, si je vois le signe de la tête de mort sur une fiole en verre, je sais tout de suite que je ne devrais pas en boire le contenu. Ce logo est — je pense — universellement reconnaissable : il est simple, explicite et la couleur orange/rouge incite tout de suite au danger (faisant ressortir le côté instinctif du « si c’est coloré, alors c’est dangereux »).

J’avais déjà fait un article à propos des icônes sur les appareils électriques. Ces logos sont tout à fait stupides selon moi. Il serait beaucoup plus simple de mettre une phrase telle que « ce produit est conforme aux normes des pays suivants : Pays1, Pays2, Pays3 etc. ».
Dans le cas présent, quel est le plus simple pour l’utilisateur : une phrase avec une énumération des pays ou toute une liste de logos que personne ne connaît ?

Bon, je trolle : l’exemple ci dessus parle de logos d’entreprises et pas d’icônes à proprement parler. Pourtant dans le même article je parle de l’icône avec les deux carrés imbriqués. Elle est joli, l’icône, vous ne trouvez pas ? Elle dit que l’appareil en question est pourvue d’une double isolation électrique.
Maintenant vous comprenez que les deux carrées représentent chacun une protection ! C’est bien ! Oh, mais attends… Le carré lui-même alors… C’est l’appareil alors ? Et Oui ! Les deux carrées représentent les deux couches d’isolation matérielle (au contraire d’un fusible, d’un disjoncteur) de votre appareil.
Vous avez mis combien de temps pour comprendre cette icône ? Cinq minutes ? C’est bien : une électrocution vous aurait déjà tué six ou sept fois.

Cette icône est donc pourrie aussi : une phrase serait là aussi beaucoup plus explicite.

Ce n’est vraiment pas simple de choisir des icônes qui veulent dire quelque chose. Parfois la difficulté peut aussi venir du fait que seul une petite partie des gens arrive à comprendre, alors que les autres sont complètement à la ramasse. Alors je me pose une question : pourquoi ne pas laisser tomber l’icône dans ce cas, et ne pas mettre une phrase à la place ?

Le pire c’est quand les logos sont tellement mal fichues qu’ils sont obligés de mettre les deux : le texte en plus de l’icône, comme sur les étiquettes de tshirt :

logo relatif au lavage sur un tshirt
Je trouve cela ridicule.

Vous allez me dire qu’une icône même mauvaise permet de s’affranchir de la barrière linguistique. Ben… Sur mon tshirt là… La température de lavage est indiquée en degrés Celsius : ils utilisent quoi déjà aux États-Unis ? Ils fournissent la calculatrice pour convertir 30°C en Fahrenheit et faire 30×9÷5+32 = 86°F ?

Dans le même genre de choses débiles : les thermostats sur les fours. Il n’y a pas deux fours où le thermostat 7 correspond à la même température ! Même chose pour les frigos. C’est combien le thermostat 5 ? Mon sandwich au jambon va rester frais au thermostat 5 ?

Si on reprend les T-shirt et les vêtements : pourquoi avoir inventé des tailles de pointure si tous les pays n’utilisent pas les mêmes (et même selon les marques : une taille M ne correspond pas toujours à la même chose) ? C’était trop dur de mettre la taille du pied en centimètres ?

Quand je disais parfois trouver le monde mal foutu, je vais finir par croire que c’est fait exprès. Et me parlez pas « des habitudes » ou « c’est comme ça depuis longtemps, on va pas changer » : ben si : si quelque chose est idiot, il faut le changer.

Pour finir, il est toujours possible de jouer au con aussi, et de se moquer de la signalétique avec un peu de mauvaise foi bien drôle.