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Le quotidien mousseux de Boris Vian à Michel Gondry

Friday 3 May 2013 à 16:15
Bonjour les cumes! (Aujourd'hui c'est mon anniversaire by the way)

Wala, dans mon maillon de la chaîne de la pomme de terre à haute température je vous ai promis de vous parler de l'adaptation au cinéma par Michel Gondry du premier chef-d'œuvre de Boris Vian (voir question quatre, paragraphe un: films, première (et seule) parenthèse; de l'article d'avant-hier) que je suis allé voir, justement, avant-hier, après avoir fini l'article, et profitant des derniers jours durant lesquels j'avais encore les réductions pour les moins de dix-huit ans pour y aller. Je l'avais lu en vitesse juste avant afin de pouvoir comparer, enfin avoir un œil critique plus ou moins.

L'histoire, rapidement (bref résumé pour ceux qui ne l'ont pas encore lu et qui devraient s'y mettre): Colin (Romain Duris) aime Chloé (Audrey Tautou), Chloé aime Colin. Ils se marient, ils partent en voyage, elle attrape un nénuphar. Non, ceci n'est pas une expression, elle a littéralement un nénuphar dans le poumon (ça rime!), le droit précisément. Pendant ce temps, Chick (Gad Elmaleh) est le meilleur ami de Colin et Alise (Aïssa Maïga) la nièce du cuisinier de Colin, Nicolas (Omar Sy). Alise aime Chick, Chick aime Jean-Sol Partre (Boris ici s'amuse avec le nom de son ami, Sartre que vous aurez reconnu). Dans un univers fantasmagorique et déjanté, des personnages sans psychologie vivent des avant urges extravagantes, extraordinaires et extrapolées, emplies de musique jazz et de couleurs nacrées tant que les mots emplissent les pages du livre.

Maintenant, pour la mise en scène (je sais que c'est du cinéma, mais je ne peux pas dire autrement, déformation professionnelle):
Plutôt que de faire recours au numérique, Gondry veut donner au film un aspect organique et les mêmes couleurs que celles continues dans le livre. Rien n'est oublié: ni le piano-cocktail, ni "Chlo-e" arrangé par Duke Ellington, le film baigne autant dans le jazz que dans le livre; les objets semblent s'animer d'eux-mêmes, les aliments dansent dans les assiettes, les voitures de police ont des pattes et les rayons du soleil sont des cordes tendues sur lesquelles on peut jouer…

C'est plein de poésie et surprenemment fidèle à l'œuvre littéraire: je suis sorti du film avec exactement les mêmes sensations que celles qu j'avais en sortant du livre.
Il est vrai, les critiques ne sont pas toutes positives ni unanimes: certains disent que les personnages ont une place secondaire, tant l'environnement est envahissant, et tant on a insisté sur des détails de mise en scène. Ce n'est pas entièrement faux; cependant, on aurait tort de dire pour cela qu'il ne respecte pas le livre: en effet, Boris Vian est en cela un précurseur du nouveau roman, offrant au lecteur des personnages stéréotypés, à l'opposé du roman classique, et par conséquent impossibles à jouer de manière réaliste. Ces personnages ne pourraient pas exister dans la réalité, et aussi fantasiste qu'il soit, un film est toujours plus réaliste, emprisonné par la logique de l'image.
Alors c'est un parti prix que le réalisateur a choisi, afin de mettre en avant cet aspect étrange des personnages, et personnellement, je trouve qu'il ne nuit nullement à l'intrigue et qu'au contraire il correspond parfaitement à ce qu'écrivait Boris Vian.
En effet, favoriser la dépiction d'un débarrassage de table abracadabrant à un dialogue entre les personnages rend parfois dans le cas présent mieux compte du contenu de l'œuvre que l'inverse, d'autant qu'il n'est en vérité pas si négligé que ça!

Musique! (déjà un peu évoquée…) On entend le jazz s'écouler dans toutes les pages du roman, jusque dans le marécage en lequel l'appartement finit par se transformer, rappelant le Bayou et la Nouvelle Orléans, berceau de cette musique si chère à Boris Vian. Dans le film, elle est en alternance avec des musiques plus modernes. En fait, tout le film est, encore une fois pour rester fidèle au roman, dans son intemporalité cette fois, le film donc est on ne sais où sur la courbe temporelle, la ville apparaîssant tantôt comme dans les années 50, tantard comme futuriste, et entre les deux de nos jours parfois, entre autres.

Le même humour flotte dans les deux œuvres, dans lesquelles l'eau est très importante, car elle encourage la maladie de Chloé, son nénuphar. La caméra perd petit à petit sa couleur au fur et à mesure que l'état de Chloé s'aggrave, et l'appartement rétrécit.
J'ai parlé de poésie. La même douceur se glisse entre les mots de l'auteur et les prises du filmeur, amour, ambiguïté amoureuse, les signes les plus explicites d'amour n'en étant pas toujours les preuves les plus grandes.

Je vous laisse avec ça, vous comprendrez si vous l'avez lu, vu ou les deux. N'hésitez pas à commenter!

Au fait, il y a aussi un film fait en 1968 adaptés de L'écume des jours de Vian, mais je ne l'ai pas encore vu.
Correct-er

Patate Chaude : 11 questions à un (non) blogueur : Correct-er

Wednesday 1 May 2013 à 21:12
Alors wala, Qwerty m'a transmis une patate chaude (j'en ai encore mal à la langue) voici la réponse à ses questions.

Que faire pour améliorer le monde ?

Une grande question! Le monde est un bâtiment scolaire de physique-chimie, avec des arrivées de gaz à chaque étage, et un réservoir central qui amène le gaz central. C'est bien tout ça, mais pourquoi l'améliorer alors? Parce qu'il y a le feu partout. Dans chaque classe. Et on va pas laisser tout le bâtiment cramer, si?
Ceci est une métaphore, mais filons-la pour y voir plus clair à travers la fumée des incendies. Le truc c'est qu'il faut éteindre le feu, vous en conviendrez. Alors beaucoup pensent que pour sauver le monde il faut prendre des extincteurs et courir dans les salles. Ces gens-là sont les UNICEF, les Greenpeace, les Avaaz, les Anonymous. Ils vont dans une des salles et tentent désespérément d'apaiser le feu, tandis que dans la salle d'à côté ça flambe de plus belle. Parce qu'il est toujours alimenté par le gaz!
Ce qu'il faut faire, c'est aller à la base du problème: couper l'alimentation en gaz. Le chemin est plus long, cela demandera le sacrifice temporaire d'une partie des salles, ou du moins de certains éléments qui y sont présents, mais ça permettra la préservation, à terme, de l'ensemble du bâtiment.
Maintenant, défilons: le bâtiment, vous l'aurez compris, c'est le monde. La Terre, l'humanité, tout ce que vous voudrez (ça rime!). Les incendies sont tous les différents problèmes sociaux, politiques, économiques, écologiques, culturels et ainsi de suite, tout ce qu'il faut améliorer quoi. Et le gaz, ben c'est ce qui les relie toutes. C'est la cause première et implicite de tous les problèmes au niveau le plus profond: le manque d'unité, de paix, de spiritualité dans le monde.
Fermer le gaz consiste à éduquer les hommes et femmes de demain, de leur apporter des valeurs humaines (car je sais que le terme "spirituel" ne plait pas à tout le monde) telles que le respect, le service et le partage, afin d'abolir les préjugés, les frontières et les discriminations, les fanatismes religieux et anti-religieux, de leur permettre de choisir librement leur vie après une recherche personnelle de la vérité, et ainsi apporter l'unité, non dans la conformité, mais dans la diversité, et ainsi la paix.
Concrètement et actuellement, ce qu'il faut c'est une action sociale avec un cadre conceptuel basé ni sur la communauté, ni sur l'individu, mais sur un système mariant les deux, une action éducative permettant l'ouverture des esprit et une action de service permettant le progrès social.
www.ruhi.org
www.fundaec.org/en

Pensez vous que la paix mondiale est possible et comment ?

Inch'allah, comme on dit chez moi. Plus sérieusement, si on applique le système sus-cité (cité ci-dessus), wi, donc wi vu qu'il est appliqué par des millions de personnes de cultures et de croyances diverses dans le monde entier. Wi avec une réserve cependant: inch'allah, autrement dit, le soutien, la grâce de notre Seigneur, le Très-Glorieux. Toujours.

Quel est votre plat/boisson préférée ?

Plat: Par principe, bien que n'en mangeant pas, étant végétarien: "fish fingers and custard" dans le texte (du script de l'épisode de la série), qui, s'il fallait le traduire, se dirait: du poisson panné à la crème anglaise.
Boisson: Éternellement Schweppes.

Quels sont vos films, musiques, livres, … préférés ?

Films: El Laberinto del Fauno, Blade Runner, 12 Monkeys, Into The Wild, Nausicaä de la vallée du vent, The Fifth Element, et beaucoup d'autres mais beaucoup moins (je vous dirai pour L'écume des jours quand je serai allé le voir);
Musique: qu'on va classer en sous-catégories
Les meilleurs: Pink Floyd, Radiohead, Pixies, Red Hot Chili Peppers, Stereophonics, The Cure…
Symphonic Metal: Nightwish, Within Temptation, Delain, Epica, Xandria, After Forever…
Trip Hop: Massive Attack, Portishead, Archive, Morcheeba…
Piano Rock: Keane, Athlete, Thirteen Senses, OneRepublic…
Nü Metal/Post-Hardcore: Lostprophets, Deftones, The Used, Scary Kids Scaring Kids…
Shoegazing: Blonde Redhead, My Bloody Valentine, Silversun Pickups, Mew…
Indie Folk: Cocoon, Angus & Julia Stone, Tunng…
Électronique: Moby, Enigma pour les "classiques", Daft Punk, Kavinsky, M83, MGMT, Phoenix, The xx pour les récents.
Rap (depuis peu): IAM, Eminem, Mac Miller, Macklemore…
Livres: inconditionnellement Fahrenheit 451 de Ray Bradbury, à peu près tout ce qu'a écrit Camus, mais en particulier La chute et en théâtre Caligula, et les poèmes de Boris Vian sont ce que je préfère lire de lui, bien que j'adore ses romans. Et bien sûr, l'ensemble de la littérature française et de la literature anglosaxone, en particulier le gothique et la sci-fi.
Et … Que j'ai envie de traduire par "séries", j'en regarde pas beaucoup, mais je les sélectionne avec soin: Doctor Who, Sherlock, Mentalist et Broadchurch.

Qui sont pour vous les personnages qui ont modifié de manière considérable l'Histoire et qui ont apporté un progrès ?

Adam, Noé, Zoroastre, Krishna, Abraham, Moïse, Jésus, Buddha, Qetzalcoatl, Muhammad, le Báb, Bahá'u'lláh… Et toutes les autres manifestations de Dieu qui furent vectrices d'une civilisation ou une autre. À défaut d'une certitude quant au nom de celle des peuples d'amérique Latine, j'ai donné le nom du Dieu principal, et ne connaissant pas celles qui apportèrent l'unité aux autres cultures et civilisations, comme les Inuits, les Natifs d'Amérique du Nord ou les peuples d'Afrique.

Pourquoi aimez vous bloguer ?

Correction: je ne blogue pas. Je vais vous raconter une histoire: un jour, un de mes amis qui s'appelait Qwerty (c'est pas son vrai nom, vous m'aurez compris, mais discrétion requise et pi sa rime aussi) me dit qu'il a créé un site et me propose de l'y rejoindre afin d'être écriveur (mix d'écrivain et de rédacteur) et j'ai dit wi et du coup je suis ici. Mais à part ça je blogue pas! Je suis ici parce que j'aime écrire, parce que ça me permet de m'exprimer, et wala quoi!

Quelle est votre citation préférée ?

Je ne vis pas ma vie selon les mots des autres.

Pourquoi fait-on des chaînes idiotes ?

Pour faire gagner de l'argent aux opérateurs téléphoniques quand c'est par téléphone, en nous forçant à payer un SMS pour faire suivre la chaîne à chaque personne, ce qui au final revient cher. Par mail c'est à peu près le même principe, bien que je ne comprenne pas comment ils parviennent à faire des profits sur l'envoi des mails. Ou bien il y a un lien dans le mail, qui rapporte de l'argent à l'envoyeur à chaque clic, comme les "j'aime" sur Facebook rapportent 1$ à Marcou.

Pourquoi les idées révolutionnaires ou les choses urgentes doivent toujours se faire quand on a jamais le temps ? et quand on a du temps, on a rien à faire ?

"People assume that time is a strict progression from cause to effect, but actually, from a non-linear, non-subjective viewpoint, it's more like a big ball of… Wibbly wobbly… Timey whimey… Stuff." (Non-traduisible, désolé).
C'est comme là pour le bac: j'ai PLEEEIIIN de choses à faire, mais je suis tellement écrasés que du coup je fais rien, je perds mon temps. Je sais, c'est stupide, mais bon…
Pour les idées révolutionnaires, leur mise en place prend tellement de temps qu'on remet ça à plus tard, à un moment qui n'arrivera jamais et durant lequel on aura suffisamment de temps pour le mettre en place. N'arrivera jamais parce que notre société nous pompe le temps de manière à supprimer toute intention d'action divergente. "Reste dans ta bulle et nous fait pas chier". Pourquoi le fait-on, alors? Parce que c'est plus confortable, et on préfère la sécurité à la liberté.

Quelles études as-tu faites/fais-tu/feras tu ? Quel est, si tu travailles, ton métier ? Pourquoi as tu choisi cette voie ? Si c'était à refaire, que ferais-tu ?

Alors, j'ai fait des études littéraires dans des lycées français à l'étranger, et quand j'étais en France dans un lycée international. Je me prépare présentement (littéralement) à l'examen final terminal de fin définitive d'études, je suis en phase terminale du cancer scolaire, le bac va m'arracher la tumeur, je vais crever et passer dans une autre dimension, la vie après le bac. Après, bha vous connaissez la chanson: inch'allah! Haha (ou "Demain c'est loin). Mais je suppose qu'après une année dédiée exclusivement au service de l'humanité, je vais continuer dans cette voie tout en faisant des études de lettres, langues, théâtre, un des trois, ou deux, ou les trois.
Et je suis-étais-serai-serais (rayer la/les mentions inutile/s) acteur de théâtre à mi-temps.
Si c'était à refaire, bha je referais. Je n'éprouve aucun regret par rapport à mes choix, car même si je n'ai pas toujours fait les bons, les épreuves qui en ont découlé m'ont plus apporté que si j'avais fait le bon choix dès le début.

Mes 11 questions :

Sais-tu pourquoi cette chaîne comporte 11 questions?
Quelle est la réponse à la vie, l'univers et euh… À tout le reste?
Qu'est-ce que c'est, bloguer, pour toi?
Que signifie réussir sa vie? Comment penses-tu gagner ta vie?
Quelle est la dernière question existentielle que tu t'es posée?
Quels sont les préjugés contre lesquels tu dois encore lutter (avec toi-même, cela va de soi!)
Quelle est ta nourriture préférée? (Matérielle et/ou spirituelle, au choix: parle de tes goûts culinaires et culturels)
2+2=?
Pluton devrait-elle redevenir une planète?
Quel est ton rêve le plus fou?
Si on voulait te connaître à la perfection, il faudrait te poser quelle seule et unique question?

Et j'ai envie de les poser à Billx de culture-generale.fr…s'il les lit.
Correct-er

quelques citations célèbres (6)

Saturday 27 April 2013 à 07:48
Nous continuons ce qui a été commencé, avec la deuxième et dernière partie des citations tirées des papillotes de Noël !
C'est dans les villes les plus peuplées que l'on peut trouver la plus grande solitude. Jean Racine
Rester, c'est exister : mais voyager, c'est vivre. Gustave Nadaud
Tous les trésors de la terre, ne valent pas le bonheur d'être aimé. Calderon
Le passé est un phare, non un port. Proverbe russe
Tout ce que tu feras sera dérisoire, mais il est essentiel que tu le fasses. Gandhi
Il faut toujours se réserver le droit de rire le lendemain de ses idées de la veille . Napoléon Bonaparte
Si votre coeur est une rose, votre bouche dira des mots parfumés. Proverbe russe
Vouloir oublier quelqu'un, c'est y penser. Jean de la Bruyère
Une difficulté n'en est plus une, à partir du moment où vous souriez, où vous l'affrontez. Baden-Powell
Maison de paille où l'on rit vaut mieux qu'un palais où l'on pleure. Proverbe chinois
L'amour a d'autres yeux que le commun des hommes. Jean Racine
L'amour le plus secret laisse par quelque marque échapper son secret. Jean Racine
Les enfants n'ont ni passé ni avenir et, ce qui nous arrive guère, ils jouissent du présent. Jean de La Bruyère
L'homme vraiment libre ne veut que ce qu'il peut, et fait ce qui lui plait. Jean-Jacques Rousseau
Accepter l'idée d'une défaite, c'est être vaincu. Maréchal Foch
Vouloir oublier quelqu'un, c'est y penser. Jean de la Bruyère
La terre n'a pas soif de sang des guerriers, mais de la sueur des hommes. Proverbe brésilien
L'idéal de l'amitié c'est de se sentir un et de rester deux. Anne Sophie Swetchine
Ne juge aucun homme avant d'avoir marché avec ses mocassins durant deux lunes. Proverbes amérindien
Ceux qui aiment les fleurs ont un cœur ressemblant à cette fleur. Marcel Proust
Celui qui déplace la montagne, c'est celui qui commence à enlever les petites pierres. Confucius
Le but n'est pas toujours placé pour être atteint, mais pour servir de point de mire. Joseph Joubert
Si les mots viennent du cœur, ils iront droit au cœur, mais s'ils viennent dans la langue, ils n'iront pas au-delà des oreilles. Al Suhrawardi
L'homme vraiment libre ne veut que ce qu'il peut et fait ce qui lui plait. Jean-Jacques Rousseau
On peut fendre un rocher; on ne peut pas toujours attendrir un cœur. Proverbe indien
Nul ne skie assez doucement pour glisser sans laisser de traces. Proverbe finnois
Savoir pour prévoir, afin de pouvoir. Auguste Comte
Pour entretenir l'amour, il faut savoir faire preuve d'imagination au quotidien. Anonyme
Un baisé légal ne vaut jamais un baiser volé. Guy de Maupassant
De toutes les passions la seule vraiment respectable me parait être la gourmandise. Guy de Maupassant
Il n'y a pas de plus lourd fardeau que d'avoir trop de désirs. Lao Zi
Il y a des larmes d'amour qui dureront plus longtemps que les étoiles du ciel. Charles Péguy
L'art d'être tantôt très audieux et tantôt très prudent est l'art de réussir. Napoléon Bonaparte
L'enfance est un papillon qui se hâte de brûler ses blanches ailes aux flammes de la jeunesse. Aloysius Bertrand
Les premiers sentiments sont toujours les plus naturels. Madame de Sévigné
La rosr n'a d'épines que pour ceux qui veut la cueillir. Proverbe chinois.
Le génie commence les beaux ouvrages, mais le travail seul les achève. Joseph Joubert
Ce que l'on conçoit bien s'énonce clairement, et les mots pour le dire arrivent aisément. Nicolas Boileau
Il ne faut point refuser pour refuser, mais pour faire valoir ce qu'on accorde. Jean jacques Rousseau
Les désirs ne peuvent s'étendre à ce que l'on ne connait pas. Ovide
L'homme n'a point de port, le temps n'a pas de rive; Il coule et nous passons. Alphonse de Lamartine
N'allez pas là où le chemin peut mener. Allez là où il n'y a pas de chemin et laissez une trace. Ralph Waldo Emerson
Le passé est un phare, non un port. proverbe russe
Partout où quelque chose vit, il y a, ouvert quelque part, un registre où le temps s'inscrit. Henry Bergson
Dans une avalanche, aucun flocon ne se sent jamais responsable. Voltaire
Il faut agir en homme de pensée et penser en homme d'action. Henri Bergson
Garde tes peurs pour toi et partage ton courage avec autrui. R. L. Stevenson
L'art vise à imprimer en nous des sentiments plutôt qu'à les exprimer. Henri Bergson
La meilleure façon d'imposer une idée aux autres, c'est de leur faire croire qu'elle vient d'eux. Alphonse Daudet
Lorsque les hommes travaillent ensemble, les montagnes se changent en or. Proverbe chinois
Les visites font toujours plaisir, si ce n'est en arrivant, du moins en partant. Jean de la Bruyère
On met plus de passion à obtenir ce qu'on n'a pas qu'a conserver ce qu'on a. Stendhal
Ce que nous prévoyons arrive rarement. Ce à quoi nous nous attendions le moins se produit souvent. B. Disreaeli
On se sert des couleurs mais on peint avec les sentiments. Jean Chardin
On ne doit pas solliciter comme une faveur ce qui est dû comme une récompense. Térence
On met plus de passion à obtenir ce qu'on n'a pas qu'à conserver ce qu'on a. Stendhal
Sous l'innocence, la santé et l'indépendance, la gaieté ne saurait exister. Chrétien Guillaume Malesherbes
Rien ne peut résister à l'assaut du rire. Marc Twain
Qu’importe aux cœurs unis ce qui change autour d'eau ? Alphonse de Lamartine
Tout ascension vers un endroit merveilleux se par par un escalier en spirale. Francis Bacon
L'accent est l'âme du discours, il lui donne le sentiment et la vérité. Jean-Jacques Rousseau
Tu ne peux empêcher les oiseaux de la tristesse de voler au-dessus de ta tête, mais tu peux les empêcher de faire leur nid dans tes cheveux. Proverbe Chinois
Partout où quelque chose vit, il y a, ouvert quelque part, un registre où le temps s'inscrit. Henri Bergson
Qwerty

Une escalade vertigineuse, mais invisible

Saturday 20 April 2013 à 08:28
Cet article vient d'un post sur Google+ de Jean-Baptiste Quéru, un polytechnicien travaillant sur Android chez Google. Ce post, ainsi que sa traduction par tcit est sous licence CC:BY 3.0. Comme je trouve ce texte génial, j'ai décidé de le partager ! Pour les moins technophiles d'entre vous, pas de problème si cela vous semble obscure, n'ayez pas peur, tant que vous saisissez la complexité, qui ferai faire des cauchemars au plus grand ingénieur ! Pour les problèmes de traduction, il faut voir du côté du blog de tcip !


Vous venez juste d'arriver sur la page d'accueil de Google.
C'est simple, n'est-ce pas ?
Que vient-il de se passer ?

Et bien, lorsque vous connaissez un peu le fonctionnement des navigateurs, ce n'est pas si simple. Vous venez juste de mettre en jeu HTTP, HTML, CSS, ECMAScript (NdT : Javascript standardisé), et autres. Toutes ces choses sont des technologies incroyablement complexes qui feront n'importe quel ingénieur être pris de vertiges s'il pense trop à elles, de telle sorte qu'aucune entreprise aujourd'hui ne peut faire face à toute cette complexité.

Simplifions les choses.

Vous venez juste de connecter votre ordinateur à www.google.com

C'est simple, n'est-ce pas ?

Que vient-il de se passer ?

Et bien, lorsque vous connaissez un peu le fonctionnement des réseaux, ce n'est pas si simple. Vous venez juste de mettre en jeu DNS, TCP, UDP, IP, Wifi, Ethernet, DOCSIS, OC, SONET et d'autres. Ces choses sont en réalité des technologies incroyablement complexes qui feront n'importe quel ingénieur être pris de vertiges s'il pense trop à elles, de telle sorte qu'aucune entreprise aujourd'hui ne peut faire face à toute cette complexité.

Simplifions les choses.

Vous venez juste de taper www.google.com dans la barre d'adresse de votre navigateur.

C'est simple, n'est-ce pas ?

Que vient-il de se passer ?

Et bien, lorsque vous connaissez un peu le fonctionnement des systèmes d'exploitation, ce n'est pas si simple. Vous venez juste de mettre en jeu un noyau (NdT : kernel), une pile hôte USB, un répartiteur d'entrée, un gestionnaire d'événements, un « aligneur de polices », un procédé pour « tramer » des polices, un système de fenêtrage, un pilote graphique, et bien d'autres, tous écrits dans des langages de haut niveau qui doivent être passés à travers des compilateurs, éditeurs de liens, optimiseurs, interpréteurs, et encore d'autres. Ces choses sont en réalité des technologies incroyablement complexes qui feront n'importe quel ingénieur être pris de vertiges s'il pense trop à elles, de telle sorte qu'aucune entreprise aujourd'hui ne peut faire face à toute cette complexité.

Simplifions les choses.

Vous venez juste d'appuyer sur une touche de votre clavier.

C'est simple, n'est-ce pas ?

Que vient-il de se passer ?

Et bien, lorsque vous connaissez un peu le fonctionnement des périphériques, ce n'est pas si simple. Vous venez de mettre en jeu un régulateur de puissance, un capteur de pression, un multiplexeur d'entrée, une pile périphérique USB, une pile hub USB, tout cela implémenté dans une seule puce électronique. Cette puce électronique est construite de fines tranches de lingots de silicium monocristallin hautement purifié, dopé avec des quantités infimes d'autres atomes qui sont projetés dans la structure cristalline, interconnectées avec plusieurs couches de cuivre ou d'aluminium, qui sont elles-mêmes déposées selon des motifs de lumière ultraviolette de haute énergie étant axés avec une précision d'une fraction de micron, reliées au monde extérieur par de minces fils d'or, tous à l'intérieur d'un emballage constitué d'une résine thermiquement et dimensionnellement stable.

Les motifs de dopage et la mise en œuvre des interconnexions entre les transistors, qui sont regroupés pour créer des portes logiques. Dans certaines parties de la puce, les portes logiques sont combinées pour créer des fonctions arithmétiques et bit à bit, qui sont combinées pour créer une ALU. Dans une autre partie de la puce, les portes logiques sont combinées en boucles bistables, qui sont alignées en rangées, qui sont combinées avec des sélecteurs afin de créer une banque de registres. Dans une autre partie de la puce, les portes logiques sont combinées en contrôleurs de bus et de décodeurs d'instructions de microcode pour créer un ordonnanceur d'exécution. Dans une autre partie de la puce, elles sont combinées dans les multiplexeurs d'adresse et de données et de circuits de synchronisation pour créer un contrôleur de mémoire. Il y a même encore plus. Toutes ces choses sont en réalité des technologies incroyablement complexes qui feront n'importe quel ingénieur être pris de vertiges s'il pense trop à elles, de telle sorte qu'aucune entreprise aujourd'hui ne peut faire face à toute cette complexité.

Pouvons nous encore plus simplifier ?

En fait, et c'est effrayant, non, nous ne pouvons pas. Nous pouvons à peine comprendre la complexité d'une seule puce dans un clavier d'ordinateur, et pourtant il n'y a pas de niveau plus simple. L'étape suivante nous emmène au niveau du logiciel utilisé pour concevoir la logique de la puce, et ce logiciel lui-même a un niveau de complexité qui nécessite de revenir au début de la boucle.

Aujourd'hui, les ordinateurs sont si complexes qu'ils ne peuvent être conçus et fabriqués avec des ordinateurs un peu moins complexes. À leur tour, les ordinateurs utilisés pour la conception et la fabrication sont si complexes qu'ils ne peuvent eux-mêmes être conçus et fabriqués avec des ordinateurs un peu moins complexes. Il faudrait ainsi passer par de nombreuses boucles de tels revenir à un niveau qui pourrait être reconstruit à partir de zéro.

Une fois que vous commencez à comprendre comment nos appareils modernes fonctionnent et comment ils ont été créés, il est impossible de ne pas être pris de vertige devant l'immensité de tout ce qui est en jeu, et de ne pas être en admiration devant tout ce qui fonctionne, alors que la loi de Murphy dit qu'ils ne devraient tout simplement pas fonctionner.

Pour les non-technophiles, tout cela est une boîte noire. C'est un grand succès de la technologie : tous les niveaux de complexité sont entièrement cachés et les gens peuvent les utiliser sans même savoir qu'ils existent. C'est la raison pour laquelle beaucoup de gens peuvent trouver des ordinateurs très frustrants dans leur utilisation : il y a tellement de choses qui peuvent mal se passer que certaines se passeront inévitablement, mais la complexité est tellement immense qu'il est impossible pour la majorité des utilisateurs d'être en mesure de faire quelque chose face à une erreur.

C'est aussi pourquoi il est si compliqué pour les technophiles et les non-technophiles de communiquer entre eux : les technophiles en savent trop sur trop de niveaux et les les non-technophiles en connaissent trop peu sur quelques niveaux pour pouvoir établir une communication directe efficace. Le fossé est si large qu'il n'est même plus possible qu'une personne soit un intermédiaire entre ces deux groupes, et c'est par exemple pourquoi nous nous retrouvons avec ces techniques alambiquées de centres d'appels d'aide ou de S.A.V et de leurs multiples niveaux. Sans ces structures de soutien profondes, vous vous retrouvez avec la situation frustrante que nous voyons lorsque les utilisateurs finaux ont accès à une base de données de bugs directement utilisée par les ingénieurs : ni les utilisateurs finaux, ni les ingénieurs obtiennent l'information dont ils ont besoin pour atteindre leurs objectifs.

C'est pourquoi la presse grand public et l'utilisateur moyen a tant parlé de la mort de Steve Jobs et en comparaison tellement peu de celle de Dennis Ritchie : l'influence de Steve était sur une couche que la plupart des gens pourraient voir, tandis que celle de Dennis était beaucoup plus cachée. D'un côté, je peux imaginer comment serait le monde de l'informatique sans le travail que que Jobs fit et les gens qu'il inspira : probablement un peu moins brillant, un peu plus beige, un peu plus carré. Au fond, cependant, nos appareils fonctionneraient toujours de la même façon et feraient toujours les mêmes choses. De l'autre côté, je ne peux littéralement pas imaginer comment le monde de l'informatique serait sans le travail qu'effectua Ritchie et les
gens qu'il inspira. Au milieu des années 80, l'influence de Ritchie avait pris le desssus, et même avant cela il restait vraiment peu de chose du monde pré-Ritchie.

Pour finir, et c'est très important, c'est pour cette raison que notre système de brevets ne fonctionne pas : la technologie a tellement fait le travail incroyable de cacher sa complexité que les personnes régulant et faisant fonctionner le système de brevets sont tout juste conscients de la complexité de ce qu'ils régulent et font fonctionner. C'est l'exemple ultime du problème connu de « la couleur de l'abri à vélos » : tout comme les les discussions proverbiales à la mairie au sujet d'une centrale nucléaire finissent par se porter sur la couleur de la peinture pour la remise à vélos de la centrale, les discussions de brevets sur les systèmes informatiques modernes finissent par porter sur la taille des écrans ou l'organisation des icônes, car dans les deux cas ils sont le seul aspect que les personnes impliquées dans la discussion sont capables de discuter, même si elles ne sont pas pertinentes à la fonction effective de l'ensemble du système en cours de discussion.


Qwerty

Iphis et Iante

Saturday 13 April 2013 à 07:30
Iphis et Iante est une pièce de Benserade. La première représentation eu lieu en 1634. L'histoire est inspirée des métamorphoses d'Ovide.
L'histoire se passe à Phaïstos, au lieu de la Crète.
Le père d'Iphis voulait un garçon (plus facile à marier et moins de charges qu'une fille selon lui). Malheureusement, Téléthuse, sa femme, a eu une fille. Elle la travestie donc en garçon pour que son père ne la tue pas. Toute l'intrigue tourne donc sur subterfuge.
Son père arrange donc un mariage avec Iante, belle jeune femme, mais surtout riche (le mariage arrangé est bien sûr plus qu’intéressé). Mais Iante ne connaît pas le honteux secret d'Iphis et tombe l'un et l'autre amoureux. Malheureusement, Ergasme, confident de tous, connaît la vraie nature d'Iphis et est lui aussi amoureux. L’ambiguïté est donc de savoir s'il aime Iphis en tant que femme, ou en tant que femme travestie en homme.
La fin se termine par un deus ex machina de la déesse Isis (spoil) : elle transforme Iphis en garçon. Cette fin est surtout faite pour le côté politiquement correct, car on ne pouvait imaginer une relation homosexuelle à l'époque ! (fin du spoil).
Plusieurs thèmes sont donc abordés dans cette pièce.
Tout d'abord celui de l'argent et des mariages arrangés. En effet, dans la pièce, il est clair que le seul intérêt des deux pères sont bien sûr de fructifier leurs biens et grossir leur porte monnaie.
On voit aussi le problème de la condition féminine soumise à l'autorité paternel et le droit de vie et de mort qu'il possède sur sa descendance.
On voit aussi et bien sûr l'homosexualité féminine, qui était peu traité à l'époque (et encore moins à l'époque d'Ovide. D'ailleurs, c'est la seule référence à l'homosexualité féminine dans la mythologie grecque).
L’attirance d'iphis envers Iante est très forte (l'inverse aussi d'ailleurs, mais il en est rien choquant, car Iante pense qu'iphis est un homme), comme le montre la nuit de noce, auquel Iphis déclare qu'il est certes assoiffé, qu'il se trouve à côté d'une fontaine d'eau pure, mais qu'il ne peut pas la consommer. L’ambiguïté plane entre un amour purement platonique ou un mélange avec l'attirance physique.
La scène, à l'époque, a du, par son thème principal traité, faire scandale. En effet, même si l'homosexualité masculine était toléré, celle féminine était banni, proscrite. De par l'audace qu'a fait l'auteur pour pouvoir parler de ce sujet, on peut considérer que cette pièce peut-être considérer comme un classique du théâtre français, à côté de Molière et de Racine (pourquoi toujours eux, d'abord?). Sa résonance actuelle, à l'heure où en France on parle du mariage homosexuel (et qu'on me parle pas de « pour tous », je trouve que ça fait novlangue), nous montre que ce problème est universelle et intemporel.
Bref, une pièce que je vous conseille de voir si l'occasion se présente.
Qwerty
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