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Oui à la neutralité du net et non aux ralentissements volontaires des sites Internet

Wednesday 10 September 2014 à 07:00
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Pour plus d’informations, voir l’initiative SlowDay.

Shaarli, le réseau social décentralisé par excellence ?

Tuesday 9 September 2014 à 15:43
Shaarli est un petit logiciel sans prétention composé de quelques lignes de code. Avec ce petit logiciel, vous pouvez partager des liens ou des notes. C’est un outil tout simple, sans prétention. Pourtant, une communauté (un peu geek/technophile sur les bords, certes, au début), a détourné l’usage premier pour le transformer en un réseau social décentralisé. Décentralisé ? C’est à dire ?
Admettons que vous voulez aller sur gazouilleur[1] ou trombinoscope[2]. Vous êtes obligés d’aller sur le site gazouilleur.com ou trombinoscope.com pour poster vos messages, des vidéos, ou d’autres trucs de fous de la mort qui tue ! Et si un jour votre site tombe en panne (ça arrive souvent), vous ne pouvez, et vos amis non plus, rester en contact. Et puis, il y a eu de nombreuses polémiques concernant l'espionnage des données.
Shaarli n’a pas ces désagréments[3]. Vous mettez shaarli sur votre serveur (ou celui d’un ami ou une personne qui possède un serveur ET qui a votre confiance), et vous postez vos liens. Vous pouvez suivre vos amis grâce à la merveilleuse technologique du RSS[4]. Si le serveur d’un de vos amis tombe en panne, cela n’impactera pas tout les serveurs possédant shaarli. Vous perdrez qu’une partie de l’information. C’est ce qu’on appelle la résilience.
Bon, OK, dans sa forme avec les flux RSS, il y a pas de commentaires, et on sais pas qui répond à qui si on ne suit pas tout le monde. Pas de panique, Shaarli.fr, le plus gros annuaire des shaarlis, recense un sacrée nombre de shaarli. On peut donc voir qui répond à qui… Il suffit juste d’enregistrer son site. Il y a une grosse communauté, environ 200 personnes.
Si vous êtes intéressés[5], je peux installer des shaarlis sur l’étudiant libre, voir même faire une instance comme Shaarli.fr au besoin, pour plus de résilience !
Vive le web indépendant :)

Comment l’extrême droite utilise Internet pour conquérir les esprits ou l’utilisation d'une propagande bien huilée

Thursday 4 September 2014 à 15:23
Yoni Kaplan-Nadel - domaine public
Yoni Kaplan-Nadel - domaine public

J’ai vu passer dans la shaarliosphère un lien intrigant montrant une vidéo sur comment gruger le fisc et la redevance. Sans même cliquer, j’ai flairé l’entourloupe. Sérieusement, cela redirige vers un site d’un parti d’extrême droite. Et dans ma tête, il a eu une lumière : sous des airs de trucs et astuces diverses, l’extrême droite fidélise son électorat. Laissez moi vous expliquer leur stratégie pour attirer le chaland.
Tout d'abord, écrivez des articles possédant une certaine neutralité politique et idéologique, mais qui est générateur de clic, du genre « Comment gruger le fisc facilement et légalement ». Vous retrouverez ce genre de titres dans la presse à sensation. En ayant un peu de bouteille dans le surf sur le web, on flaire ce genre de titres de loin, mais ça demande une petite habitude. Après que le quidam ai visionné l’article, il cliquera sur un des liens proposés en guise de suggestion de lecture. Une majorité de blog font ça pour que les lecteurs restent, même le site de votre fidèle serviteur (même si dans mon cas, c’est une liste choisie aléatoirement). Peu à peu, les articles dévoile une certaine idéologie sans trop le dire. Ils vont pas vous dire frontalement « Eux c’est nos moutons noirs », non, ils vont faire d’une manière plus fine : ils vont insister sur la grandeur de la France[1], que le produit français crée des emplois (et le critère monétaire fait souvent mouche, surtout en temps de crise). Des arguments qui en filigranes disent : Les autres nous empêchent de nous réaliser pleinement. Ils vont aussi jouer sur le mécontentement général, en faisant la stratégie du « tous pourris, mais pas nous, on est l’alternative, le changement ». Les gens, naïvement, vont y croire par désespoir. Stratégie classique du populisme.
Après que cet état d’esprit s’insinue en vous de manière inconsciente, ils auront gagnés la bataille : vous serez prit dans l’engrenage et vous aurez accepté de lire de plus en plus de blogs de la fachosphère : c’est une technique bien connue du marketing : une fois que vous aurez cédée une fois, vous devez continuer jusqu’au bout. C’est la dissonance cognitive.
En bref, la stratégie est simple : attirer puis attraper et ne pas relâcher. On pourrait croire que juste les esprits faibles peuvent tomber dedans : non, parce que cela se joue dans l’inconscient. Le seul moyen de lutter est de se forger une armure. Mais même avec la plus solide des armures ne peut rien face à l’effet du mimétisme et de la pression de groupe.
Si même avec des esprits armées comme Timo (qui était le premier à avoir poster le lien sur la shaarliosphère) sont tombés dans le piège, ceux qui doivent partager de manière candide sur Facebook doivent être légion. Notre seul arme : s’informer.
Le nationalisme est une maladie contagieuse[2]. Il faut s’éloigner le plus possible au risque de retomber dans les guerres et les horreurs perpétrées aux XX eme siècle avec Hitler, Staline et compagnie.

Vers une régionalisation de l'Europe, étude de cas

Saturday 30 August 2014 à 11:31
En Europe, on voit de plus en plus de régions veulent être indépendants, ou du moins avoir une autonomie. On peut citer par exemple la volonté écossaise de se désolidariser du Royaume-Uni. Dans une moindre mesure, on peut citer le cas particulier de la Corse, qui est une région au pouvoir étendue.
Récemment, les députés de Savoie et de Haute-Savoie ont voulu fusionner les deux régions afin de transformer en collectivité territoriale. Cette montée en puissance des mouvements identitaires remet en cause la notion d’État-nation.
On peut voir que certaines régions ont des identités fortes. Je vais prendre le cas de deux régions : la Bretagne et le Pays Basque. Après, nous allons le comparer au cas savoyard.
Définissons ce qui pourrait constituer une identité à un territoire. Je peux décerner plusieurs critères :

Concernant le drapeau, on le retrouve, dans les trois régions, sur toutes les mairies ou presque.
Néanmoins, le cas de la langue est plus épineuse. Dans ces deux régions, on peut voir le bilinguisme sur les panneaux, la langue « officielle », c'est à dire le français, et la langue locale. Dans le cas de la Savoie, pas de panneaux, ou très très rarement en Arpitan (la langue régionale). C'est vrai, qu'historiquement, en Savoie, on parlait aussi français. D'où le choix de l'annexion à la France plutôt que l'Italie dans le traité de 1860.
La constitution politique existe dans les trois régions. On peut citer par exemple l'assemblée des pays de Savoie.
Concernant le dynamisme économique, ils sont pléthore : Marque Savoie, Made In Bretagne
On voit donc, que, malgré quelques petites différences entre ces régions, il y a une cohérence territoriale faisant d'eux des régions uniques.
Maintenant qu'on a vu qu'il pourrait-être intéressant de donner un statut particulier à ses régions, voyons comment le faire.
En France, la III République à centré ses efforts sur l'unité nationale : interdiction par exemple de parler patois, mais seulement le français. Cela avait pour but de gommer les particularités locales au sein du territoire. Il suffit de constater les différents mouvements séparatistes pour voir que les seuls qui veulent rester français sont ceux de l'ancien domaine royal.
De même, jusqu'au XIX (période de la III République), on parlait d'états et de peuples, au pluriel, italien et allemand. Ainsi, il y a eu une unification de peuples différents mais à la culture commune. On pourrait noter des similitudes à la situation française. Cette unification avait pour rôle de renforcer le pouvoir d'un pays. Le pouvoir de l'unité rend plus fort.
De nos jours, les états sont moins souverains. Mais l'Europe si. Pourquoi pas dissoudre la notion d’État-nation et former une Europe non plus basé sur les États, mais sur les régions ? Ainsi, le Pays Basque espagnol et français se retrouveront ensemble et profiteront des avantages de l'Union. Tout le monde se retrouvera gagnant[1] . Sauf bien sûr ceux qui sont déjà au pouvoir, mais cela est une autre affaire[2].
Ainsi, on pourrait espérer à une Europe Fédérale des régions. Après tout, la Bretagne et le Pays Basque ont leur TLD, preuve d'une volonté d'affirmer leur identité. Pourquoi pas imaginer des .bzh.eu ou des .eus.eu afin d'accentuer l’idée d'une Europe Fédérale ?
L'Union Européenne à pour deviseunité dans la diversité Pourquoi vraiment le mettre en pratique en dissolvant l’État, archaïque, et créer un Pays-Continent ? Une Europe plus démocratique pourra donc se former.[3]
Après tout, le rêve de l'Europe, ce n'est pas tant l'union des pays mais plus l'union de ses peuples.

ma maison est grande ouverte

Saturday 23 August 2014 à 12:02
Le blog. C’est un outil magique, génialissime. Pour quelques euros par mois (voire moins si on se débrouille bien), on peut arriver à parler au monde entier. Partager son opinion.
Mais écrire en public, ce qui est différent de parler en public, est un exercice difficile. Imaginez qu’un jour vous deviez écrire un édito dans un journal, même local, pour promouvoir une cause. Imaginez que vous deviez écrire un livre. On peut imaginer plein de choses, et l’écriture de billets de blog est un bon exercice. Depuis que j’ai ce blog, j'ai amélioré mon argumentation, la structuration de ma pensée, et même tout simplement mon style a changé.

Benjamin Bayard, dans ses conférences, décrit les différents stades de l’internaute. Au début, il ne change pas trop ses habitudes, il transpose ses actions en numérique. Par exemple l’envoi de blagues (vous savez, les courriels avec les diaporamas !) ou il fait ses réservations de billets en ligne.
Ensuite, l’internaute devient lecteur. Il lit des blogs, des journaux en ligne. Il commence même à recouper les informations en comparant avec d’autres journaux, alors que la lecture quotidienne de plusieurs journaux papiers est réservée aux intellectuels. Généralement, les personnes achètent le journal régional dans leur bureau de tabac, avec la baguette et les cigarettes ou le lise au bistrot.
Ensuite, il devient râleur (les Français sont en avance sur cela, ils ont déjà des notions). Il râle sur les actualités. Mais il se fait réprimander à cause de son manque d’arguments.
Ensuite, il devient commentateur. Il commence à argumenter. Il se confronte aux autres. Et ses arguments se font de plus en plus tranchants. Il reconnaît quand il se trompe. Peu à peu, son jugement s’affine.
Certains commentateurs deviennent des auteurs, en écrivant sur leur propre blog.
Finalement, le stade ultime, c’est celui d’animateur : il aide les « jeunôts », les « bleus », les nouveaux auteurs à écrire. Il anime des blogs avec plusieurs auteurs.

À la lumière de cette métamorphose, cette transformation, l’homme devient un homme politique dont rêvait Aristote. Pas un politicard qui détourne l’argent, mais quelqu’un qui s’occupe de la vie de la cité. Il débat, tel les Athéniens sur les sujets qui le touche. Il devient un humaniste, en essayant de penser par lui-même, par son propre libre arbitre. C’est un homme hérité des lumières en ouvrant sa tolérance et sur le monde. Finalement, il devient solidaire, emporté par la solidarité des internautes, qui s’exprime par exemple par l’effet streisand.

Cette métamorphose sera longue et douloureuse. Mais d'aliboron vous deviendrez savant. C’est d’une grande excitation intellectuelle !
Si vous le voulez bien, je me ferai un plaisir – modestement bien sûr, je suis encore sur la longue route de cette transformation – de vous accompagner dans votre « formation » à l’art délicieux et délicat d’être un internaute. Vous ferez alors partie de l’élite savante, cette qui réfléchie et écrit. Celle qui comprend et qui agit.
Si vous ne voulez pas vous embêter avec des considérations techniques, je vous ouvre ma maison, mon blog. Votre langue sera alors déliée et vous pourrez parler, plus librement que sur les réseaux sociaux qui vous censure !
Si vous voulez faire partie de l’équipe, même si ce n’est qu’écrire une courte diatribe sur un sujet tenant à cœur, contactez-moi, on s’arrangera ;)
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