PROJET AUTOBLOG


Reflets

Site original : Reflets

⇐ retour index

Eric Mettout : un journaliste en colère

vendredi 4 décembre 2015 à 12:30

300La petite polémique entre Eric Mettout, rédacteur en chef de l’Express.fr et les « légions de l’Internet libre« , comme il les définit, n’est pas aussi inintéressante qu’elle le paraît. Elle donne à voir une facette du journalisme qui laisse songeur. La presse s’enferre depuis plus de 25 ans dans une crise qui s’éternise mais surtout, qui s’aggrave. Nous avions évoqué ce sujet dans une rubrique ad hoc. Le lectorat a fondu, les recettes aussi. A grand coups de « nouvelles formules », de publicités façon arbre de Noël, de hausse des prix au numéro, la presse tente de surmonter ces problèmes en évitant de se remettre en question. Les sujets abordés sont-ils intéressants ? Les lecteurs sont-ils autre chose que des prospects ou des consommateurs ? Les journalistes sont-ils compétents ? Sont-ils légitimes sur leurs sujets ? Doit-on faire appel à une tripotée de contrats à durée déterminée et à des pigistes précaires, plutôt qu’à des CDI qui auront le temps de s’approprier un sujet sur 10 ans ? Doit-on fermer le service de doc « parce qu’il y a Internet » ? Doit-on chercher à tout prix une rentabilité à deux chiffres lorsque l’on est une entreprise de presse ? Doit-on offrir des tablettes avec les abonnements ? Doit-on privilégier des flux d’agences (à peine bâtonnés) pour remplir le site, histoire de donner l’impression de suivre l’actualité en temps réel ? Doit-on payer une photo pour le site 1 euro, parce que bon… Mais aussi… Doit-on envoyer paître les lecteurs mécontents d’un contenu publié, surtout lorsqu’ils ne sont pas des cas isolés, mais qu’ils sont… légion ?

Capture d’écran 2015-12-04 à 14.29.20

Eric Mettout est un journaliste en colère. Comment ? Des hordes de barbus se permettent de contester une tribune de l’une de ses consoeurs publiée sur L’Express.fr ? Ni une ni deux, il prend la plume et invective ces « légions de l’Internet libre » qui « se servent des mêmes armes que leurs homologues moins recommandables et ont les mêmes travers« . Leurs homologues étant tout de même les hordes « climatosceptiques, sectaires, conspirationnistes, dieudonnistes, religieuses, automobilistes, antisémites, ultra-sionistes, islamistes, islamophobes, homophobes, veggies ou politiquement extrémistes, de gauche mais surtout de droite« . Pas moins. Ça leur fera plaisir d’être comparés à des antisémites, des homophobes et tant d’autres personnes peu recommandables.

Foncer dans le mur en klaxonnant…

Quand une ou deux personnes s’offusquent de ce que l’on écrit, quant elle partent en mode troll sans aucune argumentation précise, on peut les envoyer paître. Ou les ignorer. Mais quand une foultitude de personnes faisant référence sur un sujet vous disent : « tu t’es trompé »…, il est préférable de s’arrêter avant d’avoir l’air, au choix, ridicule ou agressif. Problème d’ego vieux comme le monde, les gens préfèrent généralement continuer de s’enfoncer plutôt que de reconnaître leurs erreurs.

laurent-c

Sur cette histoire de terroristes de l’état islamique (Daesh) qui « n’existeraient pas » sans Internet, il y a quand même pas mal de gens dont le bagage technique et l’expérience d’Internet sont stratosphériquement supérieurs à ceux de Christine Kerdellant ou d’Eric Mettout qui ont prévenu : cette article est une daube (©Guillermito).

djihadistes-internet

Une alerte qui aurait dû, assez logiquement mener soit au silence, soit à un article mettant en question cette tribune (oui, ici nous faisons ce genre de choses). L’inverse s’est produit. Eric Mettout a soutenu les dires de sa collègue, qui sont, mais je n’y reviendrai pas trop, erronés techniquement (Bitcoin ou Telegram par exemple) et qui contredisent une étude ayant désormais pignon sur rue.

Mais pas seulement, il s’est lancé dans une diatribe surréaliste contre ceux qui mettaient en doute les écrits de sa collègue. Et une diatribe pas très sympa comme nous l’avons vu, lorsqu’il les compare à des antisémites, des islamistes ou des homophobes…

Si à 40 ans t’as pas eu un procès à cause d’un journaliste de Newbiz, t’as raté ta vie

L’auteure de l’article incriminé est Christine Kerdellant, qui se présente comme fondatrice d’un magazine aujourd’hui disparu, Newbiz. Il se trouve que j’ai de la mémoire et que je me souviens qu’à l’époque, Newbiz employait au moins un journaliste aux méthodes plus que douteuses. Un certain Stéphane Barge à qui je dois plus de deux ans d’emmerdes.

Pour Christine Kerdellant, comme Stéphane Barge ou Eric Mettout, le Net, c’est « Le Web », et probablement, accessoirement, un supermarché, le creuset de la « nouvelle économie », des start-up inventives, un repère de monstres. Et pas grand chose d’autre.

Parce que dans un univers sans foi ni loi, comme celui que défendent les plus radicaux de tes amis, ce n’est pas l’intelligence qui gagne, mais la force, le fric, le mensonge, l’intox et la démagogie. Et aujourd’hui, entre gafa et manif pour tous, le Web, hélas! c’est beaucoup ça.

Alors, lorsque les Internets sont un peu envahis par les GAFA, par les islamistes, on s’énerve. Un mot devant l’autre dans un article enflammé, et voilà que les gens de l’organisation état islamique n’existeraient pas sans Internet. C’est oublier un peu vite, tout enfant de dix ans le comprend pourtant, que ces gens là égorgent, pillent, tuent, délirent, dans un monde très réel. Et que même sans Internet, ils continueraient de le faire.

Ils ne font pas des cyber-morts via Telegram, ils font des vrais morts, avec de vraies armes et de vrais discours sectaires. Les combattants de cette organisation, ce sont entre 20.000 et 200.000 personnes, selon les estimations que l’on veut retenir. Principalement « locales ». Quant au combattants étrangers venus d’occident, ils seraient 3.000. Ou plus. Car en fait, à défaut de journalistes sur place (à part des otages) il n’y a pas grand monde pour dire ce qui se passe vraiment dans cette région.

Sur les 700 Français qui ont rejoint l’organisation terroriste, combien d’auto-radicalisés sur Internet, cette théorie chère au gouvernement français qui évite de se poser les bonnes questions ? Combien radicalisés au contact d’autres radicalisés ? Détails sans doute que tout cela, pour l’Express. Oui, pour l’Express, parce qu’un édito, cela engage toute la rédaction. C’est un peu le principe…

La cyber-guerre, ça fait des cyber-morts

La cyber-guerre (et ses cyber-morts)… Eric Mettout et Christine Kerdellant ne pouvaient pas faire l’impasse sur ce FUD de première bourre et très ancien. Il a été inventé par l’armée américaine circa 1996/1997 pour obtenir de gros budgets juteux.

tv5monde-mettoutEt pourtant, Eric Mettout… Le cyber-terrorisme est un fantasme. D’une part, l’attaque de TV5 Monde n’est pas, sauf preuve avérée, une attaque de Daesh. D’autre part, la seule réelle opération de cyber-terrorisme ayant eu un vague succès concerne l’Iran, lorsque Stuxnet a permis d’atteindre les centrifugeuses d’une centrale nucléaire. Et encore, via une clef USB, pas via Internet. Bilan de cette opération de cyber-terrorisme ? Zéro mort.

Parler de hack, de piratage, de cyber-guerre, de cyber-terrorisme est toujours un terrain miné pour un journaliste. Ce qui défie l’imagination sur ce terrain est par nature non public. Non partagé. Ce ne sont pas les DDoS de quelques Anonymous, ce ne sont pas les piratages de LulzSec, ce ne sont pas des modifications de pages d’accueil. Comment parler de ce que l’on ne peut pas voir, de ce qui n’est jamais partagé par leurs auteurs ? Dur métier que celui de reporter de cyber-guerre…

La Loi, rien que la Loi

Internet, n’en déplaise à Eric Mettout ou à Christine Kerdellant, n’est qu’une photocopie du monde « réel ». Le réseau n’invente rien. Pour toute situation bien réelle, ou « numérique », il existe un texte. Parfois même, les textes sont plus durs pour une situation équivalente, dans le monde numérique. Paradoxal, mais c’est la réalité.

 


Christophe Barbier : « Ça se régule aussi… par rmc

Nous, les légionnaires dinosaures, on est un peu fatigués de le répéter depuis 1996 : il est inutile de légiférer en permanence à propos d’Internet. Ce réseau n’est pas un lieu où le droit ne s’applique pas. Et utiliser Internet pour commettre un délit ne doit pas systématiquement être perçu comme une circonstance aggravante. Nous ne sommes pas des libertariens, comme le dit Eric Mettout. Bien au contraire. Nous pensons que la liberté d’expression, dans les limites de la loi, du contrat social qui nous unit, doit s’appliquer avec la même force sur Internet que dans la vie, nous pensons que le droit au pseudonymat et au respect de notre vie privée doivent être aussi légitimes sur Internet que dans la vie réelle. Pseudonymat qui est une pratique courante dans la presse ou l’écriture de livres (Journalistes du Canard Enchaîné qui ont un nom de plume par exemple, ou Emile Ajar).

Le droit à la vie privée sur Internet, c’est aussi, par exemple, ne pas voir révélées ici ou ailleurs les trois adresses mail des trois clients d’un sexshop en ligne ayant travaillé à l’Express. Et c’est très bien comme ça.

Sur écoute

onu-collin-powelPenser que les terroristes (au sens large) sont plus dangereux aujourd’hui qu’hier en raison de leur usage d’Internet dénote une perception assez floue de ce que les Etats ont mis en place en matière de surveillance des réseaux. Il y a bien les powerpoint moches d’Edward Snowden, qui ont alerté les journalistes. Ils ont compris plus ou moins précisément que « la NSA surveille tout » et que « c’est grave ». Mais encore ? Ben, c’est un peu tout. C’est déjà beaucoup.

La portée des écoutes, la puissance des outils mis en place reste un concept flou pour Eric Mettout et Christine Kerdellant. Sans quoi ils se féliciteraient que les terroristes utilisent un réseau sous TCP/IP.

La période est guerrière. Les discours se tendent. Nous allons assister à un mauvais remake des années Bush. Attendons-nous à lire des articles qui soutiennent les dérives sécuritaires gouvernementales, les volontés de surveillance généralisée. Soyons prêts à recevoir des charges violentes lorsque l’on dénoncera ces dérives. Tout cela, nous l’avons déjà vécu. Daesh n’existerait pas sans Internet, comme Saddam Hussein avait des armes de destruction massive (et même du yellowcake), ce qui avait été prouvé à l’ONU par Colin Powell. C’est dire si c’était vrai…

caze

 

Quand on n’aime pas Libervia et le darknet

vendredi 4 décembre 2015 à 10:54

sarcasmOn le sait, les charges contre le logiciel libre sont régulières. Les charges contre le chiffrement le sont tout autant et le sont encore plus depuis que quelques organes de presse s’emparent du sujet sous un prisme un peu déformé, soit par ignorance soit par calcul, qu’il soit politique ou commercial.

Chez Reflets, nous avons une tripotée d’ « amis » de longue date, particulièrement dans le monde de la surveillance électronique et de l’armement (c’est souvent en fait les mêmes). Et quand sur un article assez anodin sur un logiciel libre, Libervia, on voit apparaître un curieux commentaire comme celui-ci :

« Bien joué ! En plus d’être beau et communautaire, grâce à ce beau projet, la criminalité (terrorisme, enclave mafieuse, trafic en tout genre) va bénéficier d’un nouveau service sécurisé. Bien joué les gars. Avec le darknet c’est un beau programme.

Trop fort ! »

… Juste par curiosité, comme ça, on procède à un petite vérification. Pourquoi ? Parce que c’est souvent drôle et ça vient souvent de chez la même bande de grands comiques.

Et une fois de plus, bingo !

tropfort-thales

Si chez ces entreprises on pouvait s’occuper de refourguer ses boites noires et ses missiles à des régimes peu recommandables ou à alimenter son fond de commerce en sollicitant les politiques pour qu’ils s’arment contre l’ensemble de la population… au lieu de venir troller les contributeurs du libre qui offrent de leur temps pour produire des outils de communication libres, nous lui en saurions gré.

Fin de la récré du trolldi, vous pouvez vous remettre à troller dans les intertubes.

Le salon de la mort vous salit bien

vendredi 4 décembre 2015 à 02:36

kalash-2013-bis

Milipol a ouvert ses portes, comme si de rien n’était, quatre jours après le 13 novembre. Tout était sous contrôle, les « mesures de sécurité » avaient été bien entendu « renforcées » pour « assurer aux exposants et visiteurs […] les plus hauts standards de sécurité et de sûreté ».

kalash-2013Inutile de faire les présentations de cette grande foire biennale des armes de guerre et des panoplies policières, qui partage les festivités avec l’État du Qatar une fois sur deux à Doha. Une chose est certaine, en cette année 2015, grande première : un stand qui faisait partie du décor n’était pas présent au parc des expositions de Villepinte. Celui de Concern Kalashnikov, le consortium russe qui commercialise le fameux fusil mitrailleur AK-47. Quelques jours après une magnifique démo grandeur nature dans les rues de Paris, ce stand aurait eu de la gueule, comme en 2013 ou lors des précédentes éditions. Pas possible de savoir si ceci explique cela, en tous cas la société russe n’est pas référencée dans le catalogue des exposants diffusé cette année (les photos datent donc d’il y a deux ans).

Les armes à feu à Milipol, faut dire que ça reste une valeur sûre mais un brin folklorique. On a quand même eu l’occasion d’aller rendre visite à un autre fabricant de flingues qui tâchent, Verney-Caron, à la différence qu’il a su se diversifier. L’inventeur du flashball – pardon, on préfère parler de « lanceur de balles de défense » (LBD), nuance oblige puisqu’il s’agit d’armes « à létalité atténuée » – était là pour présenter sa grande nouveauté. flashballSans doute l’effet Cop21: la petite baballe ressemble aujourd’hui à une mini balle de tennis, de couleur verte pomme (les modèles précédents étaient noirs beurk). Mais rassurez-vous, le projectile continuera de pouvoir blesser et éborgner les sauvageons avec la même efficacité. Un représentant est fier de souligner qu’à l’impact, « ça fera toujours aussi mal [sic], mais ça laissera moins de traces ». Tout baigne.

La mode des drones de surveillance est toujours très vivace à Milipol, même si cette fois des start-up sont venues vendre leurs « solutions » pour détecter et détruire des petits objets volants qui constitueraient des menaces pour des sites sensibles ou stratégiques – les drones aperçus autour des centrales nucléaires ces derniers mois y sont sans doute pour quelque chose.

aerocougar

Pour sortir du lot, les ingénieurs fous de l’aéronautique commencent à voir plus grand. Comme cette petite boite franco-américaine basée à Toulon, Aero Surveillance. Elle a adapté un de ses engins, un mini-hélico de 40 kg, pour pouvoir embarquer des lanceurs Cougar de grenades lacrymogènes. Le maintien de l’ordre, mais vu du ciel. Pour cette belle contribution à rétablir la tranquillité publique dans nos belles cités menacées par les hordes barbares des ennemis de l’intérieur, Aero Surveillance s’est rapproché d’un professionnel de la grenade offensive : le groupe Lacroix, qui exploite déjà depuis longtemps le filon des grenades assourdissantes ou de désencerclement, armes de guerre urbaine qui ont mutilé des centaines de manifestants.

Les derniers « tests » de ce drone lacrymo ont été bouclés juste avant le salon. Cette exclusivité mondiale n’a pas échappé à Milipol News, la feuille de choux quotidienne distribuée dans les travées de la foire, qui a osé qualifier ce jouet de « premier drone armé français ». Trop modeste, le PDG de la boîte, Philippe Roy, n’a pas apprécié ce compliment. Aux visiteurs qui venaient sur son stand admirer cette curiosité, il a préféré présenter son invention comme un « drone de défense et de protection ». La belle blague. Il parait que cet arsenal a tout de même « intéressé de nombreux visiteurs de pays étrangers, y compris des professionnels israéliens toujours à l’affût de solution sécuritaires innovantes » (dixit la propagande de Milipol). C’est bien là l’essentiel.

sherpa

Sans doute pour saluer l’instauration de l’état d’urgence, les « solutions anti-émeutes » ont soigné leur communication. Renault Trucks présentait ainsi son dernier bijou, le Sherpa APC, un blindé de dix tonnes capable d’«évoluer aussi bien en tout terrain grâce à une très haute garde au sol qu’en environnement urbain ». Dommage: le modèle dernier cri, équipé d’une échelle d’assaut géante, était invisible sur le stand du ministère de l’Intérieur. « En raison de la situation actuelle, proclamait une discrète affiche, ce véhicule n’a pas pu être exposé » (cf photo ci-dessus). Milipol News tenait ainsi ses lecteurs en haleine: « Le Sherpa du GIGN n’est pas sous les sunlights, il est dans un garage, prêt à intervenir ». Du matos « doté d’une protection héritée du monde militaire, et dont on sait aujourd’hui [qu’il] n’a rien d’un luxe face à la puissance de feu affichée par les terroristes ».

viseo

On ne va pas y passer des heures non plus, à propager la bonne parole sécuritaire. Ah si quand même, un dernier pour la route : Iris Viséo, un véhicule de surveillance et de pacification des villes qui devrait faire fureur dans les polices municipales. « Le meilleur  compromis que l’on puisse trouver entre l’homme à pied ou à cheval et le véhicule classique », dixit un des managers de cette boite bien de chez nous. Le truc a même gagné le dernier concours Lépine européen. Lui aussi est bon pour le climat – tout électrique, blindé de batteries au plomb —, sa cabine télescopique peut culminer à 3,50 m et résister à un vent de 130 km/h. On attend avec impatience des tests grandeur nature, in situ, pour estimer le nombre de manifestants, cagoulés ou pas, dont il faudra disposer pour lui faire mordre la poussière.

Finalement, on aurait même pu se tromper d’endroit en arrivant à Villepinte pour aller jouer aux petits soldats à Milipol. Comme on peut le voir sur l’image ci-dessous, le hall 1 était occupé par un autre salon qui assurait le service après vente.

funerarium

La Maison du Libre à Brest cherche un local : help !

jeudi 3 décembre 2015 à 16:26

mdl

C’est une association qui accueille plein de projets « libres » (ainsi que d’autres associations). La Maison du Libre à Brest est malheureusement en manque de local suite à un reboot, conséquence de plein de problèmes survenus dans l’intégration au sein d’un projet collectif nommé « les Fabriques du Ponant ».

Pas grave, seulement, maintenant il leur faut un local aux gens de la MDL.

Alors, si vous faites partie des légions de l’Internet libre, ou simplement que vous soutenez ces même légions, que vous n’appréciez pas les éructations de @Mettout de l’Express plus que ça, et que vous avez des plans pour un local à Brest, il est temps de faire œuvre de bienfaisance…

Sinon, vous pouvez toujours relayer ce message.

Mais attention : sachez que tout ce que vous relayez peut-être retenu contre vous.

P.S : Open Path View, c’est chez eux.

L’équipe de Reflets

Vers un état d’urgence permanent et l’interconnexion des fichiers ?

jeudi 3 décembre 2015 à 16:22

etat d'urgenceUne dépêche AFP est tombée évoquant un projet de loi pour permettre un état d’urgence à durée illimitée. On ne parlerait plus de 3, ni même de 6 mois, mais d’un état d’urgence permanent, jusqu’à ce que « ça aille mieux ». Et si le terrorisme, c’est comme la reprise économique, c’est pas demain la veille.

Mais voilà… en découvrant ce matin « l’autre » projet, celui d’interconnecter tous les fichiers informatiques des différentes administrations, on se dit que c’est relativement cohérent cet état d’urgence permanent. Car une fois interconnectés ces fichiers, ils le resteront, état d’urgence terminé ou pas… Donc autant que l’état d’urgence devienne la norme non ?

Que reste t-il maintenant à trouver pour la prochaine salve ? On pourrait peut-être faire comme les américains pour NIPRNet et SIPRNet en ouvrant l’accès à ces données à des centaines de milliers de personnes plus ou moins apparentées à une administration ?

Quoi la CNIL ?

Capture d’écran 2015-12-03 à 16.14.26

Capture d’écran 2015-12-03 à 16.14.34