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Trump : "Dehors les migrants, sauf maman !"

jeudi 21 juin 2018 à 22:18

Mary Ann McLeod-Trump - Raidió Teilifís Éireann
Mary Ann McLeod-Trump - Raidió Teilifís Éireann
Cela n'a pas pu vous échapper, dans l'Amérique de Trump, on veut construire un mur à la frontière du Mexique pour contenir les immigrants. Et en attendant on enferme les mêmes immigrants en séparant enfants et parents. Visiblement le président américain a un gros problème avec les gens qui voudraient immigrer dans son pays. Il a sans doute oublié que dans sa famille, seul son père est né aux Etats-Unis. Sa mère est elle-même une immigrante. Tous à la porte sauf maman...

Révélation : Emmanuel Macron affirme que la terre est plate

mardi 19 juin 2018 à 14:09

Ou l'Aquarius comme révélateur d'une époque

A force d'inversion du sens, de règne du faux, les dirigeants finiront par rendre folles les populations. Et c'est dangereux.

Pinocchio - http://www.memoments.fr/ - CC

La tendance du règne du faux entamée sous George Bush, poursuivie avec application sous Nicolas Sarkozy et magnifiée par Emmanuel Macron risque d'avoir des répercussions violentes sur les populations. Enoncer quelque chose tout en pensant exactement l'inverse, opposer systématiquement ses déclarations et ses convictions profondes donne à voir un spectacle très perturbant. Tant que personne ne comprend qu'il y a là une dichotomie complète, tout va bien. On passe pour celui que l'on n'est pas, mais peu importe. En revanche, lorsque tout le monde prend conscience de l'tendue de cette inversion des valeurs, du sens et de cette opposition entre les actes, les paroles et les convictions profondes des dirigeants, les effets sur les populations deviennent dévastateurs.

La gestion de l'Aquarius, pourrait être ce déclencheur. Un révélateur d'une époque qui donnerait à voir les dirigeants tels qu'ils sont réellement. Plus encore que les fameuses déclarations d'Emmanuel Macron sur le "pognon de dingue" que l'on donnerait aux pauvres pour des prunes. Car dans ce cas précis, Emmanuel Macron pense réellement ce qu'il énonce.

L'Aquarius, ce navire de l'association SOS Méditerranée a sauvé début juin 629 migrants, dont sept femmes enceintes, onze enfants et 123 mineurs, de la noyade. Il a souhaité accoster en Italie mais cette dernière lui a fermé ses portes. Puis ce fut au tour de Malte de refuser le débarquement. Pendant...

Marine : rends l'argent !

mardi 19 juin 2018 à 12:58

Le tribunal de l'UE confirme la décision du Parlement européen

Pour le tribunal, le Parlement était fondé à ordonner la récupération auprès de la députée frontiste de quelque 300.000 euros indûment versé en faveur de Mme Le Pen au titre de l’assistance parlementaire

Marine Le Pen au cours d'une rencontre avec Vladimir Poutine - Kremlin - CC BY 4.0

La décision du Tribunal de l'UE était un peu attendue. En effet, la veille, il avait adressé aux journalistes un communiqué de presse un peu spécial. Au delà de l'habituel rappel de la date de la future décision, la Cour de justice listait une série de décisions passées pour laisser entendre que celle-ci ne serait pas différente :

Autres affaires similaires déjà jugées :

par arrêt du 29 novembre 2017, le Tribunal a confirmé la décision du Parlement européen de recouvrer auprès de l’eurodéputée Dominique Bilde les sommes versées pour l’emploi d’un assistant parlementaire (à savoir 40 320 euros), au motif qu’elle n’a pas démontré l’effectivité du travail de celui-ci (T-633/16, CP 127/17) ;

par arrêt du 29 novembre 2017, le Tribunal a partiellement annulé la décision du Parlement de recouvrer auprès de l’eurodéputée Sophie Montel des sommes versées pour l’emploi d’un assistant parlementaire (77 276,42 euros réclamés au total), dans la mesure où le Parlement n’a pas apporté d’éléments permettant de réfuter les preuves produites par Mme Montel afin d’établir l’effectivité du travail de cet assistant pour la période allant de février à avril 2015 (T-634/16, CP 127/17) ;

par arrêt du 7 mars 2018, le Tribunal a confirmé la décision du Parlement européen de recouvrer auprès de l’eurodéputé Jean-Marie Le Pen les sommes versées pour l’emploi d’un assistant parlementaire (à savoir 320 026,23 euros), au motif qu’il n’a pas démontré l’effectivité du travail de celui-ci...

Homéopathie : quand Libé fait le SAV des pseudo-sciences

dimanche 17 juin 2018 à 17:13

Le nawak à dose allopathiques

Dans son édition du week-end, Libération entend « refaire le match » sur un « débat passionné ». En réalité, le quotidien assure sans aucun complexe le service après-vente de l'homéopathie.

Du sucre - designfoto - CC0 1.0

Derrière la Une du quotidien de presse nationale, donc forcément sérieux, ce sont plusieurs articles qui prétendent faire un état des lieux sur l'efficacité de l'homéopathie. Après l'annonce par la ministre de la santé, Agnès Buzin, qu'elle envisageait une «évaluation scientifique » préalable au déremboursement des médicaments homéopathiques, une tribune signée par de nombreux professionnels de santé alertait dans le Figaro sur les dangers des « médecines alternatives », en tête desquelles l'homéopathie. Libération allume donc un contre-feu, sous la forme d'une interview du docteur Jean-François Masson, qui a bloqué l'aiguille du bullshitomètre dans le rouge et provoqué de vives réactions sur les réseaux sociaux.

Efficace et pas cher, c'est Masson qu'elle préfère

Dès le chapô, le ton est donné, on comprend que l'auteur de l'interview est totalement neutre dans ce « débat passionné », et que l'interviewé va être sacrément secoué :

Le médecin homéopathe Jean-François Masson défend l’efficacité de sa pratique, soulignant également son aspect préventif, facteur à terme d’économies.

Notre intuition est d'ailleurs confirmée dans le premier paragraphe, où l'on nous apprend que le bon docteur Masson, « médecin de renom » a « le calme de ceux qui en ont vu d’autres ». Le genre de mecs qui vous soigne un inflammation du côlon d'un simple regard au dessus de « ses petites lunettes cerclées ». Évidemment qu'il en a vu...

Tout va très bien à la FCPE, Madame la marquise…

jeudi 14 juin 2018 à 19:53

Pointer les dysfonctionnement, c'est se faire instrumentaliser ?

La fédération de parents d'élèves traverse une crise. Financière mais aussi de gouvernance. Des querelles de clocher pour les postes et le pouvoir minent le travail de terrain des adhérents.

Affiche du film Clochemerle - D.R.

A lire les propos de la direction nationale de la FCPE, tout va très bien au sein de la première fédération de parents d’élèves, la FCPE. Le récent congrès annuel a toutefois été une sorte de désastre. Vote électronique aléatoire, modification après le congrès des résultats d’un des votes, délégués absents, démission annoncée d’un administrateur (trésorier adjoint) mais finalement repoussée par la direction, non adoption du rapport financier 2018, tous les ingrédients étaient réunis pour saper le moral déjà assez bas de la base.

Il faut remonter le temps pour comprendre comment on en est arrivé là. Les querelles de clocher se multiplient au sein des fédérations locales et de la direction nationale. Plusieurs « courants » s’opposent pour conserver les postes, les pouvoirs qui vont avec. Ces courants sont souvent liés à des lignes politiques (Parti Socialiste, Insoumis).

Dans le Pas de Calais, en 2016, la présidente locale, Karine Dupuis, a vécu un conflit ouvert avec la présidente de la fédération nationale, Liliana Moyano.

Dans les Bouches-du-Rhône, les élus des conseils locaux des écoles, collèges et lycées du département ont découvert une situation abracadabrantesque. Impossible d’avoir accès aux comptes bancaires, locaux départementaux de la FCPE 13 fermés, tout comme la page Facebook où s’exprimaient des critiques contre le président départemental, Jean-Philippe Garcia

Plus récemment, c’est Carla Dugault, ancienne dirigeante de la fédération de l’Essonne, devenue n2...