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#Venezuela: l'exode

mardi 22 mai 2018 à 20:03

Coulisses et réalités de la plus grande crise migratoire de l'histoire moderne de l'Amérique Latine.

Alors que le Vénézuéla vient de réélire Nicolas Maduro, le pays connait une crise migratoire terrible, conséquence d'une crise économique profonde.

Queue à la frontière

La crise au Venezuela, vous en avez sûrement entendu parler. Ce pays n'a pas bonne presse en Europe. Nos grands médias prennent soin, à intervalle régulier, de nous conter les affres du peuple Vénézuélien. Outre Atlantique, chez le grand frère américain, c'est encore pire. Ce pays est dans la ligne de mire des trois derniers présidents Américains. Tout commence avec l'élection en 1998 du président Hugo Chavez et la mise en application de son programme extrême gauchiste et anti-impérialiste à quelques encablures des côtes Sud des États-Unis. La toute puissante compagnie nationale pétrolière va re-basculer dans le giron national et une grande partie des bénéfices pétroliers vont alimenter des programmes sociaux, les relations avec l’île honnie de Cuba vont être normalisées ... Il n'en fallait pas plus pour mettre dans la bouche du nouveau président Américain une formule qui avait déjà fait tant de mal à l’Amérique du Sud: "Régime change".

Les attentats du 11 septembre 2001 passent par là, donnant des ailes à George Bush et son gang néo-conservateur. Le monde déroule un tapis rouge à l’Amérique interventionniste et il faut en profiter. Dès 2002, les faucons sponsorisent un coup d'État qui sera un coup dans l'eau. Le gouvernement intérimaire vénézuélien, presque immédiatement reconnu par l'administration américaine ne durera que 48 heures et Chavez sera remis au pouvoir sous la pression de la rue et d'une partie de l'institution...

Le Senate Intelligence Committee valide la candidature de Gina Haspel à la tête de la CIA

mercredi 16 mai 2018 à 23:12

Gina Haspel - Central Intelligence Agency
Gina Haspel - Central Intelligence Agency
Le premier pas est franchi. Le Senate Intelligence Committee a voté à 10 contre 5 en faveur de la nomination de Gina Haspel à la tête de la CIA, comme le souhaite Donald Trump. L'ensemble du Sénat doit désormais voter pour que sa nomination devienne effective. Cela pourrait intervenir dans les tous prochains jours. Gina Haspel avait été entendue par le comité le 9 mai. A la tête d'une prison en Thaïlande, ayant pratiqué la torture sous l'Administration Bush, elle avait expliqué qu'à l'époque, ces traitements des prisonniers étaient légaux. Elle n'avait pas confirmé que la torture avait été utile pour obtenir des informations mais avait refusé de dire que cela était immoral. Ce qui est sans doute moral à ses yeux, c'est que Barack Obama ait refusé que George Bush ou Dick Cheney soient poursuivis pour crimes de guerre. Ou qu'elle puisse briguer la tête de la CIA en dépit de son rôle majeur (y compris dans la destruction de preuves d'actes de torture) dans les programmes de torture et d'enlèvement de la CIA.

Terrorisme : et si on enfermait les gens préventivement ?

mardi 15 mai 2018 à 14:52

La question stupide revient après chaque attentat

Quels que soient les arguments, quels que soient les contradicteurs de cette option, policiers, avocats, juges, la droite et l'extrême-droite reviennent à l'assaut après chaque attentat avec cette envie d'enterrer la démocratie, comme les terroristes qu'ils disent combattre.

"Terrorisme : emploi systématique de la violence pour atteindre un but politique". Le but de l'Etat islamique est sans aucun doute d'enterrer le système politique choisi par ses ennemis, c'est à dire la démocratie. Ce système n'est pas parfait et l'oligarchie qui a tendance à remplacer la démocratie dans nos contrées peut pousser à rechercher sa réforme en profondeur. Mais l'enterrer ? Enterrer le concept même de la Démocratie (avec un D majuscule) ? Le veut-on vraiment ? On sait ce que l'on perd, pas ce que l'on gagne. Et pourtant, les groupes Les Républicains et Front National ne manquent pas une occasion - un attentat - de s'ériger en fossoyeur, peut-être involontaires (qui sait ?), de la Démocratie.

De nombreux auteurs d'attentats sont fichés S et parfois au FSPRT, le fichier qui recense les personnes soupçonnées de radicalisation.

Alors, nous expliquent en cœur ces Captain Obvious, puisqu'ils sont déjà fichés, repérés, il suffirait de les enfermer préventivement pour éviter leur passage à l'acte. Mais comment est-il possible que l'on ait pas pensé à ça avant ?

En fait, si, il y a bien des gens qui y ont pensé. Dans la même veine, l'Administration Bush avait planché durant des mois sur un statut spécifique pour les combattants d'Al-Qaïda. L'idée était d'éviter d'avoir à les traiter comme des prisonniers de guerre et de leur déniant la protection de la Convention de Genève. Captain Obvious...

Mourir pour permettre aux gestionnaires d’atteindre leurs objectifs ?

mardi 15 mai 2018 à 13:48

"Une société efficace est-elle une société qui discrimine bien ?"

La mort de Naomi, 22 ans est terrifiante. Cette jeune femme, souffrant atrocement, a appelé les pompiers pour qu’on vienne l’aider. Les opératrices ne l’ont pas prise au sérieux et celle du SAMU s’est même moquée d’elle alors que la jeune femme expliquait qu’elle se sentait mourir, avait des douleurs atroces au ventre. 

Muffingg - Wikipedia / Creative Commons

L’histoire de l'opératrice du SAMU et de la mort de Naomi est dans tous les journaux.

Cette histoire ne raconte pas seulement le décalage et la faute professionnelle d’une employée du SAMU. Cette histoire sordide est aussi le symptôme d’un fonctionnement de société qui intègre désormais des chaînes d’acteurs au service d’un ensemble d’objectifs issus d’une politique.

Naomi est morte par la faute d’un système, pas seulement d’une ou plusieurs fautes professionnelles. Un système accepté et intégré par des salariés inquiets de répondre aux objectifs managériaux en vigueur et dont le travail comporte des injonctions contradictoires. Dans le cas d’espèce : recevoir des appels de personnes en détresse pour tenter de les sauver tout en évitant au maximum d’engorger les services d’urgence et d’économiser au maximum les moyens humains ou matériels de leur structure.

Rentabilité, efficacité, pragmatisme et respect des normes en vigueur : la déshumanisation au service du management ?

Dans la chaîne de responsabilités directes de la mort de Naomi, les pompiers ont une part de responsabilité. Si les cas médicaux doivent être transférés par les pompiers au SAMU — en cas de problème médical — l’appel à l’opératrice du Samu a été l’objet d’ironie de la part de l'opératrice des pompiers, sur l’état de la jeune femme, avec le commentaire suivant : « La dame que j’ai au bout du fil, elle me dit qu’elle va mourir. Si, si, ça s’entend, elle va mourir… ».

"Un ton, un brin...

Consommation, piège à cons ?

jeudi 10 mai 2018 à 10:15

Le Pistolet et La Pioche #14

La société de consommation dévore tout, même ses consommateurs qui tout en la haïssant, la plébiscitent chaque jour. Comment cette boucle rétroactive est-elle possible ? Avec quels effets ? Y a-t-il des moyens d'en sortir, ou à minima d'être moins happé ?

Parler de la société de consommation et du système de pensée consumériste n'est pas simple, surtout que ces concepts sont au centre du fonctionnement de la "civilisation capitaliste". Le Pistolet et la Pioche a quand même décidé d'aller creuser dans tout ça, avec des constats, mais aussi des solutions. Le tout en musique, comme d'habitude, et pas n'importe quelle musique…

Durée : 33'53 minutes

Killing Joke — Eighties

Eighties, I'm living in the eighties

Eighties, I have to push, I have to struggle

Eighties, get out of my way, I'm not for sale no more

Eighties, let's kamikaze till we get there

And we sang

You do it this way

Eighties, by day we run by night we dance, we do

Eighties, I'm in love with the coming race

Eighties, I've got the best, I'll take all I can get

Eighties, I'm living for the eighties

Eighties, I'm living in the eighties, I push

Eighties, I'm living

Eighties, I'm living in the eighties, I struggle

Eighties, I'm living

Eighties, I'm living

Eighties, I'm living in the eighties

Eighties, I'm living in the eighties, I push

Eighties, push, push, struggle

Eighties, I'm living

Eighties, eighties, I'm living

Eighties, I'm living in the eighties, I push

Eighties, push, push, struggle

The Stranglers — Always The Sun

How many times have you woken up and prayed for the rain ?

How many times have you seen the papers apportion the blame ?

Who gets to say ?

Who gets to work and who gets to play ?

I was always told at school, everybody should get the same

How many times have you been told if you don't ask you don't get ?

How many lads have taken your money? Your Mother said you shouldn't bet

Who has the fun ?

Is it always a man with a gun ?

Someone must have told you if you work too hard you can sweat ?

There's always the sun

Mmmm

There's always the sun

Always, always, always the sun

How many times have the weathermen told you stories that made you laugh ?

You know its not unlike the politicians and the leaders, when they do things by halves

Who gets the job ?

Of pushing the knob

That's what responsibility you draw straws for if you're mad enough

There's always the sun

Mmmm

There's always the sun

Always, always, always the sun

The The — This is The Day

Well you didn't wake up this morning

'Cause you didn't go to bed

You were watching the whites of your eyes turn red

The calendar on your wall

Is ticking the days off

You've been reading some old letters

You smile and think how much you've changed

All the money in the world

Couldn't buy back those days

You pull back the curtains

And the sun burns into your eyes

You watch a plane flying

Across the clear blue Sky

This is the day

Your life will surely change

This is the day

When things fall into place

You could've done anything

If you'd wanted

And all your friends and family

Think that you're lucky

But the side of you they'll never see

Is when you're left alone with the memories

That hold your life

Together like

Glue

You pull back your curtains

And the sun burns into your eyes

You watch a plane flying

Across the clear blue Sky

This is the day

Your life will surely change

This is the day

When things fall into place

This is the day (this is the day)

That your life will surely change