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Qosmos a-t-elle facturé 4 millions d'euros à la DGSE entre 2011 et 2012 ?

mercredi 4 juillet 2018 à 14:16

C'est en tout cas le montant versé par l’agence comptable des services industriels de l’armement au fabriquant de sondes DPI

Comme l'indique la Cour des comptes, l’agence comptable des services industriels de l’armement est le comptable assignataire de la direction générale de la sécurité extérieure. Or l'ACSIA a versé plus de 4 millions à Qosmos entre 2011 et 2012

Jean-Jacques Urvoas, ancien garde des sceaux des premiers ministres Manuel Valls et Bernard Cazeneuve l'avait juré craché au cours d'une "table ronde sur les libertés et les activités de renseignement" le 13 novembre 2014 : Amesys ? Qosmos ? Connais pas... En tant que président de la commission des lois et président de la Délégation parlementaire du renseignement, cela nous avait un peu étonnés.

Mais réécoutons Jean-Jacques Urvoas :

"Sur Qosmos, Amesys, heu... je..., je..., n'ai jamais rencontré depuis que je suis directeur, enfin président de la délégation parlementaire au renseignement, cette structure, je n'ai jamais entendu qu'elle soit un prestataire de qui que ce soit, en tout cas pas pour les organes qu'il m'arrive de fréquenter".

C'est presque aussi beau qu'un ministre garde des sceaux qui transmettrait des informations confidentielles à un député, concernant une enquête pénale visant ce dernier. Le tout via Telegram, cette "application cryptée" que les terroristes utilisent pour préparer leurs attentats, comme le répètent à l'envi les politiques de tous bords...

Mais revenons à Qosmos et à la DGSE.

Selon des documents consultés par Reflets, il apparait que l’agence comptable des services industriels de l’armement (ACSIA) a versé sur le compte n 30076 02544 103963 002 00 au Crédit du Nord, détenu par la société Qosmos la somme de 4 009 729,92 euros entre 2011 et 2012.

Une paille, pour du...

Franck Perry, le maire de Vittel, condamné

mardi 3 juillet 2018 à 21:26

conseil municipal vittel
conseil municipal vittel

L'affaire avait commencé avec le retrait du maire LR Jean-Jacques Gaultier au profit de son premier adjoint. Jean-Jacques Gaultier voulait devenir député. Dans un premier article, nous évoquions la conception très particulière de Jean-Jacques Gaultier et de certaines proches du bien commun. Mais Franck Perry, le premier adjoint était dans le collimateur de la Justice. Ni une ni deux, il plaide coupable, ce qui lui laisse le temps de devenir maire de la ville. Son nouveau poste n'a pas impressionné les juges. Le tribunal d'Epinal l'a condamné à 8000 euros d'amende dans une affaire de de faux en écriture et sa condamnation sera inscrite sur son casier judiciaire. De là à ce qu'il démissionne... En tout cas, en ces temps de canicule et de vent mauvais judiciaire, il pourra toujours se rafraîchir avec un verre de Vittel bien frais.

Déclaration d'amour au chiffrement, DGSE-style

dimanche 1 juillet 2018 à 17:46

Le point de vue priceless du directeur technique de la DGSE sur la question

Lors de la conférence de clôture du SSTIC, un symposium sur la sécurité informatique, Patrick Pailloux proposait de tordre « le cou à une idée que l'on entend trop souvent »… Pour finir par la soutenir.

CC0 Public Domain

À quelle idée le directeur technique de la DGSE (Direction Générale de la Sécurité Extérieure), Patrick Pailloux, lors d'une de ses rares prises de parole publiques, le 15 juin, faisait-il allusion ?

« Celle selon laquelle les services de sécurité, les services de police et de renseignement, seraient contre le développement de la sécurité ou contre le développement de la cryptologie. »

Et de rabattre le caquet aux imbéciles qui auraient pu avoir cette pensée saugrenue :

« Alors pardonnez-moi mais, est-ce bien sérieux, quand même, de penser ça. Notre travail, mon travail, c'est de protéger les français. Et donc nous on serait pour que les réseaux soient ouverts, que tout soit accessible, que n'importe qui puisse accéder aux données ? (...) Par ailleurs, et je ne vais pas délivrer un secret en vous disant qu'aujourd'hui l'avantage il est très largement à l'attaquant. (...) Et donc, quand on est en situation de faiblesse, la première chose qu'on ne fait pas c'est d'abaisser nos protections. C'est pas du tout sérieux. Last, but not least, on est quand même dans une démocratie, les agents de la DGSE sont des français, des gens qui vivent dans la démocratie, et le développement de la sécurité il a une conséquence. C'est que les données elles sont de plus en plus difficiles à obtenir. Par le développement du chiffrement, tout ce qu'on a dit… »

Nous voilà rassurés, Mr Pailloux semble être un ardent défenseur du chiffrement....

Reflets chez Thinkerview

vendredi 29 juin 2018 à 13:38

Mercredi dernier, Reflets.info était invité chez Thinkerview pour parler journalisme, hacking, surveillance, etc. C'était un moment très agréable et on est ressortis vivants. Vous pouvez regarder l'interview ici :

Et quand vous aurez fini, allez regarder d'autres interview, parce qu'il y en a une tripotée d'intéressantes. Si vous appréciez leur travail, il y a un Tipee ouvert ici

Le débat sur l'identité nationale en mode disruptif et co-créatif

jeudi 28 juin 2018 à 23:08

Ou comment Emmanuel Macron instrumentalise le nationalisme

Emmanuel Macron est un Nicolas Sarkozy avec la finesse en plus. Et ça change tout. On passe du comptoir du Bar des Amis et le fameux "débat sur l'identité nationale" à un nationalisme exacerbé par le rejet d'autrui : les réfugiés.

Emmanuel Macron en meeting à Paris le 10 décembre 2016 - Copie d'écran - CC

Quoi de mieux qu'une bonne dose de nationalisme pour resserrer les rangs dans un pays miné par les crises. La crise économique, l'ultra-libéralisme galopant qui amène son lot d'incertitude, la sensation d'un avenir incertain quand tous les acquis sociaux sont défoncés à grand coups de boutoir chaque jour qui passe... Tout cela divise, crée de l'angoisse. A cela, un politique sans foi ni loi peut opposer une raison de se rassembler, histoire de faire passer la pilule. Oui mais quoi ? Certainement pas des avancées sociales, ni des idées pour améliorer la vie de la majorité, Emmanuel Macron règne pour une minorité. Une toute petite minorité. Non, ce qui marche à tous les coups, c'est de flatter les plus bas instincts de la population. Et le nationalisme, c'est un très bon sujet.

Oh, bien sûr, il n'est pas question de relancer l'innommable débat sur l'identité nationale inventé par Nicolas Sarkozy. Non, Manu est bien plus fin que l'ancien président. Mieux éduqué, plus diplômé, plus cultivé, plus subtil. Il va trouver autre chose. Agiter un chiffon rouge, un truc bien anxiogène, qui rassemble tout le monde contre lui... Comme la "submersion" du bon peuple de France par les migrants. On retrouve les ressorts de "l'insécurité" agitée en son temps par la droite. Ou "l'invasion migratoire", des "allogènes" qui vont te détruire en deux temps trois mouvements une société bien blanche, avec des...