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Aliénation massive par la technique : un vieux problème qui s’amplifie

mardi 3 avril 2018 à 09:40

La consommation d'industries culturelles comme seul horizon

A l’heure de la chasse aux Fake News, de l’arrivée imminente de l’IA dans l’éducation, la santé, etc, des commémorations nationales par les réseaux sociaux, l’abêtissement des masses n’a jamais été aussi profond. L’aliénation par la technique est au cœur de ce processus, tout comme la consommation compulsive d’une industrie culturelle crétinisante.

La technologie remplace le monde réel : asservissement total - facebook

L’addiction en cours — du plus grand nombre — aux technologies numériques est avérée et Reflets s’en fait souvent l’écho. Pour autant, une fois ces nouveau modes de vie, de relations et de communication décrits, leurs causes et leurs effets ne sont pas pour autant traités : la population française passe un temps infini à regarder et utiliser des écrans, plébiscite toujours plus les technologies numériques mais rien n’indique les raisons profondes de ce « fonctionnement » ni ce qu’il engendre concrètement. Tentative partielle de « décryptage » des causes et conséquences de l’aliénation par la technique et l’asservissement à la consommation d’une population profondément dépressive, frustrée et paralysée par l’impuissance.

La nourriture industrielle tu dévoreras… comme tout le reste

L’industrie culturelle n’est pas une invention récente. Elle est une création américaine du début du XXème siècle (avec la création des premiers grands studios de cinéma), parfaitement pensée et organisée à l’époque et véritablement déployée au sortir de la seconde guerre mondiale. Bernard Stiegler, le philosophe techno-critique en parle abondamment et rappelle d’ailleurs souvent le concept de « nouvelle forme de barbarie » employé dès 1944 par des intellectuels pour décrire la politique américaine de « l’industrie culturelle ». Et industrialiser toute chose n’est pas sans conséquences sachant que dans le cas de la culture (définie de façon sommaire par la l'ensemble des pratiques,...

Reflets lance son moteur de recherche bourré d'IA

dimanche 1 avril 2018 à 12:03

Gogleuh.com - Reflets - CC
Gogleuh.com - Reflets - CC

Dans la foulée du rapport Villani sur l'intelligence artificielle, Reflets a décidé de contribuer aux efforts du gouvernement français pour mettre une bonne petite claque aux GAFAM. Nous avons donc décidé de lancer notre propre moteur de recherche qui fera bientôt de l'ombre à Google. Le premier moteur de recherche au monde spécialisé sur les documents PDF des sites du gouvernement.

Truffé de réseaux de neurones, d'Intelligence Artificielle (IA), de deep learning et de big data, mâtiné de blockchain, ce moteur disruptif a vocation à s'imposer bottom up dans l'éco-système des GAFAM. Celles-ci seront probablement rapidement renommées GAFAMGR (Google, Amazon, Facebook, Apple, Microsoft, Gogleuh, Reflets).

Pour toute demande d'interview des développeurs de cette nouvelle plateforme aussi révolutionnaire qu'aspirationnelle, veillez adresser vos mails à redaction@reflets.info.

Ca va être une vrai réussite ce big brother à Marseille...

samedi 31 mars 2018 à 15:45

Notre-Dame de la Garde - Marseille - Benh LIEU SONG - CC
Notre-Dame de la Garde - Marseille - Benh LIEU SONG - CC
Vous vous souvenez du "big brother" marseillais, le machin qui doit permettre de croiser toutes les sources possibles pour faire de la smart city, apporter la sécurité aux citoyens et du prédictif ? Ce qui est intéressant c'est que la majeure partie des flux doivent venir initialement de la police municipale. Or Le Point a fait une découverte intéressante.

Alain Q., directeur de police municipale et adjoint de Marc Labouz, patron des policiers municipaux de Marseille, diffuse sur son profil Facebook public des appels à l'exclusion notamment des musulmans. Y figurent bien visibles des appels à une « France sans islam » ou à un bouclier « anti-islam » (...) En plus des stickers haineux, Alain Q. fait figurer de la publicité pour les pratiques sado-masochistes. On peut également remarquer l'attrait de celui qui dirige le centre de surveillance urbain, et ses multiples caméras de vidéosurveillance, pour l'échangisme.

Ca pourrait vite devenir utile, ce système, pour alimenter la rubrique "Amateurs" de Youporn...

Idée recette : une messagerie cryptée aux morilles

vendredi 30 mars 2018 à 20:08

Telegram, ou quand les défauts de conception finissent par se payer

Dans le bras de fer qui l'oppose au gouvernement russe, l'architecture de Telegram place la messagerie en mauvaise posture. Analyse.

Vlad il est pas très gentil - Kremlin - CC BY 4.0

Le 20 mars, un article de Bloomberg révélait l'échec de Telegram dans le bras de fer juridique qui l'oppose au FSB, le tout-puissant service de la sécurité intérieure russe. En effet, dans son œuvre de domestication d'Internet du « Runet », Vladimir Poutine entend mettre au pas l'ensemble des acteurs, y compris les systèmes de messagerie.

La Cour Suprême russe, en première instance, a donné raison au gouvernement de l'adorable Vladounet, en demandant à ce que Telegram « информации, необходимой для декодирования принимаемых, передаваемых, доставляемых и (или) обрабатываемых электронных сообщени ». Pardon, à ce que Telegram fournisse « les informations nécessaires au déchiffrement des messages électroniques reçus, à transmettre, transmis, et (ou) traités » (traduction par @MaliciaRogue).

D'après Bloomberg, l'autorité de régulation de communications Roskomnadzor exige que la société s'exécute, doigt sur la couture, dans les 15 jours. Telegram envisage quant à elle de faire appel de la décision. Le processus juridique pourrait, d'après son avocat, « durer jusqu'à l'été ». Le principal argument avancé par le FSB est assez hilarant — pour qui aime rire jaune. L'agence prétend ainsi qu'obtenir les clés de chiffrement n'équivaut pas à une violation du secret des correspondances, dans la mesure où les messages chiffrés devront être obtenus indépendamment des clés permettant de les déchiffrer. Du grand art.

La cryptographie,...

L'espion triple zéro de Tarnac

vendredi 30 mars 2018 à 15:51

Mark Kennedy : un bien étrange policier britannique infiltré

Il a espionné des altermondialistes et environnementalistes. Menti aux militantes avec lesquelles il couchait et à la police qui l’employait avant finalement de se retourner contre elle. Accusé à tort les militants de Tarnac d’être des terroristes. Mais qui est vraiment Mark Kennedy ?

Tarnac - D.R.

C’est le chaînon manquant d’une affaire d’espionnage franco-britannique des plus rocambolesques. Après voir infiltré dans toute l’Europe des mouvements environnementalistes, altermondialistes ou anarchistes, l’agent britannique Mark Kennedy portait plainte en 2012 contre son employeur. Motif ? Scotland Yard l’avait laissé tomber amoureux des militantes qu’il espionnait…

On aurait pu croire que coucher pendant le service relevait d’une tradition nationale chez les espions de sa Gracieuse Majesté. Ainsi au cinéma James Bond détient de par son numéro 007 la permission de faire succomber au sens propre les méchants (licensed to kill) et au sens figuré tout ce qui bouge joliment sur escarpins, fût-ce dans le camp adverse. On ne sait quel numéro la police britannique avait attribué à Mark Kennedy. Mais ce qui est sûr, c’est qu’il a abondamment usé de sa deuxième licence en séduisant trois militantes britanniques en sept ans. « Il était charismatique, drôle, romantique. Passionné de musique, de voyages. Un type vraiment charmant. Il a assisté à l’anniversaire de ma mère, s’est occupé de ma fille » raconte à la BBC l’une d’elles. Sur les clichés de l’époque, celui qui se faisait appeler Mark Stone arbore en effet toute la panoplie du militant de gauche super-cool. Abondamment tatoué, queue de cheval, barbe bien taillée, boucle d’oreille et sourire malin, ce personnage de fiction ne ressemble guère aux photos officielles de Mark Kennedy dont les cheveux courts, le menton carré et...