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Harcèlement 2.0 ou comment détruire les autres sans risque

jeudi 8 février 2018 à 14:50

Le Pistolet et La Pioche #12

Le "cyber harcèlement" est traité depuis des années comme un mal de société qui progresse et n'a pourtant encore trouvé aucune réponse. Le terme même de cyber harcèlement ne représente pas correctement la réalité de cette véritable entreprise de démolition et d'humiliation en ligne que de nombreux "amoureux" éconduits pratiquent en toute impunité à l'encontre de leur ex-compagne, le plus souvent…

Le Pistolet la Pioche est donc allée creuser du côté de cette pratique — vieille comme le monde — qui avec les outils numériques, décuple les possibilités de harcèlement pour les harceleurs, ces mystérieux individus capables de "tentative de meurtre par dévoilement de l'intimité de leur victime sur le Net"…

Bonne écoute.

Armes numériques : l’Europe reprend d’une main ce qu’elle donne d’une autre

mercredi 7 février 2018 à 12:42
Pour ceux qui pensaient que l’Europe allait servir de rempart à la diffusion d’armes numériques, la récente annonce de Bruxelles devrait faire l’effet d’une douche froide. La Commission vient de lancer un appel d’offres pour […]

Armes numériques : l'Europe reprend d'une main ce qu'elle donne d'une autre

mercredi 7 février 2018 à 12:42

Pour ceux qui pensaient que l'Europe allait servir de rempart à la diffusion d'armes numériques, la récente annonce de Bruxelles devrait faire l'effet d'une douche froide. La Commission vient de lancer un appel d'offres pour un montant de 50 millions d'euros afin de créer un centre européen de recherche en matière de cyber-sécurité.

Big
Corentin Béchade - CC BY-SA 4.0

Pour ceux qui pensaient que l'Europe allait servir de rempart à la diffusion d'armes numériques, la récente annonce de Bruxelles devrait faire l'effet d'une douche froide. La Commission vient de lancer un appel d'offres pour un montant de 50 millions d'euros afin de créer un centre européen de recherche en matière de cyber-sécurité. Sur le papier, cela semble assez logique : Bruxelles veut améliorer et rassembler des savoir-faire disparates et favoriser une autonomie européenne dans ce domaine :

Il y a un besoin urgent d'augmenter les investissements dans les avancées technologiques qui peuvent rendre le marché unique plus sûr sur le plan cyber et de venir à bout de la fragmentation des capacités de recherche de l'UE. L'Europe doit maîtriser les technologies de cyber-sécurité, depuis les composants jusqu'à un éco-système interconnecté d'IoT de confiance et à des logiciels pouvant se réparer seuls. Les industries européennes doivent être soutenues et équipées avec les meilleures technologies et compétences pour développer des produits et services de sécurité innovants et pouvoir se protéger contre les cyber-attaques.

C'est beau comme du snake oil d'un membre d'Hexatrust.

Mais c'est dans les détails que le diable se niche :

"Common research, development and innovation in next generation industrial and civilian cybersecurity technologies ( including dual-use ), applications and services; focus should be on...

A Bruxelles, Salah Abdeslam muré dans le silence

mardi 6 février 2018 à 13:33
Dans la salle d’audience du palais de justice de Bruxelles, la présidente du tribunal interroge Salah Abdeslam : « Vous avez deux fois refusé de répondre aux questions des policiers et du juge d’instruction. Aujourd’hui vous êtes […]

A Bruxelles, Salah Abdeslam muré dans le silence

mardi 6 février 2018 à 13:33

Dans la salle d’audience du palais de justice de Bruxelles, la présidente du tribunal interroge Salah Abdeslam : « Vous avez deux fois refusé de répondre aux questions des policiers et du juge d’instruction. Aujourd’hui vous êtes présents. Vous avez fait la demande expresse d’être présent. Et c’est parfaitement votre droit. Acceptez vous de répondre aux questions du tribunal ? » La salle retient son souffle.

Big

Salah Abdeslam a refusé de se lever arguant d’une grande fatigue liée à l’extraction matinale de la prison. « Non, à aucune question ». S’en suit une grande diatribe provocante. « Les musulmans sont jugés impitoyablement. Il n’y a pas de présomption d’innocence. » Olivier Laplaud, de l’association Life for Paris, raconte que Salah Abdeslam a échangé un clin d’oeil complice avec Sofien Ayari.

La présidente tente un dialogue : « Et pourtant vous êtes là. Vous pouvez vous défendre. On n’a pas du tout de préjugés ». Abdeslam lance d’une voie grave pleine de défi : « On m’a demandé de venir, je suis venu. On m’accuse, mais mon silence ne fait pas de moi un coupable. C’est ma manière de me défendre. Qu’on se base sur des preuves scientifiques pour m’accuser. Ce tribunal est là pour satisfaire les médias et l’opinion publique ». Il enchaîne : « J’atteste qu’il n’y a de divinité à part Allah et que Mohammed est son prophète. Que la paix soit sur lui. Jugez moi comme vous le voulez, faîtes de moi ce que vous voulez. Je place ma confiance dans mon Seigneur. Je n’ai pas peur de vous, ni de vos alliés. Je n’ai rien d’autre à ajouter. Mon silence ne fait pas de moi un coupable ni un criminel ».

La présidente prend acte. « Bon, nous entendrons les avocats. Sachez que vous pouvez décider de parler à tout moment ». Et elle suspend l’audience.

Deux heures et demi, plus tôt, le procès s’était ouvert dans un palais...