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Reflets publie 12 cigarettes (et autres nouvelles d’anticipation)

lundi 2 février 2015 à 15:34

Des nouvelles, plus ou moins longues, mais qui toutes traitent d’un même sujet : le monde du XXIème siècle, la technologie et ses effets sur la vie humaine. 12 cigarettes est un récit étrange se passant dans un lieu que l’on soupçonne être un hôpital psychiatrique et qui pose la question du réel qui nous entoure et des possibilités de l’informatique quantique. Ma vie Google est une dystopie (contre-utopie) décrivant la journée standard d’un homme en 2035 entièrement googlisé…

5 nouvelles, 5 styles différents, 5 histoires sur notre futur proche publiées par Reflets Editions.

Ebook en papier vélin numérique, imprimé à la main bits par bits, cousu au clavier azerty, le tout au format PDF et Epub. 70 pages en corps 16 points.

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1. Ma vie Google

2. Un homme comme les autres

3. Histoire politique : tout dépend du point de vue

4. 12 cigarettes

5. End of file


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Le roi des mouches (1. Hallorave)

lundi 2 février 2015 à 11:26

Le Roi des MouchesLe roi des mouches vous connaissez ? Non ? Alors prenez un peu d’acide, je vais vous en parler…

Eric c’est le roi, sa majesté des mouches. Il vit dans le lotissement des sapins bleus, avec sa mère qui vient de divorcer pour la deuxième fois.

Un soir d’automne, un chat, une mouche et un squelette se rendent à une rave, complètement défoncés au whisky et aux extas. Ce soir-là, Eric se tape Sal, la copine de Damien. Mais en pleine séance de baise, Eric voit Damien se faire faucher par une bagnole et mourir sur le coup.

Et puis il y a Marie. Marie sort avec Denis, un petit dealer local qui se fait casser la gueule par Jiminy (le double cool mais alcoolique de son beau-père). Leur histoire ne dure pas vraiment et Marie fini par coucher avec Eric. Sal, qui le découvre par hasard, a forcément un peu de mal à avaler la pilule (et là pour une fois on ne parle de drogue).

Tout va bien ? Vous arrivez à suivre ou j’en roule un petit avant de continuer ?

Non parce qu’il y a aussi Karine.

Karine travaille pour M. Becker, un vieux plus vieux que son père, qu’elle accompagne au bowling et dans son lit. Eric fantasme à mort sur Karine, mais reste à ses yeux un taré à tête de mouche.

Et puis il y a Ringo, qui est persuadé que les yeux sont les portes de l’âme. Entre deux détournements de marchandises, une attaque à l’insecticide et une inspection rétinienne, le grand Ringo décide qu’Eric est sauvable. Il lui prodigue donc quelques conseils bienveillants et deux ou trois coups de poing bien violents dans l’estomac.

Et puis évidemment il y a les Stones, que l’on peut faire apparaitre à tout moment à condition de les vénérer…

Tous ces personnages se croisent et interagissent au fil des pages de cette œuvre psychédélique où sexe, drogue, violence et rock and roll s’entremêlent artistiquement. Le roi des mouches, c’est une B.D. qui donne l’impression de rouler vite les yeux fermés, d’être raide sans n’avoir rien consommé, de planer au dessus d’un monde complètement jeté…

Alors allez-y sans modération, et faites tourner ;)

Le roi des Mouches (1. Hallorave)

Mezzo – Pirus

Glénat

Cop 21 : réduire le CO2 pour mieux vendre du nucléaire ?

dimanche 1 février 2015 à 21:17
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Brice, ce héros écologiste qui installe les lobbyistes du nucléaire dans la Global Compact

 

C’est une enquête publiée sur Mediapart, intitulée « Climat : le lobby nucléaire prend position au plus haut niveau«  qui relance — et souligne — la problématique de cette fameuse lutte contre le changement climatique (anciennement nommée « réchauffement climatique »). L’effet de serre causé par les émission de CO2 — si vous avez bien appris votre leçon —  est un phénomène constant qui réchauffe la planète. Nous devrions donc avoir des étés caniculaires et des hivers très doux, et ce, de manière exponentielle. Que ce ne soit pas le cas ne gène personne, que le plateau climatique qui dure depuis 1998 ait été admis par les plus hautes instances scientifiques, non plus. La chaleur doit être coincée quelque part (l’année 2014 « la plus chaude » depuis 100 ans l’est de quelques centièmes de degrés et ne représente rien, mais on s’en fout, c’est très grave pour les lobbies) et les scientifiques continuent de la chercher cette chaleur, mais en attendant, il faut faire avancer le grand plan onusien (dont le GIEC est une émanation) de lutte contre… la pollution ? L’industrie nocive ? Les transports polluants ? Les énergies dangereuses ? Non : le CO2. Il faut D-E-C-A-R-B-O-N-N-E-R. Cette enquête, si vous êtes intéressé par la réalité des coulisses de la grande magouille climatique, orchestrée par des « écologistes » du type Brice Lalonde, est franchement intéressante à lire.

Areva nous vend du rêve, c’est beau…

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La sales manager d’Areva estime qu’on ne relèvera pas le défi du changement climatique sans le nucléaire. Sans blague ?

 

Le Global compact, puisque c’est de lui dont il est question, est un machin onusien censé sensibiliser les entreprises  au changement climatique, leur offrir des solutions, etc. Lalonde s’en occupe pour la France, en vue de la conférence climat (Cop21) de Paris. Lalonde est délégué par New-York. Ce cher Brice, ancien conseiller de Sarko via Borloo, mais ayant aussi bouffé chez Rocard, Cresson, a embauché une ancienne dirigeante d’Areva pour organiser le fameux machin à destination des entreprises. Son nom ? Myrto Tripathi. En charge de l’offre « nouveaux réacteurs », et  sales manager des carburants nucléaires pour le compte de l’entreprise Areva, auprès de l’Inde de 2009 à 2011. C’est elle qui va choisir les intervenants pour le sommet, et est en charge du « livre blanc des solutions » qui sera publié au terme du Global compact. Cette charmante personne, au sein du Global compact, est bien entendu toujours payée par son employeur : Areva.

Petit extrait d’un courrier envoyé par Myrto Tripathi à ses collègues du Global compact, que Mediapart s’est procuré  :

« Je pense essentiel que nous ayons un représentant de l’énergie nucléaire en tant qu’intervenant dans la table ronde “Énergie” », car « le nucléaire est une des solutions aujourd’hui sans laquelle nous ne parviendrons pas à relever le défi du changement climatique ». Et aussi parce que « les entreprises n’ont pas les réticences du grand public ou des ONG. Si on veut être crédible dans notre volonté de se faire leur porte-parole, on ne peut pas ignorer le nucléaire dans notre approche du débat climatique ».

Tout est dit. Surtout quand on sait que le dernier rapport de synthèse du GIEC en direction des décideurs préconise très clairement l’énergie nucléaire comme solution de lutte contre le changement climatique… avec les renouvelables…

Brice, tu t’es vu quand tu réponds aux journalistes ?

Le responsable du machin [français] pour les entreprises et créé par l’ONU, Brice Lalonde, a répondu quelque chose de très amusant à Jade Lingaard de Mediapart, lorsqu’elle l’ a interrogé sur la présence dans les organisateurs du sommet, de l’employée d’Areva : « J’ai trouvé plutôt sympa de la part d’Areva de nous filer quelqu’un (…) c’est une manière de contribuer en nature au sommet« .

Non ? Brice, tu n’es pas sérieux là ? Si ? Dernière réaction de Brice-de-Global-compact, sur l’utilisation du nucléaire dans la lutte contre le « dérèglement climatique » (autre chouette terme en vogue) : « le nucléaire, j’essaie de l’aborder avec calme. On est obligé de faire avec. J’essaie d’intégrer ça dans mon logiciel, mais je ne pense pas en dépendre. Il n’y a pas de complot »

Ah ben non. Des entreprises qui chercheraient à comploter pour se positionner sur des marchés, des organisations internationales qui comploteraient pour modifier la donne économique ça n’arrive que dans les films. Les théories complotistes, Brice, il ne mange pas de ce pain de là. En plus, il n’est pas dépendant. On  est rassurés.

Mais lisez quand même cette excellent enquête de Mediapart. Un peu comme pour le « Je suis Charlie », dites-vous que lorsque le politique vous demande d’être partie prenante avec lui dans une grande « lutte », les choses ne sont jamais simples, ni claires, ni sans conséquences.

Humeur : toi aussi joue avec les valeurs de la République, et deviens un post-charlie

vendredi 30 janvier 2015 à 16:54
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Au Maroc aussi, ça déconne sec sur l’ambiance française. (journal, Al Watan Al Ane : « Les Français vont-ils faire renaître les camps de concentration d’Hitler pour exterminer les musulmans ? »)

Soyons bien clairs : s’il est encore possible d’écrire ce que l’on veut sur Reflets, il n’est pas certain que la chose soit définitivement acquise. Il s’en est fallu de peu qu’un amendement de la Loi Macron ne vienne permettre la condamnation de tout journaliste dévoilant des secrets « d’affaires » dérangeants. En langage clair : nous avons failli être interdit de parler de ce que les entreprises aimeraient cacher à la connaissance du public. Il s’en est fallu de peu. Gardons à l’esprit, que, le plus souvent, ce sont les populations elles-mêmes qui demandent à ce que l’on réduise leurs libertés. Un récent sondage l’indique (51% pour la réduction des libertés en général, 36% contre), et l’histoire le démontre. C’est sur ce constat, que ce billet d’humeur (puisque c’en est un) s’est lancé, après avoir lu certains commentaires proférés sous un article intitulé « l’école autorise une seule liberté d’expression : celle de Najat« . Ces commentaires ne peuvent être simplement ignorés ou écartés d’un revers de main. Ces commentaires sont… comment dire… inquiétants. Fâcheux aussi. Parce qu’ils révèlent de nombreuses choses, et l’une d’entre elles est évidente : la société est hystérique, et le politique en profite pour instrumentaliser la plupart de ceux qui la constituent. Un peu de remise en perspective, même ironique, semble donc tout à fait indiquée. Que cela plaise ou non aux « grands défenseurs(ses) » de l’EN et de cette sacrée Najat, qui franchement, n’en rate pas une, tout en surfant, comme toujours — dans le sens du vent.

Reprenons depuis le début : Charlie, c’est pas l’école, et BFMTV non plus…

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Oh, chocking ! C’est très mal ce détournement d’image, vraiment, très mal… Il y a un risque à la publier ou c’est encore autorisé dans le pays de la liberté d’expression ?

Voilà où nous en sommes, chers concitoyens : un meurtre de masse, des chaînes de télévision qui se « déchaînent » en quasi 24/24 et au final, un grand « raout mondial » qui se conclue à Paris (et en province) pour déclarer « Je suis Charlie », et que vraiment « il faut la défendre la liberté d’expression » et pis aussi toutes les belles valeurs de la France. (ces valeurs, qui lui permettent, à la France, de continuer à faire plein de saloperies à travers la planète via ses entreprises championnes : Dassault, EADS et Lagardère, Amesys, Qosmos, complétez la liste. Tous des amis de la liberté d’expression par les armes. Sans compter les autres, autour de l’uranium, pétrole, mais ce serait trop long).

Une minute de silence est donc imposée à l’école, suite à l’événement. Une minute de silence ? Mais pourquoi ? Avec des élèves de 6, 7, 8 ou 9 ans ? Qui ont compris quoi de cette violence inouïe, et au travail de Charlie Hebdo ? Cette minute de silence est déclarée « sacrée » et ne doit pas être perturbée. Commémoration. Célébration. Avec des gosses ! Très vite survient le bâton : ceux qui perturbent la minute de silence peuvent avoir des problèmes, ceux qui mettent en cause l’événement sont mis à l’index. Pas une tête ne doit dépasser… Alors qu’aucun adulte n’a eu encore le temps de prendre le recul nécessaire pour comprendre toutes les intrications sociales, culturelles, économiques, politiques, de cette affaire…

Reprenons un  peu les choses : je suis dans un pays libre (it’s a free country), paraît-il… Comment un Etat, peut-il décider que mes gamins doivent comprendre un crime, effectuer une minute de silence, ne pas pouvoir discuter de celui-ci, et me laisser entendre dans le même temps que je suis libre ? Un enfant a été convoqué par la police, parce qu’il avait parlé à l’école. Simplement parlé. Des mots. De simples mots. A l’école. « Je suis avec les terroristes« , aurait-il dit. Et même plus, pourquoi pas ? Il a le droit de le faire, même si c’est une affirmation choquante. Parce que dans un pays libre, on ne convoque pas des enfants au commissariat pour les mots de ce même enfant de 8 ans. Quels qu’ils soient. Charlie n’est pas l’école. Et l’école est là pour protéger les enfants de la violence, pas pour la faire commémorer. L’école est là pour écouter, discuter, former, pas pour envoyer les enfants chez les flics. D’ailleurs, on ne lit pas Charlie Hebdo à l’école. Normal, Charlie, c’est crado et plus que limite la plupart du temps — depuis que Philippe Val est passé par là quelques années. Tendance raciste : pour preuve, les sites les plus fachos reprennent souvent des caricatures de Charlie. Celles qui tapent le plus sur l’arabe-musulman. Même si des gens très bien, écrivaient, dessinaient, des choses très bien elles aussi dans cet hebdomadaire. Au milieu du reste.

Des gens pensent que Charlie Hebdo, « ils l’ont bien cherché »

Oui. C’est un fait. Des gens pensent ça. D’autres pensent que c’est un complot. Ca s’appelle la liberté de penser. L’information circule à la vitesse qu’offrent les tuyaux des internets : très rapidement. La population n’est pas homogène. Tout le monde n’a pas les mêmes possibilités de compréhension, la même histoire personnelle, familiale, la même grille de lecture, le même pognon, le même environnement. En pays de France, ça s’appelle « les inégalités ». C’est drôle, parce que ça crée d’un côté, des donneurs de leçons qui voudraient que tout le monde suive leurs règles et leur façon de penser, et de l’autre, des gens qui, par exemple, haïssent profondément la société injuste dans laquelle ils sont obligés de vivre. Et prennent le contre-pied de celle-ci, autant qu’il est possible de le faire.

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Illustration : Nemo

 

Les enfants protégés des conditions de vie déplorables que cette société peut générer, n’ont pas de problèmes pour « accepter » le meurtre de Charlie et des clients de l’Hyper Casher : leurs parents vont les protéger, leur expliquer le minimum qu’ils doivent comprendre sur le sujet, et ils vont bien gentiment les faire se plier au jeu d’une minute de silence. Les autres vont entendre des choses différentes chez eux, parce que c’est dur, chez eux. Très dur. Et on n’aime pas les donneurs de leçons, qu’ils soient en tailleur Chanel, ou en jean moulant, (ou autre tenue vestimentaire plutôt chic que les donneurs de leçons ont tendance à porter) chez ces enfants là. On peut penser que Charlie Hebdo sont des racistes, dans une partie de la population. Se demander pourquoi la police nationale tutoie les parents de certains, et pas d’autres. Bref, la parole anti-Charlie n’est certainement pas une parole pro-djihadiste ou d’apologie du terrorisme, elle est plutôt une parole d’exclus, de minorités — qui — si elles sont d’habitude silencieuses — expriment là leur détestation de ce pays qui les méprise et les maltraite depuis fort longtemps.

Les valeurs, tu sais où tu peux te les mettre ?

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La liberté de Manuel, c’est de lire Charlie Hebdo. Mas si tu n’aimes pas Charlie, et prends la liberté de le faire savoir, fais gaffe : tu risques de te retrouver devant un juge pour apologie du terrorisme.

Alors, quand la Ministre de l’Education nationale vient expliquer qu’il faut faire respecter les valeurs de la République, par l’autorité si nécessaire, chacun est en droit de se questionner. Imposer des valeurs ? Par la force ? Comment fait-on pour faire rentrer dans le crâne des enfants les « valeurs de la République » qui ne sont pas respectées la plupart du temps, par ceux-là mêmes qui les brandissent ? Ne faudrait-il pas commencer par montrer l’exemple ? Najat est-elle bien placée pour cela ? Et les les profs, « tous Charlie », et point barre ? La réponse actuelle  donnée à un prof de philosophie de Poitiers qui a eu le malheur de créer un débat avec ses élèves, est plus qu’inquiétante : le prof est suspendu, une enquête pour apologie du terrorisme est ouverte. (lire article du Libé du 30 janvier 2015)

Oublierait-on Cahuzac, Thévenoud, les frasques sexuelles présidentielles (et leur résolution exemplaire en termes de valeurs…), le conseiller d’Hollande aux 100 paires de godasses de luxe cirées par des domestiques payés aux frais du contribuable ?

Un gouvernement dont la politique se résume à chercher à faire des économies sur le dos des acquis sociaux de la population — alors qu’il s’est fait élire sur l’inverse — peut-il vraiment venir faire la leçon sur les « valeurs de la République » dans ces conditions ? Les banlieues pourries, peu, ou parfois pas desservies par les transports en commun, abandonnées à leur sort depuis des décennies devraient donc applaudir le traitement médiatique du problème par Najat Vallaud-Belkacem — causé par des élèves résistant à la propagande nationaliste actuelle ? Très franchement…

Une société totalitaire ne se déclare jamais totalitaire. Une société policière, avec un pouvoir inquisiteur, ne s’en vante jamais. Un pouvoir politique aux abois, sans projet, à la solde de lobbies divers et variés ne l’avoue jamais. En revanche, s’il est vraiment corrompu, ce pouvoir politique s’emparera du moindre événement inquiétant et violent pour accroître sa capacité à dominer par la force. En brandissant des valeurs, bien entendu, et selon lui, pour le bien du plus plus grand nombre. Il faut lire ce petit article de La dépêche, qui développe le « grand chambardement » de la police municipale de Toulouse : des brigades AMI sont mises en place. AMI ? Action Marginalité Insertion…C’est très tendance ça. Et ne pose aucun problème, bien entendu…

Pour finir, à l’attention de ceux qui défendent la thèse selon laquelle il est normal que l’enfant de 8 ans, à Nice, soit convoqué chez les flics pour apologie du terrorisme, et en hommage à Wolinski, pour qui j’ai toujours eu un grand attachement, sachez une chose : je vous pisse à la raie…

(…) Le post-Charlie est un individu qui est nation et patrie, loi morale soudant en lui individus et générations dans une tradition, dans une mission qui suspend la tendance de la vie à s’enfermer dans le cercle étroit du plaisir, pour instaurer dans le devoir une forme supérieure d’existence affranchie des limites de l’espace et du temps; existence où l’individu par l’abnégation, le sacrifice des intérêts particuliers, par la mort même, réalise cette forme d’existence toute spiritualisée où réside sa pleine valeur d’homme. Conception spiritualiste donc …antipositiviste mais positive !

Le post-charlisme veut l’homme actif, engagé dans l’action de toutes ses énergies. Il conçoit l’existence comme une lutte, convaincu qu’il appartient à l’homme de se conquérir une vie véritablement digne de lui en créant lui-même d’abord les instruments, nécessaires à cette édification. D’où la valeur suprême de la culture sous toutes ses formes et l’importance primordiale de l’éducation.

D’où également la valeur du travail par lequel l’homme triomphe de la nature et crée un monde humanisé. La vie telle que la conçoit le post-charlisme est sérieuse, austère, religieuse…. Le post-charlisme est une conception historique selon laquelle l’homme n’est ce qu’il est que dans le cadre du groupe familial et social, dans celui de la nation et de l’histoire que contribuent à forger tous les peuples. Hors de l’histoire, l’Homme n’est rien. Anti-individualiste, le post-charlisme est pour l’Etat et il est pour l’individu dans la mesure où celui-ci coïncide avec l’Etat… Le post-charlisme réaffirme l’Etat comme la vraie réalité de l’individu… Le post-charlisme est pour l’unique liberté sérieusement définie : la  liberté de l’Etat et de l’individu dans l’Etat. Car pour le post-charlisme, tout est dans l’Etat, et rien d’humain, de spirituel n’existe en dehors de l’Etat. C’est pourquoi le post-charlisme s’oppose au djihadisme qui durcit le mouvement historique de la lutte des classes et ignore l’unité de l’Etat. C’est pourquoi le post-charlisme s’oppose à la démocratie qui rabaisse le peuple au niveau du plus grand nombre; mais il est la forme la plus pure de la démocratie puisque le peuple est conçu qualitativement et non quantitativement ».

Cet extrait d’article est l’œuvre de Benito Mussolini, en 1934. L’auteur de ce billet d’humeur a simplement remplacé le terme fascisme ou fasciste par post-charlisme et post-charlie et socialisme par djihadisme. Texte original : http://www.hansen-love.com/article-le-fascisme-selon-mussolini-40222370.html

L’école autorise une seule liberté d’expression : celle de Najat

mercredi 28 janvier 2015 à 20:32
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Bad Charlie, par Nemo

 

« Il y a eu de trop nombreux questionnements de la part des élèves » : c’est ainsi que la Ministre de l’Education nationale résume la problématique des réactions négatives d’une partie des élèves à l’injonction gouvernementale de la minute de silence en mémoire des morts du 7,8 et 9 janvier 2015. Le principe retenu par Najat Vallaud-Belkacem est assez simple : les mômes doivent communier… et la fermer. Ils doivent « être Charlie », bénir la liberté d’expression, mais sans autre vocation que celle de la Ministre. Une forme de liberté d’expression univoque. Tu es libre de dire « Je suis Charlie », mon petit, mais il n’y a pas de MAIS ! Et c’est tout.

Extrait : « Même là où il n’y a pas eu d’incidents, il y a eu de trop nombreux questionnements de la part des élèves. Et nous avons tous entendu les « Oui je soutiens Charlie, mais », les « deux poids, deux mesures », les « pourquoi défendre la liberté d’expression ici et pas là ?«  Ces questions nous sont insupportables, surtout lorsqu’on les entend à l’école, qui est chargée de transmettre des valeurs »


Najat Vallaud-Belkacem : « L’école est en… par LCP

Et oui, l’école n’est plus là pour permettre le questionnement, d’après la Ministre. L’école est désormais une « entreprise » pour formater les esprits, pas les former transmettre des valeurs. Celles de Najat ? L’idée même de discuter des « oui, mais » n’est pas venue à l’esprit de Najat. Non. Les questions lui sont « insupportables« . Pauvre Najat, traumatisée par les questions de la jeunesse. Les élèves vont donc pouvoir aller se régaler des théories du complot qui fleurissent à propos de cet évènement. Pour se dire, qu’effectivement, la liberté d’expression n’est pas la même pour tous : pour preuve, la leur n’est pas autorisée, même dans le questionnement !

Aujourd’hui, Ahmed, 8 ans, s’est vu convoqué à Nice par la police, après que le directeur et son instituteur ont porté plainte contre lui, selon Rue89 (lien vers l’article au dessus). Ahmed, en CE2, a dit qu’il « était avec les terroristes« . Sommé d’expliquer ce qu’était un terroriste, cet apologiste en herbe n’a pas réussi à donner un début de définition. C’est une circonstance aggravante chef ?

Bienvenus, jeunes gens, dans le « brave new world » du Parti socialiste gouvernemental 2.0

L’illustration originale de ce billet est l’œuvre de  Nemo, un dessinateur de talent qui vient de rejoindre l’équipe de Reflets. Longue vie à lui chez nous (et ailleurs aussi) !