PROJET AUTOBLOG


Reflets

Site original : Reflets

⇐ retour index

Canal + (rien ne va) : déprogrammation d’un documentaire sur Hollande et Sarkozy

mardi 15 septembre 2015 à 15:59

bollore-canal_-bbb39

Un documentaire traitant de la guerre entre Sarkozy et Hollande, devant être diffusé le 28 septembre sur « Canal + (rien ne va) », a été déprogrammé. Sans raison, sans reprogrammation.

La réaction d’un responsable de la société de production du doc :

La brève dans son intégralité, sur le site de France Info, précise que « depuis l’arrivée de Vincent Bolloré à la tête de la chaîne cryptée, un documentaire consacré au Crédit Mutuel a déjà été déprogrammé. Selon le service de presse de Canal+, le reportage sur la guerre Hollande-Sarkozy n’était pas programmé officiellement. Aucun responsable de la chaîne ne souhaite s’exprimer sur le sujet.« 

#Climat : saurez-vous résoudre l’énigme de la #NASA des graphiques de #Reykjavik ?

lundi 14 septembre 2015 à 18:45

C’est une énigme Internet intéressante, qui mérite que l’on se penche dessus. Cette énigme se situe au niveau des graphiques du GISS (Goddard Institute for Space Studies) de la NASA à propos de la station météo de Reykjavik, en Islande. Figurez-vous que le graphique donnant les variations de températures de cette station météo débute en 1942 et donne ça :

station-Reykjavik-donnees-manquantesCe graphique peut être consulté ici : http://data.giss.nasa.gov/cgi-bin/gistemp/show_station.cgi?id=620040300000&dt=1&ds=14

Rien de bien excitant, si ce n’est qu’on voit que certaines années sont manquantes, et que la moyenne des températures fluctue, mais se met à fortement croître au milieu des années 80 pour monter à des sommets après 2000. Normal, ça chauffe, dit-on à la NASA.

Mais un problème survient si l’on s’amuse à changer l’identifiant de fichier pour aller taper dans d’autres données existantes sur le site de la NASA, mais toujours donnant les relevés de température de Reykjavik. Par exemple, il est possible de voir le premier fichier de données (ID=1), antérieure à celui publié ci-dessus ID= 14). Allons-y :

http://data.giss.nasa.gov/cgi-bin/gistemp/show_station.cgi?id=620040300000&dt=1&ds=1

Ce fichier de données pour la station de Reykjavik mis en graphique est surprenant :

stationReykjavik-donneescompletesOups ! Les données manquantes étaient les années 1940 et 41. Et puis l’année de départ n’est plus 1942, mais 1901. Etrange. Surtout que l’on remarque que d’un seul coup, l’interprétation du graphique n’est plus la même : vers 1928 il y avait une moyenne de températures comparables à la fin des années 90, et puis les deux années très hautes ont disparu dans le graphique ID=14, particulièrement 1941. Puisue le graphique ne démarre qu’en 42. Mais elles sont aussi importantes, ces températures, que celles de 2003, et sont consécutives ! 6,29°c pour 1941 et 6,32°c pour 2003. Serait-ce une erreur ? Tapons un id=2 pour aller se connecter à un nouveau fichier de données :

http://data.giss.nasa.gov/cgi-bin/gistemp/show_station.cgi?id=620040300000&dt=1&ds=2

C’est à peu près pareil, mais c’est toujours un cauchemar pour les ingénieurs de la NASA qui cherchent un graphique qui démontre l’augmentation de la température liée à l’activité industrielle et les rejets de CO2 en hausse :

station

Il n’y a rien en ID 3 à 11, puis une nouvelle tentative en ID 12 donne :

http://data.giss.nasa.gov/cgi-bin/gistemp/show_station.cgi?id=620040300000&dt=1&ds=12

stationID12Ca y’est, même si le graphique débute toujours en 1901, il commence à manquer des données gênantes. Et bizarrement ce set de données ne donne plus les années 40 et 41 à plus de 6°.

L’ID 13 ne change pas grand chose mais rapproche du graphique final :

http://data.giss.nasa.gov/cgi-bin/gistemp/show_station.cgi?id=620040300000&dt=1&ds=13

stationID13Et pour le plaisir, remettons le dernier graphique :

station-Reykjavik-donnees-manquantesEt voilà le travail.

Si aujourd’hui, vous recherchez la station de Reykjavik pour connaître l’évolution de ses températures, sur cette page http://data.giss.nasa.gov/cgi-bin/gistemp/find_station.cgi?dt=1&ds=14&name=Reykjavik vous aurez ça, et uniquement ça :

recheche-Reykjavik

Cette station n’a donc commencé ses relevés, selon la NASA, qu’en 1942, et en plus, ils ont des années à blanc. Ces Islandais ne sont pas très bons, semble-t-il. Pourtant, l’histoire de l’Islande nous apprend, dans un ouvrage intitulé Climate of Iceland, que les relevés continus ont débuté au XIXème siècle.

station-islande1Peut-être, la station météo de Reykjavik n’est alors pas montée ? C’est vrai, elle ne se monte qu’un peu plus trad. Mais pas en 1942. Non, en 1901 :

station-islande-217 stations en 1901 en Islande, quand même.

La NASA ne rend pas justice au travail des Islandais, c’est un fait.

Mais l’énigme des différentes versions de jeux de données et la conservation seule d’un jeu de données ne débutant qu’en 1942, avec une station météo référencée comme telle sur le site du GISS laisse songeur. Une énigme. Si les lecteurs de Reflets ont une idée…

Al Gore, climat et business carbone, you rock ! (fin)

lundi 14 septembre 2015 à 14:08

gore-climategate

Une fois que l’on connaît le parcours d’Al Gore, son influence centrale sur l’acceptation du concept de réchauffement anthropique, ses liens avérés avec la sphère financière la plus scélérate de la planète, il est temps de détailler son business. Un business qui n’a pas toujours bien marché, mais devient florissant avec l’abrutissement des masses par une propagande politique mondiale unique dans l’histoire.

De mémoire, tu n’auras pas

Le business-plan pour créer une « économie décarbonée » est basé sur des amalgames et des raccourcis simples mais qui permettent d’engager une somme d’acteurs considérables. Le fruit de cette campagne de comm’ planétaire, pour un homme d’affaires avisé comme Al Gore, est de devenir l’un des acteurs financiers centraux dans la nouvelle économie en cours de création. Puisqu’il s’agit bien de cela : l’opération « Changement climatique anthropique » mène à un basculement économique, politique global, au profit de ceux qui ont engagé l’opération, et la pilotent. Aidés de la toute puissante ONU, pour les crédits carbone, comme nous le verrons plus loin…

Il y a bien entendu des accrocs dans cette opération, et comme dans tout business, des tentatives ratées pour prendre des parts de marchés un peu n’importe comment. Le coup des agro-carburants pour sauver la planète des rejets de CO2 des véhicules au pétrole, en est un. A l’époque, en 2007, les médias n’ont cesse de faire la promotion de ce nouveau moyen pour être « éco-responsable » : il suffit de faire pousser des plantes oléagineuses ou à sucre pour en faire des carburants permettant de « couper » les carburants fossiles. Ainsi, les véhicules rejettent moins de CO2, et il est moins nécessaire de tirer et exploiter du pétrole. Idée géniale.

En fait, non : les agro-carburants détruisent les cultures vivrières, forcent à détruire des forêts, particulièrement au Brésil, et le pire, c’est qu’ils coûtent plus en CO2 qu’ils n’en font économiser pour les produire. Comment des gens payés forts chers pour calculer années après années les degrés à venir en fonction de paramètres délirants d’une planète entière (2°C, 3°C, 4-5°C ?) n’ont-ils jamais pu comprendre par avance que les agro-carburants créaient l’inverse de ce qu’ils étaient censés faire ? Mystère…

Le calcul du coût CO2 est devenu le seul repère sur la pollution depuis cette époque. Les Nobel de la paix GIEC et Gore (GG) sont au cœur du discours :  le CO2 représente les 4 cavaliers de l’apocalypse, et c’est lui qui doit concentrer toute l’attention écologique planétaire. En 2009, à la suite du Grenelle de l’environnement, vous pouviez acheter des véhicules diesel « Eco2 ». Un véhicule écologique diesel ? Oui, absolument : il rejette moins de CO2 que les véhicules essence, donc c’était écolo. L’Etat offrait même des primes, c’est dire…

Mais comme pour les agro-carburants, le diesel avec peu de CO2 n’est plus à l’honneur, il est même pointé du doigt. Logique, puisque les particules fines qu’il dégage (à l’inverse de l’essence qui n’en dégage pas, mais dégage plus de CO2 que le diesel) commencent à poser légèrement problème lors des pics de pollution dans l’Hexagone. Donc maintenant, c’est le véhicule électrique qui est à l’honneur en France : il va permettre de conserver l’industrie nucléaire et éviter d’opérer un basculement massif vers les énergies renouvelables. Malin.

Mais qui s’en soucie, s’en souvient et surtout, se préoccupe des réalités écologiques planétaires ? La mémoire de poisson rouge des masses sur-informées devant leur poste de télé ou sur twitter permet de remettre à jour la compréhension des sujets environnementaux, basés sur le réchauffement global par l’homme, en quasi temps réel. La mémoire de l’histoire ne sert à rien, c’est bien connu. Dans la même TL twitter, deux articles sur le carbone et les océans étaient twittés, à un jour d’intervale :

 

<script src="//platform.twitter.com/widgets.js" async="" charset="utf-8">

C’est un sujet formidable pour les scientifiques les échanges de CO2, puisque tellement difficile et complexe à apréhender, avec des données excessivement ardues à récupérer, d’une fiabilité incertaine, qu’on peut à près tout lui faire dire. Quant aux masses, qu’elles se débrouillent, tout ce qu’on lui demande c’est de répéter le même mantra : il faut sauver la planète, c’est nous qui allons la tuer en rejetant trop de CO2. De toute manière, même si les deux informations sont vraies, ou sont fausses, ou les deux, dans le cas d’espèce des océans, ça n’a aucune importance : l’intérêt réside dans une unique préoccupation, celle de parler du problème (écologique) du carbone, au public.

Le carbone, c’est la vie, et ça se marchande

Cette étude des émissions carbone, de leur calcul, des techniques, technologies pour diminuer leur rejet est une inépuisable source de revenus pour un nombre incroyable de professionnels. Au point que les crédits carbone, officiels et validés par l’ONU, ou non-officiels (mais autorisés) ont été inventés, à la suite des fameuses Bourse d’échange carbone. Avec ces nouveaux produits financiers, nous ne sommes plus dans la simple création de revenus ou d’emplois autour de la protection de l’environnement par la lutte contre les émissions carbone, mais dans un système financier à l’échelle d’une planète. Qui sont les acteurs principaux de ce nouveau business ? Les hedge funds. Ces nouveaux produits financiers ont été créés sur mesure pour eux par Goldman Sachs, premier investisseur de la première bourse carbone, aux Etats-Unis en 2003, et dont l’un des dirigeants est Blood, l’associé N° 2 de GIM… le hedge fund d’Al Gore (voir épisode précédent :  https://reflets.info/al-gore-le-nobel-menteur-sauveur-de-planete-et-milliardaire-du-carbone-2/) Les crédits carbone servent à monnayer les activités des industries en fonction de leur capacité à émettre moins de gaz carbonique. Explications par une entreprise spécialiste du domaine, Climat Mundi :

« Les crédits carbone   Les crédits carbone sont des unités qui sont attribuées au porteur de projet qui réduit les émissions de gaz à effet de serre, et que le porteur de projet peut ensuite commercialiser pour financer son projet. Un crédit carbone représente une réduction de CO2 d’une tonne.   Par exemple, une usine hydroélectrique évite l’émission de 30.000 t eqCO2 par an (parce qu’elle évite de brûler du charbon dans une centrale thermique pour fabriquer la même quantité de courant électrique). Le porteur de projet (souvent l’exploitatnt de l’usine) se voit attribuer 30.000 crédits carbone représentant chacun 1 tonne d’eqCO2 évitée. Il vend ses crédits carbone à quelqu’un qui lui achète, comme par exemple Climat Mundi. Le revenu correspondant lui permet de rendre viable son installation. »

  Formidable,  non ? Le hedge fund donne plein d’argent à un industriel « respectueux de l’environnement ». Et comment tout ça est-il vérifié, réglementé ? De la manière suivante :  

« Qui attribue les crédits carbone et comment (cas des CER) ? Le cas le plus connu est celui des projets certifiés dans le cadre du Protocole de Kyoto, qui sont appelés « mécanismes de développement propre » (projets MDP / CDM en anglais, comme « clean development mechanism »), et qui délivrent un certain type de crédits carbone appelés CER (certified emission reduction). Les crédits carbone de type CER sont attribués par les Nations unies (plus précisément par le … »bureau exécutif du mécanisme de développement propre de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques »… ouf), suite à un mécanisme très précis :

  Suivent les règles, protocoles pour faire accepter le dossier, et à la fin :  

Sur la base du rapport de vérification, l’ONU attribue les crédits carbone au porteur de projet. Concrètement parlant, elle lui crédite un « compte carbone », identique à un compte bancaire, mais contenant non pas des euros ou des dollars, mais des crédits carbone.   6. Une fois en possession de ses crédits carbone, le porteur de projet peut les commercialiser et s’assurer un revenu qui lui permet de financer son projet.   Les CER sont les seuls crédits carbone utilisables par les acteurs ayant des obligations réglementaires relatives aux émissions de gaz à effet de serre (pays développés signataires du protocole de Kyoto ou industriels soumis au système européen d’échange de permis d’émission).

  Résumons : un projet, une validation onusienne avec des CER, puis la vente des CER à un hedge fund qui paye en espèces sonnantes et trébuchantes et joue avec sur les bourses carbone mondiales, en se les faisant acheter par des gros pollueurs, qui compensent. Simple, efficace, pratique.   Et si vous n’êtes pas un pays dans la liste des pays signataires des accords sur le climat ? Pas grave, on a d’autres produits financiers à vous refiler. Pas tamponnés par l’ONU, mais légaux. Bien entendu…  

Qui attribue les crédits carbone et comment (cas des VER) ?   Les VER (verified emission reductions) sont des crédits carbone « non officiels », c’est à dire non attribués par les Nations unies. Ils correspondent à des réductions d’émissions qui n’ont pas suivi la totalité de la procédure des Nations unies.   Par exemple, un projet répondant aux critères techniques de l’ONU (mesurabilité, additionalité, existence d’un plan de suivi,…) mais situé dans un pays n’ayant pas ratifié le protocole de Kyoto (la Turquie par exemple), ne se verra pas attribuer de crédits carbone par l’ONU sous forme de CER. Il pourra cependant suivre la même procédure technique et se voir attribuer des VER. Un porteur de projet peut aussi juger que le process onusien est trop long et préférer commercialiser ses crédits sur la marché volontaire: les crédits seront alors achetés par des acteurs qui n’ont pas d’obligation, mais achètent des crédits carbone pour leur politique de responsabilité sociale et environnementale.

  Génial ! Donc ces produits financiers basés sur la réduction des émissions carbone peuvent se négocier sans contrôle particulier, et ça c’est bon pour Al Gore et GIM ! En plus ils ont un V comme « verified ». Tout va bien…  

Il existe de nombreux standards utilisés sur le marché volontaire, les plus connus et utilisés étant le VSC (Verified Carbon Standard) et le Gold Standard. Dans ce cas les réductions d’émissions sont vérifiées par des organismes agréés par l’organisation portant le standard, en général les mêmes que ceux agréés par l’UNFCCC.   Par ailleurs, l’ONU ne reconnait que les réductions d’émission générées par un projet après sa date d’enregistrement. Or, les procédures administratives de l’ONU sont lourdes, et il peut arriver qu’un projet commence à fonctionner (et donc à générer des réductions d’émissions) avant son enregistrement. Dans ce cas, les réductions d’émissions générées avant  l’enregistrement ne donneront pas lieu à l’émission de CER, mais pourront donner lieu à l’émission de VER, selon le VCS. On parle dans ce cas de VER-pré CDM

   Oui, comme d’habitude ça devient vite complexe, avec plein de ramifications, d’exceptions, de sous-règles. Mais tout ça permet de faire tourner un paquet d’argent, au plus grand profit des entreprises spécialisées. Les mauvais esprits diront qu’il y aurait même des escroqueries à l’échelle de pays comme la France, des calculs au doigt mouillé, mais tout ça n’est que mensonges relayés par les lobbyistes du pétrole, qui comme chacun le sait, sont vent debout contre la réduction des émissions de carbone… tout en finançant les bourses carbone, telles BP avec l’ECX (Europe). Bien entendu…

ECX-membres

 

 Un monde décarboné… taillé pour les 1%

Le prophète en chef de l’apocalypse climatique par les rejets de CO2 s’est fait attraper par de méchants journalistes américains : notre grand défenseur de l’environnement, qui appelait chacun à faire un effort pour décarboner individuellement son mode de vie, possédait en effet une villa de 20 pièces avec piscine consommant 20 fois la consommation moyenne d’un foyer Américain — qui est de plus de 10 000 Watts-heure, la plus importante au monde. La villa de Gore : 221 000 Watts-heure par an. Pas mal !

In 2007, the Tennessee Center for Policy Research, using a public records request, published Gore’s Nashville home utility bill, showing it used almost 221,000 kilowatt-hours in 2006 — 20 times the national average household consumption. Gore’s people dismissed the revelation. (in http://www.bloomberg.com/news/articles/2013-05-06/gore-is-romney-rich-with-200-million-after-bush-defeat)

La réponse d’Al ne s’est pas faite attendre : il paye sa surconso en crédits carbone… à sa propre boite. Alors, quelque chose à redire ? Notre ami Al est un contributeur exemplaire à la cause climatique. Une précision intéressante sur cette nouvelle vague mondiale écologiste, qui en fin de compte permet aux 1% de verdir à moindre frais leurs dévorante activité énergétique… La liste des investissements d’Al Gore et son froudroyant enrichissement personnel à hauteur de 200 millions de $ est longue comme une cheminée de centrale au charbon : de la bourse CCX, aux panneaux solaires (abandonnés quand ça ne marchait pas assez bien), à sa chaîne de TV Current TV qu’il revend à Al Jazeera, détenue par une compagnie pétrolière Qatari (si, si), du hedge fund éthique, on ne sait plus où donner de la tête.

Fourteen years later, he made an estimated $100 million in a single month. In January, the Current TV network, which he helped to start in 2004, was sold to Qatari-owned Al Jazeera Satellite Network for about $500 million. After debt, he grossed an estimated $70 million for his 20 percent stake, according to people familiar with the transaction.

Al Gore a longuement travaillé au corps la « sensibilité écologique carbo-centré » américaine puis planétaire, et est arrivé à ses fins. Les GG Nobel de la paix  sont désormais tranquilles, l’opération carbone est en cours.

In 2006 Al Gore established his own global-warming non-profit group, the Alliance for Climate Protection, a 501(3)(c) charitable organization. The group favors more stringent environmental policy regulations on the private sector and especially wants cap-and-trade legislation so that companies will be forced to lower their greenhouse gas emissions and buy carbon credits. The alliance CEO is Cathy Zoi, a former environmental advisor to President Bill Clinton. Gore is chairman of the board, which also includes environmental activist Theodore Roosevelt IV, Clinton EPA Director Carol Browner, the President George H.W. Bush’s National Security Advisor Brent Scowcroft and Reagan-era EPA Director Lee Thomas. Gore has reportedly given the alliance $250,000 and has donated his share of the profits from An Inconvenient Truth to the group.

A moins que …

Malgré la propagande, des scientifiques bossent encore…

Le bon président français, François Hollande a une grande sensibilité écologique, et il le fait savoir en organisant la COP21 qui devrait permettre de « sauver la planète »… ou pas. Dans le même temps, ce sacré farceur de pépère travaille pour que le carbone soit lucratif pour la France. Ce qui ne mange pas de pain puisque ce pays, le plus nucléarisé au monde, est très peu émetteur de CO2 (à peine 0,8% de l’ensemble des pays de la planète).  

  Ce matin a débuté sur France Culture « La semaine sur le climat ». Le premier intervenant sur ce thème a été Jean-François Berger, membre du conseil scientifique de l’Inrap, qui enseigne la géoarchéologie et l’archéogéographie dans les universités de Paris I, de Nice-Sophia Antipolis et d’Avignon, et spécialiste de l’archéologie et l’environnement.   Où l’on apprend que l’étude des climats anciens (de -7000 ans  – à -3000 ans dans son cas) s’est modifiée en peu de temps, et que la conviction scientifique d’un climat linéaire au néolithique s’avère fausse. De grands changements climatiques ont eu lieu à ces époques, avec des effets sur plusieurs siècles, et ce avec une fréquence assez régulière. La déglaciation de -6200 dont parle le chercheur est un événement très intéressant pour comprendre les changements climatiques qui surviennent sur la planète depuis longtemps. C’est passionnant, pour ceux qui ont envie de mieux comprendre le climat. Mais plus complexe que les explications d’Al Gore…     Pour la période précise de l’optimum médiéval, qui a créé la première controverse sur la chaleur actuelle et antérieure, une base de données de centaines d’études scientifiques existe. La synthèse pour chaque étude de l’optimum médiéval est à lire. C’est un état de la science. Toutes ces études indiquent que durant la période en question, de 900 à 1400, la température moyenne de ces régions était supérieure ou équivalente à aujourd’hui. Les exemples pour l’Europe sont intéressants… »   Mais attendez, Al Gore, est pourtant récompensé pour son travail, relié à celui du GIEC, et ses affirmations sur les périodes de changements climatiques ne correspondraient pas à la réalité scientifique ? »     Bizarre. Surement des mauvaises langues complotistes. Puisque commencer à mettre en doute Gore, le GIEC, c’est faire le jeu des multinationales, et c’est empêcher l’écologie de pouvoir enfin se déployer sur la planète.   Allez, heureusement, il y a la COP21 et les bourses carbone : on la sauvera, la planète !

Al Gore, le Nobel menteur, sauveur de planète et milliardaire du carbone (2)

Si tu #likes la #planète, la #COP21 et que tu es contre le #CO2 : dis merci à Al #Gore (1)

 

<script src="//platform.twitter.com/widgets.js" async="" type="mce-no/type" charset="utf-8">

Le holdup des buralistes sur la loi de santé

lundi 14 septembre 2015 à 12:43

les_buralistes2

L’affaire des amendements identiques déposés par 13 sénateurs (12 PS pour l’un et un sénateur républicain d’autre part) visant à modifier le code des impôts pour attribuer aux buralistes l’exclusivité de la commercialisation des cigarettes électroniques et de leurs consommables commence à faire couler pas mal de pixels. Jean-Yves Nau, journaliste spécialiste des questions de santé, rappelle sur son blog les faits de manière chronologique :

Le 9 septembre 2015, le sénateur François Commeinhes (Les Républicains, Hérault) déposait l’amendement n°448 . Gynécologue de profession et PDG de la polyclinique Sainte-Thérèse située, il est le maire « Les Républicains » de la Ville de Sète depuis mars 2001 et sénateur depuis 2014.

Le 10 septembre 2015, douze sénateurs PS ont déposé l’amendement n°616 . Parmi eux deux médecins et Mme Dominique Gillot, ancienne secrétaire d’Etat à la Santé (gouvernement Jospin). Il s’agit de :

Yves Daudigny (Aisne), Delphine Bataille (Nord), Dr Bernard Cazeau(Dordogne), Anne Emery-Dumas (Nièvre), Dr Catherine Génisson (Pas-de-Calais), Dominique Gillot (Val-d’Oise) ancienne secrétaire d’Etat à la Santé,Christian Manable (Somme), Jean-Pierre Masseret (Moselle),  Franck Montaugé(Gers), Patricia Schillinger (Haut-Rhin), Yannick Vaugrenard (Loire-Atlantique) etEvelyne Yonnet (Seine-Saint-Denis).

Et comme à chaque problème le législateur a une solution fiscale faute d’apporter des solutions de bon sens, tout le monde devrait s’accorder sur le fait de surfiscaliser les produits de la vape, histoire d’être bien sûr que le fumeur reste fumeur.

Pris en flag

Il apparait évident que ce ne sont pas les sénateurs qui ont rédigé ces amendements identiques à la virgule près chacun dans leur coin. L’ombre de la confédération des buralistes plane sur cet amendement comme sur d’autres. Jean-Yves Nau souligne d’ailleurs que sur le blog Le Monde du Tabac, la confédération ne s’en cache même pas :

« D’autres amendements ont été déposés. Et d’inspiration nettement « buralistes », suite aux contacts entre ceux-ci et un certain nombre de parlementaires. Notamment lors de leur récent mouvement de protestation »

confédération buralistes

Et ils n’ont pas à s’en cacher car aussi choquant que ceci puisse paraître de découvrir 13 sénateurs béni-oui-oui relayer les pires absurdités qui lui sont soufflées par un lobby lui même à la solde de l’industrie du tabac à propos d’une loi de santé antitabac, cette pratique est dramatiquement courante et n’a pas de caractère illégal en soi.

Qu’est-ce que ceci nous enseigne ?

La stratégie de l’industrie du tabac se dessine depuis belle lurette, c’est elle qui est aux commandes au niveau européen pour assimiler la vape à des produits du tabac dans la directive sur les produits du tabac. Et c’est encore elle qui est aux manettes en téléguidant son réseau de buralistes qui montre un visage plus « humain » aux yeux de parlementaires français que ses propres lobbyistes.

En relayant ces amendements qu’ils n’ont pas rédigé, qui ne sont pas le produit d’une réflexion allant dans le sens de la loi (… on parle quand même d’une loi de santé dont l’objet est la réduction des risques tabagiques), ces sénateurs cèdent à un réflexe électoraliste au détriment de la santé de millions de français. On peut retourner le problème dans tous les sens, s’il n’est pas illégal de soutenir des amendements rédigés par le lobby du tabac, dans une loi de santé, c’est moralement abject.

Oui ces sénateurs escomptent bien tirer profit du large réseau des buralistes en rappelant à la veille d’un scrutin régional qu’ils auront défendu les amendements de la corporation. Un large réseau ultra local a un poids électoral important, les sénateurs le savent bien.

Quand une corporation et des parlementaires s’accordent sur des amendements qui vont contre le sens de la loi, on peut de manière légitime se poser des questions sur les motivations des uns et des autres.

Nous l’avions déjà expliqué ici en vous détaillant l’oeuvre de Michèle Delaunay sur le Projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS) qui avait déjà sérieusement commencé à brosser les buralistes dans le sens du poil. Il était comme nous l’expliquions alors dramatiquement prévisible que l’on retrouve ces « idées », ces « convictions » dans le projet de loi de santé et portées par d’autres parlementaires. Michèle Delaunay a négocié en sous-main la contre partie au paquet neutre contre lequel les buralistes sont vent debout, et cette contrepartie, c’est l’exclusivité de la commercialisation des produits de la vape.

Une absurdité technique

L’absurdité de la tentative de holdup de l’industrie du tabac sur la vape inscrite dans une loi de santé est doublée d’une absurdité technique. Les buralistes commercialisent ce que leurs fournisseurs leur donnent à vendre, c’est à dire des dispositifs dont certains contiennent du tabac (inefficaces pour arrêter de fumer), ou des dispositif de type « cigalike », sans autonomie, avec des systèmes de recharges propriétaires et eux aussi parfaitement inefficaces. Ils sont notoirement dotés d’une autonomie ridicule, d’une puissance insuffisante… exactement ce qui vous conduira à cumuler cigarette électronique et cigarette traditionnelle. Tout bénef pour Big Tobacco.

La "vapoteuse" d'Imperial Tobacco

La « vapoteuse » d’Imperial Tobacco

A contrario, ce qui se vend le plus aujourd’hui en boutiques spécialisées, ce sont des dispositif très efficaces, dotés de nombreuses sécurités comme la révolution du contrôle de température qui assure à l’utilisateur la prévention de toute surchauffe lors de la vaporisation pouvant éventuellement conduire à des dégagements de molécules connues comme nocives et dont le goût est horrible (imaginez commencer à fumer le filtre d’une cigarette et vous saurez à quoi nous faisons références en terme d’effet).

vapo

Un vaporisateur personnel moderne

Ces vaporisateurs personnels modernes et les atomiseurs qui les accompagnent sont simples d’utilisation mais ils demandent toutefois certaines connaissances pour ne pas être utilisés n’importe comment. La problématiques des batteries est par exemple cruciale en matière de sécurité, et très honnêtement, j’imagine mal le buraliste du coin recommander des VTC5 à ses clients adeptes du « dual coil nichrome à 0.4 ohm » alors que ces derniers ne connaissent probablement pas, en immense majorité, la loi d’ohm. Au fil des innovations, ce vaporisateurs deviennent plus sûrs, plus efficaces, mais ils demandent aussi plus de connaissances, et à un rythme qu’un buraliste ne pourra de toutes façons pas suivre… il se bornera à vendre des produits inefficaces pour enfermer ses clients dans une double consommation vape/tabac, annihilant ici tout l’intérêt de la démarche d’utiliser la vape pour arrêter le tabac, puis la nicotine, puis la vape elle-même.

Internet et vie privée : la vidéo à double tranchant

dimanche 13 septembre 2015 à 12:19

C’est une vidéo étonnante, à double tranchant. Les uns y verront un moyen de mettre en garde les citoyens contre leur tendance à prendre le réseau pour une grande agora où ils peuvent étaler leur vie privée, un espace avec lequel ils s’amusent sans jamais pouvoir imaginer qu’il faut y protéger sa vie privée. Les autres y verront un moyen de pointer Internet comme le lieu de tous les crimes, de tous les abus.

Il n’en reste pas moins que cette vidéo a un mérite : démontrer à tous ceux qui adhèrent au concept de la surveillance d’Internet sous prétexte qu’ils « n’ont rien à cacher », qu’ils feraient bien de revoir ce concept.

Les auteurs de cette vidéo et l’objectif de celle-ci, restent très discutables, mais peut-être y a-t-il là quand même — pour les défenseurs des libertés numériques et de la vie privée sur Internet — une piste intéressante pour sensibiliser le public à ces concepts ?