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le hollandais volant

Site original : le hollandais volant

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À quoi servent les icônes dans ce cas ?

jeudi 11 juillet 2013 à 18:22
Normalement on utilise des images pour représenter un concept afin de le rendre plus identifiable au premier coup d’œil et explicite afin qu’on voit ce qu’elle veut dire (accessoirement même si on n’a pas BAC+17 en thermonucléaire). Cela va des panneaux de la signalisation routière aux symboles sur les drapeaux.

Avec la technologie sont apparus d’autres icônes : celles représentant une fonctionnalité sur un objet, un logiciel, ou une propriété d’un appareil.
Par exemple, si je vois le signe de la tête de mort sur une fiole en verre, je sais tout de suite que je ne devrais pas en boire le contenu. Ce logo est — je pense — universellement reconnaissable : il est simple, explicite et la couleur orange/rouge incite tout de suite au danger (faisant ressortir le côté instinctif du « si c’est coloré, alors c’est dangereux »).

J’avais déjà fait un article à propos des icônes sur les appareils électriques. Ces logos sont tout à fait stupides selon moi. Il serait beaucoup plus simple de mettre une phrase telle que « ce produit est conforme aux normes des pays suivants : Pays1, Pays2, Pays3 etc. ».
Dans le cas présent, quel est le plus simple pour l’utilisateur : une phrase avec une énumération des pays ou toute une liste de logos que personne ne connaît ?

Bon, je trolle : l’exemple ci dessus parle de logos d’entreprises et pas d’icônes à proprement parler. Pourtant dans le même article je parle de l’icône avec les deux carrés imbriqués. Elle est joli, l’icône, vous ne trouvez pas ? Elle dit que l’appareil en question est pourvue d’une double isolation électrique.
Maintenant vous comprenez que les deux carrées représentent chacun une protection ! C’est bien ! Oh, mais attends… Le carré lui-même alors… C’est l’appareil alors ? Et Oui ! Les deux carrées représentent les deux couches d’isolation matérielle (au contraire d’un fusible, d’un disjoncteur) de votre appareil.
Vous avez mis combien de temps pour comprendre cette icône ? Cinq minutes ? C’est bien : une électrocution vous aurait déjà tué six ou sept fois.

Cette icône est donc pourrie aussi : une phrase serait là aussi beaucoup plus explicite.

Ce n’est vraiment pas simple de choisir des icônes qui veulent dire quelque chose. Parfois la difficulté peut aussi venir du fait que seul une petite partie des gens arrive à comprendre, alors que les autres sont complètement à la ramasse. Alors je me pose une question : pourquoi ne pas laisser tomber l’icône dans ce cas, et ne pas mettre une phrase à la place ?

Le pire c’est quand les logos sont tellement mal fichues qu’ils sont obligés de mettre les deux : le texte en plus de l’icône, comme sur les étiquettes de tshirt :

logo relatif au lavage sur un tshirt
Je trouve cela ridicule.

Vous allez me dire qu’une icône même mauvaise permet de s’affranchir de la barrière linguistique. Ben… Sur mon tshirt là… La température de lavage est indiquée en degrés Celsius : ils utilisent quoi déjà aux États-Unis ? Ils fournissent la calculatrice pour convertir 30°C en Fahrenheit et faire 30×9÷5+32 = 86°F ?

Dans le même genre de choses débiles : les thermostats sur les fours. Il n’y a pas deux fours où le thermostat 7 correspond à la même température ! Même chose pour les frigos. C’est combien le thermostat 5 ? Mon sandwich au jambon va rester frais au thermostat 5 ?

Si on reprend les T-shirt et les vêtements : pourquoi avoir inventé des tailles de pointure si tous les pays n’utilisent pas les mêmes (et même selon les marques : une taille M ne correspond pas toujours à la même chose) ? C’était trop dur de mettre la taille du pied en centimètres ?

Quand je disais parfois trouver le monde mal foutu, je vais finir par croire que c’est fait exprès. Et me parlez pas « des habitudes » ou « c’est comme ça depuis longtemps, on va pas changer » : ben si : si quelque chose est idiot, il faut le changer.

Pour finir, il est toujours possible de jouer au con aussi, et de se moquer de la signalétique avec un peu de mauvaise foi bien drôle.

Google Font : récupérer le fichier de la police en local

mercredi 10 juillet 2013 à 16:01
Google propose Google Fonts : des polices d’écritures à utiliser pour votre site web, dans le CSS.

Seulement ils sont bien malin : le code CSS prêt-à-utiliser que vous devez mettre dans votre code contient le lien du fichier de la police d’écriture qui se trouve sur leur serveur. Voilà la marche à suivre pour récupérer manuellement le fichier et le placer en local, chez vous.

Je vais faire l’exemple avec une police d’écriture au hasard.

Rendez-vous sur google.com/fonts. Choisissez la police que vous voulez, puis cliquez sur « quick-use » :

download font step 1
Descendez un peu en bas dans la page et récupérez le lien vers le fichier CSS :

download font step 2
Ouvrez ce lien dans votre navigateur.
Vous pouvez déjà copier tout le code dans votre CSS. Il suffit juste de récupérer le lien vers le fichier de la police (fichier .woff).

download font step 3
Téléchargez le fichier .woff et enregistrez le dans votre projet.

download font step 4
Il ne reste alors plus qu’à changer le lien de la police dans le code CSS, pour qu’il utilise le fichier .woff local et pas via le site de Google.

Voilà, c’est tout.

L’avantage d’avoir le fichier de la police chez soi :

Désavantages :

Cette astuce s’inscrit dans ma politique d’un site 100% indépendant sur le plan technique. Il n’y a aucun fichier (image, script…) utilisé dans mes pages qui soit hébergé ailleurs que chez moi.

Arrêtez de dire aux internautes ce qu’ils doivent faire !

jeudi 4 juillet 2013 à 16:05
De plus en plus de sites commencent à se plaindre des bloqueurs de pub, et nous imposent qu’on les désactive. Ça ne servira à rien. Au contraire : ces outils démontrent son efficacité et sa raison d’être quand vous vous en plaignez !

Si vous voulez gagner de l’argent, prenez un autre modèle, mais prenez en compte le respect de vos lecteurs : je ne parle pas de la politesse, mais je parle de l’honnêteté et de leur liberté. Les récentes affaires avec Prism ont rendu public les débats sur la vie privée sur l’Internet, et malheureusement les traceurs contenus dans les publicités font partie des éléments nocifs pour la vie privée.

Si on utilise des bloqueurs de pub, c’est parce la pub nous fait chier et nous cause du tort. Oui on veut vous aider, mais non on ne veut pas aider Adsense et les autres à nous pister (ni d’une page avec seulement 15% de contenus et le reste de publicité) !

Cessez de nous dire de désactiver la publicité, ou allez vous faire voir !

Après, y’a aussi d’autre conneries qui viennent nous hanter : les popup « abonnez-vous ». Que ce soit pour votre page Facebook, votre compte Twitter ou même la newsletter du site.

Les champions dans ce domaine, ce sont les podcasteurs sur Youtube. Quelques soit la vidéo – souvent géniale, je ne dis pas le contraire – ils la finissent toujours en nous demandant de la partager sur facebook, de s’abonner à la chaîne, au compte twitter, d’aimer la vidéo (sic).

Sérieux, mais arrêtez… C’est pas marrant pour celui qui est abonné depuis deux ans à votre chaîne (et à votre Facebook, G+, Twitter, Youtube…) : si j’ai regardé la vidéo jusqu’au bout, c’est que le contenu en vaut déjà la peine non ? Alors il y a de grandes chances que l’on va en regarder une autre, s’abonner à votre chaîne et partager la vidéo de toute façon !

Cessez de nous dire de partager : on partage déjà ce que vous faite, inutile de nous le répéter !

Dernière chose qui continue de me faire chier : les incitations à télécharger votre application de la mort qui tue.
Quand je gueule sur les « incitations à télécharger » ce n’est pas un petit lien dans un coin qui me fait chier, non, c’est le gros popup de merde sur fond noir et qui m’empêche de lire quoi que ce soit tant que je ne le ferme par et qui revient stupidement à chaque fois que je visite le site.

Oh, et concernant les applications : inutile de me demander l’accès à mon carnet d’adresses et à la localisation GPS : ces applications ne seront pas installées sur mon téléphone.

Vous avez un site web, j’ai un navigateur. J’ai pas besoin de votre spyware qui fait ce que je peux déjà faire !


Respectez un peu vos lecteurs, ceux qui regardent vos vidéos, ceux qui utilisent votre site web, et vous serez respectés et partagés en retour.

Quand appeler à l’autre bout du monde est moins cher qu’appeler dans son propre pays

lundi 1 juillet 2013 à 21:54
toy caracters jumping on phone
Je vous avais déjà parlé de la connerie des opérateurs mobiles ici, mais aujourd’hui je remarque un peu par hasard que téléphoner des Pays-Bas vers les Pays-Bas coûte beaucoup plus cher que téléphoner par exemple en Amérique ou en Asie.

Voici quelques exemples si j’appelle depuis les Pays-Bas avec un mobile :


Je ne comprend pas comment on peut payer deux fois plus cher en national plutôt qu’à l’autre bout du monde sans que ce soit un putain d’escroquerie. Y’a pas d’autres mots.

image de JD Hancock

La HADOPI va légaliser le partage non-marchand ?

vendredi 28 juin 2013 à 12:24
Ce matin, la HADOPI annonce qu’elle étudie diverses solutions pour légaliser le partage non marchant.

En gros : au lieu de punir ceux qui ne font que partager des fichiers comme ça se fait actuellement, ils cherchent à trouver un moyen de rendre le partage légal, tout en voulant permettre aux artistes de vivre.

Vu comme ça, cela s’annonce délicat : un partage non marchant ne peut par définition pas rémunérer, vu qu’il n’y a pas d’argent en jeu.

Selon la HADOPI ce sont deux systèmes différents qui sont possibles.
Soit on utilise une « carte de membre » : on fait payer tout le monde une somme fixe et on laisse les internautes télécharger tout ce qu’ils veulent : c’est l’idée de la licence globale ; soit on fait payer les intermédiaires : les sites, plateformes, réseaux qui permettent aux échanges de fonctionner, et qui font bien souvent pas mal d’argent avec des publicités.

Dans les deux cas, l’argent reçu sera reversé aux artistes et producteurs : les artistes beaucoup téléchargés/partagés seront d’avantage rémunérés.

Je trouve très bien que la HADOPI décide enfin d’écouter tout ce que l’internet leur crie depuis des années : juste navrant que ce soit si tard justement, et que la HADOPI va fermer dans quelques temps…

Ce qui suit, sont mes idées pour améliorer tout ça.

Une rémunération plus juste

Déjà, concernant la rémunération proportionnelle : un artiste dix fois plus populaire sera – à la fin – dix fois plus payé. On va se retrouver comme actuellement avec quelques millionnaires et beaucoup d’artistes qui peinent à vivre de leur métier. Ce n’est pas acceptable.

Il faudrait trouver une autre fonction mathématique, qui soit croissante (plus l’artiste est téléchargé, plus il est rémunéré) mais qui évite des disparités trop importantes et donc du même coup qu’un petit nombre d’artistes pompe tout le budget. Une fonction avec une courbe plutôt aplatie.

Richard Stallman, dans son idée de la licence globale avait proposé une courbe selon la racine cubique du nombre de copies téléchargées. Personnellement je propose de prendre la fonction arc-tangente (certains profs utilisaient ça pour arrondir les notes) : cette fonction croît pratiquement aussi vite au début, mais stagne d’avantage pour les valeur plus grandes. Elle permet alors d’équilibrer encore un peu plus pour les très grands nombres de partages :

la rémunération par la licence globale : trois fonctions idées de partage des fonds : linéairement, par une racine cubique, par une fonction arc-tangente
On mérite mieux qu’une taxe pour tous

Ensuite, et même si je trouve l’idée de la licence globale déjà bonne, elle ferait payer également les personnes qui ne téléchargent jamais quoi que ce soit (pas que cela existe, mais bon).
Quelque chose d’encore plus juste et de plus responsabilisant pour l’internaute serait de lui faire payer lui-même un montant de son choix. Soit avec un « budget téléchargement » qu’il choisit chaque mois (budget fixe) soit avec un prix par téléchargement (montant fixe par téléchargement).
Il est important que l’internaute choisisse lui même : je l’ai déjà dit, la culture est quelque chose de subjectif et il est idiot de faire payer tout le monde la même chose alors que chacun en profite différemment.

Les internautes ne sont pas des voleurs : trouver de l’argent n’est absolument pas un problème. Le problème est plutôt le modèle technique et économique à mettre en place pour que l’argent de ceux qui veulent le donner atterrissent dans les poche de ceux à qui il est destiné (et pas dans les poches des PDG de la Sacem).

Comment comptabiliser le nombre de téléchargements ?

Là aussi divers idées sont possible : on peut utiliser (comme cela se fait pour pour les mesures d’audience de la télé) un panel de familles tirées au sort et qui promettent d’aller sur un site prévu par le gouvernement pour dire ce qu’ils ont téléchargé, puis par quelques calculs statistiques on étend cela à tout le monde.
Mais je pense qu’il est possible de faire mieux : le gouvernement peut par exemple mettre en place une plateforme de téléchargement (style Mega) ou de P2P, ou même un site de streaming (beaucoup de Label ont des partenariats avec Youtube) : le comptage du nombre de téléchargement sera ainsi très simple.
Évidemment, il est important que tout ceci soit fait anonymement.

Un système qui doit absolument rester simple et efficace

Les solutions de téléchargement dites « légales » actuelles sont inutilisables : il faut s’enregistrer, installer tout un tas de logiciels, rester connecté à internet, la qualité du média n’est pas bonne, les saisons ne sont pas complètes. L’internet n’a pas besoin d’un autre système pourri comme ça.

Il faut que la solution soit simple et rapide, comme Daylimotion (qui vient de proposer plein de séries gratuites en HD) ou ThePirateBay : un lien magnet et hop on a notre film.

Il ne faut pas de DRM, il ne faut pas de système de frontières sur l’Internet. Il faut que les fichiers soit dans un format lisible partout, téléchargeables rapidement et en un seul clic, que le média soit de bonne qualité et qu’il y ait le choix.

C’est malheureux à dire (ou pas) mais le système actuellement en place qui réunissent toutes ces conditions sont le P2P, les sites de Streaming illégaux et les sites de téléchargement comme 4Shared ou Mega.
Il ne manque qu’un bouton Flattr et le créateur recevra de l’argent à chaque fois qu’on cliquera dessus.

En fait… Tout est déjà là depuis des années créé par les internautes : on n’attend plus que de travailler avec les industriels et les gouvernements pour faire un modèle complet et décent pour la culture.

Bonne chance Hadopi : faites le pour les artistes et pour leur fan, pour une fois. You can do it.