PROJET AUTOBLOG


le hollandais volant

Site original : le hollandais volant

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Bloquer c’est voler ? Publicité c’est violer.

jeudi 19 juin 2014 à 17:55
Ce matin, une fausse affiche a circulé sur les réseaux :



L’affiche est une fausse, on est d’accord.

Mais quand on voit des dizaines de sites web nous supplier de retirer les bloqueurs de publicité, je me dit qu’on n’est pas bien loin du réalisme.
J’ai déjà proposé qu’on reformule ces petits messages de malvenue anti-anti-pub, laissez-moi proposer un texte alternatif à ce qui est visible sur cette affiche :

Publiciter, c’est violer.
Violez-vous la vie privée des internautes sans le savoir ?
Afficher ou diffuser de la publicité sur internet entraîne une une violation de la vie privée considérable pour les internautes honnêtes et vos visiteurs qui vous font vivre.


Explications quand même : la publicité sur internet ce sont avant tout de gros annonceurs, comme Google. Ces annonceurs détectent exactement qui clique sur les publicités, qui visite la page (même sans cliquer) et profilent les visiteurs à travers leur présence sur de nombreux sites (Google possède plein d’autres moyens que juste la publicité, par exemple).

Même chose avec tous les boutons « Like » ou « Tweet » de Facebook et Twitter. Le problème est tel qu’après quelques mois, une personne qui ne s’est jamais inscrite sur Facebook et qui veut le faire a déjà un profil complété et précis : tout y est concernant vos habitudes de navigateur, vos logiciels, votre famille (vous achetez un biberon sur eBay ? Facebook sait que vous avez un nouveau bébé), votre travail, vos habitudes de vie, vos vacances… Facebook ou Twitter vendent alors ces informations aux annonceurs pour proposer des publicités ciblés (si vous recherchez « mon ordinateur est vieux et rame », vous aurez des pubs pour des ordinateurs, vous poussant à dépenser votre argent inutilement, alors qu’une simple défragmentation de disque suffirait à redonner vie à votre ordinateur).

Ce genre des choses n’est possible qu’avec l’aide des sites internets qui utilisent ces boutons « Like », « Tweet », la publicité et plein d’autre chose (jQuery et fonts hébergés chez Google, lecteurs vidéo intégrés, Discus, Analytics…).

Voilà la raison pour laquelle j’essaye au maximum de bloquer les publicités, les cookies, les scripts externes sur les sites web et que j’encourage tout le monde de le faire. Un site n’a pas à faire le travail des services de renseignement.

Comment je fais mes lignes de dégradé en bas de la page de mon site sans images ?

dimanche 15 juin 2014 à 22:44
On m’a demandé où était l’image pour faire la petite ligne de dégradé en bas de la page de mon site :

la ligne de dégradé en CSS en bas de la page de mon site

Il n’y a ni images, ni script, juste une ligne de CSS.

En fait, je mélange ici deux choses désormais largement supportés par les navigateurs :


Le principe est le suivant : un dégradé, au niveau du navigateur se comporte comme une image de fond. On peut donc en mettre plusieurs et les décaler les un des autres :

background: linear-gradient(to right, transparent, red), linear-gradient(to right, blue, transparent);

Se comportera (presque) comme :

background: linear-gradient(to right, blue, red);


Après, les images sont décalées avec background-position.
C’est de là que vient mon astuce : il suffit de mettre un premier dégradé (la ligne noire), un deuxième (la ligne blanche) décalée de 1px vers le bas, et un troisième faux dégradé monochrome décalé de deux pixels vers le bas. Le faux dégradé n’a qu’une seule couleur, celle du fond du reste de la page.

Pour résumer, ça fait ça (où le rouge-bordeaux est en fait la couleur de fond du reste de la page, ne laissant alors apparaître que les deux lignes bleue et noire) :
images déclalé en CSS
Il suffit alors de remplacer les couleurs pleines par des dégradés avec 3 couleurs (le transparent sur le côté, une couleur pleine au centre).

Note importante quand même : dans la liste des 3 dégradés de fonds, c’est le premier qui est placé au dessus, les autres sont placés en dessous. Sur mon exemple ci-dessus, il faudra donc déclarer le rouge-bordeaux d’abord, le bleu ensuite et le noir en dernier.

Concernant la ligne de dégradé sur mon site, le code est là :

background: linear-gradient(to right, #212121, #212121) 0 2px no-repeat, linear-gradient(to right, #212121, #646464, #212121 ) 0 1px no-repeat, linear-gradient(to right, #212121, #010101, #212121 ) 0 0px no-repeat;

Remarquez que le premier dégradé est celui qui est unicolore et au-dessus, le second est le blanc et en dernier est la petite ligne noire du haut.

GNU/Linux : améliorer le terminal

dimanche 15 juin 2014 à 18:40
Sous GNU/Linux, le terminal est un programme central pour les utilisateurs, pour sa rapidité et sa simplicité. Il peut donc être intéressant de le personnaliser et de l’améliorer un peu.

Ces astuces ici sont pratiquement toutes inspirées de ce qui se fait dans la distribution Linux Mint, qui intègre tout ça par défaut.

Les couleurs dans le terminal


Par défaut sous Ubuntu (et ailleurs), le texte dans le terminal est tout de la même couleur. C’est difficilement lisible. Il est possible, entre autre, de mettre en couleur le texte au début d’une nouvelle ligne, le « nom@machine ~ $ » pour le rendre plus visible.
Pour cela, éditez le fichier caché .bashrc qui se trouve dans votre dossier personnel et ajoutez tout à la fin sur une nouvelle ligne :
PS1='\e[1;35m\u@\h\e[1;32m \w $ \e[0m'

Résultat :

terminal with another PS1 colors
Personnellement, j’ajoute même une nouvelle ligne avant un nouveau prompt, pour bien espacer chaque ligne (remplacez la ligne précédente par celle là) :
PS1='\n\e[1;35m\u@\h\e[1;32m \w $ \e[0m'

Pour que ça marche, éditez le fichier .bashrc, sauvegardez les changements puis ouvrez un nouveau terminal. Chaque changement dans le fichier n’est pris en compte qu’en ouvrant un nouveau terminal.
ÉDIT : pas besoin de relancer le terminal, Nono me signale la méthode où il suffit de lancer « . ~/.bashrc »

En plus, je préfère que le titre du terminal affiche le chemin courant (PWD) plutôt que « Terminal » :

PS1='\[\e]0;\w\a\]\n\e[1;35m\u@\h\e[1;32m \w $ \e[0m'[/code]
Si vous voulez changer de couleurs, sachez que ce sont les « 35 » et « 32 » que vous voyez qui font référence aux couleurs. La liste est donnée sur cette page. Le « 1; » devant la code couleur correspond au gras. Pour que les caractères ne soient pas en gras, mettez « 0; ».

ÉDIT : Kyriog me signale ce site pour créer des lignes PS1 pour bashrc. Glissez-déposez les éléments dans la ligne au dessus et récupérez le code en bas !

Command not found


Lorsque vous tapez une commande qui n’existe pas, le terminal affiche une erreur. Il est possible de lui faire suggérer l’installation d’un paquet logiciel qui contient cette commande.
Par exemple, si Firefox n’est pas installé et que vous tapez « firefox », il vous proposera alors d’installer Firefox.

Installez les paquets suivants :

sudo apt-get install command-not-found command-not-found-data

Puis ajoutez le à votre bashrc (si ça n’est pas ajouté tout seul par le fait de l’avoir installé) :

# if the command-not-found package is installed, use it
if [ -x /usr/lib/command-not-found ]; then
	function command_not_found_handle {
	        # check because c-n-f could've been removed in the meantime
                if [ -x /usr/lib/command-not-found ]; then
		   /usr/bin/python /usr/lib/command-not-found -- $1
                   return $?
		else
		   return 127
		fi
	}
fi


Cowsay


Cowsay couplé à Fortune permet d’afficher un petit dessin en ASCII qui affiche une citation. Quand j’ouvre un terminal, je vois affiché une citation au hasard énoncée par un animal au hasard : une vache, un renne, un hellokitty ou un tux.
Il faut pour cela avoir installé les paquets cowsay et fortune (et activé les paquets universe) :
sudo apt-get install cowsay fortune

Puis placer cette ligne dans le bashrc :
fortune -a | cowsay -f $(shuf -n1 -e hellokitty default tux moose)

Normalement, quand vous ouvrirez le terminal, ça fera quelque chose comme ça :

cowsay + fortunes trick

L’autocompletion


Sous Ubuntu ça semble avoir été corrigé dans la version 14.04, mais avant l’autocomplétion avec la touche de tabulation ne marchait pas ou de façon incomplète. Pourtant, en ajoutant ceci à votre fichier .bashrc, vous pouvez activer l’autocomplétion qui est quand même très pratique.

# enable bash completion in interactive shells
if [ -f /etc/bash_completion ]; then
    . /etc/bash_completion
fi

Maintenant, au lieu de taper « sudo aptitude install firefox », vous taperez « sudo apti<tab> i<tab> firef<tab> » ce qui fait gagner pas mal de temps.

Voilà, avec tout ça vous aurez un terminal plus joli.
Une petite astuce finale : il est possible d’ajouter n’importe quelle commande au lancement du terminal. Pour cela, il suffit de placez la commande dans le fichier .bashrc. C’est aussi simple que cela.
Par exemple pour afficher l’heure d’ouverture du terminal tout en haut, mettez « date » tout seul sur une ligne. Pour afficher les dernières commandes tapées, mettez « cat .bash_history | tail »

France OS

mardi 10 juin 2014 à 19:57
minitel 1980 Ça y est, Arnaud Montebourg craque et veut son système d’exploitation Français.

Très logique.

Surtout quand ça vient tout juste un an après que l’armée Française ait renouvelé son contrat avec Microsoft et alors que toute l’administration (ou presque) tourne sous Windows et que les écoles apprennent aux élèves à n’utiliser qu’un système fermé, payant et cher (100€) alors que des systèmes gratuits, libres, sans backdoors et même Français existent déjà.

Et pour en revenir à France OS, je vous laisse avec l’ami Korben qui a eu le privilège de tester tout ça : Test de FranceOS – Le système d’exploitation Franco-français.

Espérons que la version finale et officielle sera mieux que les sites du service public Français.

image de CBerthel

La coupe du monde c’est ça…

jeudi 5 juin 2014 à 21:23
Ah, le Brésil, grande nation du Football depuis très longtemps.

C’est beau la coupe du monde non ? Ils ont dépensé plus de 12 milliard d’euros pour cet événement, c’est pas rien quand on sait que ça représente environ 60€ par brésilien). Surtout pour un pays où les 3/4 de la population a faim et pourrait vivre une semaine entière avec cette somme. Mais ne croyez pas qu’ils verront un seul rond de cet investissement forcé pris sur leur impôts.

Mais on s’en fout de la population : pour construire les stade, ils ont rasé les villes et viré leurs habitants. Maintenant ils envoient les forces de l’ordre tirer sur les populations pour les éloigner et éviter qu’ils fassent trop de bruit.

Oui, ils tuent des hommes et des femmes au nom du football.

Mieux, le président de l’UEFA — Michel Platini — a même réclamé que les brésiliens arrêtent leurs manifestations pour ne pas faire tache durant la coupe du monde.

Et tout ça pour quoi ? Pour que dans un mois tout ce fric dépensé en stades se retrouvent abandonnés, comme ici avec Sotchi devenue une ville fantôme seulement un mois après les JO d’hiver.

Cette année je ne regarderai pas le foot. Avant je regardais parfois quelques matchs, mais plus maintenant. L’envers du décor est trop triste et trop révoltant pour pouvoir en apprécier quoi que ce soit.
Sous cet angle de vu, même la plus grosses des coupes en or (creuse et fausse) n’est rien qu’un vase rempli de sang.

La coupe du monde n’est pas sport et ne se joue pas avec un ballon. Il est violence et corruption et il se joue avec du fric.

illustration de Paulo Ito

image