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le hollandais volant

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France, pays ministériellement attardé

jeudi 26 juin 2014 à 16:40
Mais qu’ils sont cons sérieux !

Sous prétexte que les libraires n’ont pas su s’adapter à l’arriver d’internet (au bout de 4 ou 5 siècles, c’est sûr que sortir de sa grotte doit être dur), les sites internet n’ont plus le droit de proposer des livres à prix bas. Ils devront être au moins 5% plus cher que les prix en librairie.

À côté de ça, la France (les chaînes TV) vont combattre bec et ongles le site Netflix, qui proposera des films et séries pour moins de 10$ par mois (attendons nous à ce que ces crétins fassent monter les prix à ~30€/mois), et la même chose se fait avec les taxis : ils existent depuis si longtemps qu’eux aussi sont restés à l’âge de pierre et préfèrent tuer toute forme de concurrence (les VTC, Uber…) plutôt qu’évoluer un peu et proposer des choses nouvelles.

Mais ceci n’a rien de vraiment étonnant : les élus sont restés au moyen âge : on est en 2014 et pour la première fois ils constatent que l’informatique (attention : ce mot est nouveau !) peut potentiellement créer des emplois.

Des intérêts de l’État…

mercredi 25 juin 2014 à 21:51
Pfff…

Le magasine 60 millions de consommateurs (édité par un organisme public) risque de disparaître car l’État ne veut plus le financer. Ce magasine serait-il trop indépendant ? Serait-il trop bon pour les consommateurs et pas assez rentable pour l’économie (le magasine est édité sous la tutelle du ministère de la consommation) ?

Non parce que… C’est quand même un peu honteux de faire ça alors que d’autres titres de la presse (dont des privées) reçoivent au total 5 milliard d’euros de fonds public (ainsi un titre bien connu de la presse poubelle reçoit quatre fois plus de fric que 60 M de consommateurs — et Le Monde en reçoit 40 fois plus).

Dingue quand même que l’argent public va dans les intérêts privés au lieu de rester public.

M’enfin après, la presse est là pour plaire au public. Je suppose qu’il n’y a rien à faire quand le public préfère lire des conneries dans Paris Match ou dans Closer plutôt que comprendre comment l’économie les entube…



image de Nicolas Vadot

Non, je ne retournerai pas sous Opera

mercredi 25 juin 2014 à 18:02

Il y a quelques années, je faisais d’Opera mon navigateur principal, voyant que Firefox était devenu lent et lourd. J’aimais beaucoup Opera : très rapide et très complet, il comportait tous les éléments de Firefox ainsi que des dizaines de fonctions annexes (bloqueur de pub, lecteur RSS, synchronisation des données…).

L’an dernier, Opera (la société) annoncait un virement radical dans leurs produits : il en était terminé de Presto et d’Opera tel qu’on le connaissait. Ils avaient décidé de jeter tout ça et de refaire un navigateur tout neuf basé sur… Chromium !

Chromium est un très bon navigateur, en avance sur tous les autres en termes de performances et de supports HTML5. Mais il est édité par Google… Opera contient donc des éléments internes qui viennent de chez Google. Outre les éventuels problèmes de vie privée que ça peut entraîner (Google est bien connu pour faire tout ce qu’ils peuvent pour traquer les utilisateurs), ça posait un autre problèmes : la surdomination du moteur de rendu Webkit/Blink.
En effet, Webkit présent dans Chrome et Safari domine le web, et donc les webmasters ne font des sites pour Webkit et pour personne d’autre (souvent par paresse). En plus, à sa sortie, Opera Nouveau était vide et ne ressemblait à rien.

Du coup j’avais décidé de repasser sous Firefox. Je suis toujours sous Firefox actuellement, et je pense que je vais y rester.
Il faut le dire : autant j’avais beaucoup râlé sur la lenteur de Firefox il y a quelques années, maintenant les choses ont changés. Firefox est rapide de nouveau et il contient pas mal de choses sympas (les outils de développeurs sont pas mal du tout, et l’interface du navigateur en XML permet de le modeler à sa sauce avec quelques connaissances ou modules complémentaires).

Aujourd’hui, Opera est un peu mieux : il commence à reprendre ses atouts d’antan. Mais cela ne fait plus tout, pour moi. Firefox est un logiciel édité par la fondation Mozilla, qui est le seul éditeur d’un grand navigateur web à faire vraiment des choses en faveur d’un web et d’un internet ouvert et libre (les autres font tout pour leur seuls intérêts commerciaux).
Oui, Opera fait aussi pas mal de choses en faveur d’un web libre, mais leur navigateur est et a toujours été tout sauf libre, ce qui fait un peu tache (et vu que j’aime parfois bidouiller au cœur des logiciels, un code source libre est très avantageux).

Bref, j’utilise Firefox parce qu’il est bon et que j’ai envie de soutenir Mozilla et un web ouvert.
Tant pis pour Opera…

Image de Mozilla

Bloquer c’est voler ? Publicité c’est violer.

jeudi 19 juin 2014 à 17:55
Ce matin, une fausse affiche a circulé sur les réseaux :



L’affiche est une fausse, on est d’accord.

Mais quand on voit des dizaines de sites web nous supplier de retirer les bloqueurs de publicité, je me dit qu’on n’est pas bien loin du réalisme.
J’ai déjà proposé qu’on reformule ces petits messages de malvenue anti-anti-pub, laissez-moi proposer un texte alternatif à ce qui est visible sur cette affiche :

Publiciter, c’est violer.
Violez-vous la vie privée des internautes sans le savoir ?
Afficher ou diffuser de la publicité sur internet entraîne une une violation de la vie privée considérable pour les internautes honnêtes et vos visiteurs qui vous font vivre.


Explications quand même : la publicité sur internet ce sont avant tout de gros annonceurs, comme Google. Ces annonceurs détectent exactement qui clique sur les publicités, qui visite la page (même sans cliquer) et profilent les visiteurs à travers leur présence sur de nombreux sites (Google possède plein d’autres moyens que juste la publicité, par exemple).

Même chose avec tous les boutons « Like » ou « Tweet » de Facebook et Twitter. Le problème est tel qu’après quelques mois, une personne qui ne s’est jamais inscrite sur Facebook et qui veut le faire a déjà un profil complété et précis : tout y est concernant vos habitudes de navigateur, vos logiciels, votre famille (vous achetez un biberon sur eBay ? Facebook sait que vous avez un nouveau bébé), votre travail, vos habitudes de vie, vos vacances… Facebook ou Twitter vendent alors ces informations aux annonceurs pour proposer des publicités ciblés (si vous recherchez « mon ordinateur est vieux et rame », vous aurez des pubs pour des ordinateurs, vous poussant à dépenser votre argent inutilement, alors qu’une simple défragmentation de disque suffirait à redonner vie à votre ordinateur).

Ce genre des choses n’est possible qu’avec l’aide des sites internets qui utilisent ces boutons « Like », « Tweet », la publicité et plein d’autre chose (jQuery et fonts hébergés chez Google, lecteurs vidéo intégrés, Discus, Analytics…).

Voilà la raison pour laquelle j’essaye au maximum de bloquer les publicités, les cookies, les scripts externes sur les sites web et que j’encourage tout le monde de le faire. Un site n’a pas à faire le travail des services de renseignement.

Comment je fais mes lignes de dégradé en bas de la page de mon site sans images ?

dimanche 15 juin 2014 à 22:44
On m’a demandé où était l’image pour faire la petite ligne de dégradé en bas de la page de mon site :

la ligne de dégradé en CSS en bas de la page de mon site

Il n’y a ni images, ni script, juste une ligne de CSS.

En fait, je mélange ici deux choses désormais largement supportés par les navigateurs :


Le principe est le suivant : un dégradé, au niveau du navigateur se comporte comme une image de fond. On peut donc en mettre plusieurs et les décaler les un des autres :

background: linear-gradient(to right, transparent, red), linear-gradient(to right, blue, transparent);

Se comportera (presque) comme :

background: linear-gradient(to right, blue, red);


Après, les images sont décalées avec background-position.
C’est de là que vient mon astuce : il suffit de mettre un premier dégradé (la ligne noire), un deuxième (la ligne blanche) décalée de 1px vers le bas, et un troisième faux dégradé monochrome décalé de deux pixels vers le bas. Le faux dégradé n’a qu’une seule couleur, celle du fond du reste de la page.

Pour résumer, ça fait ça (où le rouge-bordeaux est en fait la couleur de fond du reste de la page, ne laissant alors apparaître que les deux lignes bleue et noire) :
images déclalé en CSS
Il suffit alors de remplacer les couleurs pleines par des dégradés avec 3 couleurs (le transparent sur le côté, une couleur pleine au centre).

Note importante quand même : dans la liste des 3 dégradés de fonds, c’est le premier qui est placé au dessus, les autres sont placés en dessous. Sur mon exemple ci-dessus, il faudra donc déclarer le rouge-bordeaux d’abord, le bleu ensuite et le noir en dernier.

Concernant la ligne de dégradé sur mon site, le code est là :

background: linear-gradient(to right, #212121, #212121) 0 2px no-repeat, linear-gradient(to right, #212121, #646464, #212121 ) 0 1px no-repeat, linear-gradient(to right, #212121, #010101, #212121 ) 0 0px no-repeat;

Remarquez que le premier dégradé est celui qui est unicolore et au-dessus, le second est le blanc et en dernier est la petite ligne noire du haut.