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le hollandais volant

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Les machines à voter, pourquoi c’est mal

vendredi 23 janvier 2015 à 20:37
Actuellement, le processus électoral est le placement d’un bulletin en papier dans une urne. Il faut ensuite compter tout ça et ça prend du temps.
Ceci est pourtant une solution garante de la transparence de toute l’élection et donc de la confiance du peuple dans la démocratie élective qui est notre système.

Il y a aussi des machines à voter électroniques.
Ces machines sont tout le contraire : anti-démocratiques, car celui qui peut tout décider n’est pas le citoyen. C’est au contraire le constructeur de la machine, et actuellement, c’est le gouvernement qui nomme des entreprises censées vérifier de la conformité des machines à voter électroniques.

En gros, c’est donc aussi sûr qu’un inconnu dans une ruelle crasseuse qui vous sert un verre d’eau en vous assurant que ce n’est pas empoisonné.

Qui plus est, quand quelques citoyens ont demandés à examiner le fonctionnement de ces machines, on leur à ferment refusé. Certains sites ont de plus été mis en demeure pour avoir publié des informations à propos du fonctionnement de ces machines…

La question à se poser est donc « qu’est-ce que le gouvernement manigance avec ces machines à voter, et qu’il ne veut pas que les citoyens sachent ? ».

Le vrai problème des machines à voter, c’est donc que personne ne peut vérifier si le vote effectué est bien comptabilisé et n’est pas modifié. Et non, même les logiciels Libres ne suffiront pas : le code peut être libre et accessible à tous, pour une vaste majorité des citoyens un code source est un langage codé incompréhensible (en voici un exemple, juste pour ceux qui n’en n’ont jamais vu).

Le vote avec du papier est peut-être fastidieux, mais c’est simple à suivre et à comprendre, même par celui qui n’a fait Bac+12.


Actuellement, seules quelques villes en France sont autorisées à utiliser les machines à voter, mais dans ces conditions opaques, c’est déjà beaucoup trop.
Un député a récemment proposé de supprimer toutes les machines à voter, et c’est bien. J’espère que ça va passer…

Je vous invite à (re-)lire cet article pour plus d’informations : Zythom : Vous ne pourrez pas vérifier.

Sebsauvage de nouveau menacé

lundi 19 janvier 2015 à 17:28
En décembre, le blogueur Matronix publia un article sur un événement survenu à l’IBCP (Institut de Biologie et Chimie des Protéines) de Lyon.
L’article original semble avoir disparu aussi, mais une copie subsistait sur la machine à archiver les sites de Seb.

Pour la suite des événements, je recopie ici le post de Seb :

J'ai reçu un email du professeur Gilbert DELEAGE, directeur de l'IBCP (http://www.ibcp.fr/bmssi), qui me menace de procès si je ne retire pas un article de l'autoblog de Matronix mentionnant un évènement qui s'est déroulé à l'IBCP en décembre. Il aurait été si simple de me le demander gentiment, HUMAINEMENT au lieu de me menacer de procès de but en blanc.
Si le directeur craint pour l'image de marque de son institut à cause de cet article, il devrait comprendre que menacer des internautes de procès est tout aussi mauvais pour l'image de marque.
Je n'ai pas de temps à perdre avec ces gamineries. J'ai donc retiré l'article qui était situé à cette adresse: http://sebsauvage.net/streisand.me/matronix/?20141218_102819_Incendie_a_l_rsquo_IBCP_de_Gerland_Lyon



Une bonne grosse demande de censure, avec une menace de procès. Miam.
Vous savez qui adore ce genre de choses ? Mme Streisand.

Tout comme d’autres à leur époque, c’est parti :

La censure ne passera pas.

La défense de la liberté d’expression, ce n’est pas juste Charlie Hebdo. C’est aussi faire face à des gens qui se croient tout permis, comme l’intimidation et les menaces…

*soupirs*

Censure administratif et séparation des pouvoirs

lundi 19 janvier 2015 à 16:58
Maintenant que LPM est définitivement en place, et que le gouvernement a même décidé d’accélérer le pas concernant le blocage des sites terroristes*, certains veulent déjà étendre la censure aux sites antisionistes.

Et toujours sans juge ni jugement.
Le gouvernement sera seul à décider si un site est antisioniste ou terroriste : c’est selon leur bon vouloir, leur humeur, leur affinité avec le propriétaire du site… bref, vous avez compris : c’est totalement arbitraire. De la dictature numérique.

Maintenant, peut-on me dire à quoi ça sert de payer 577 députés sur les fonds publics pour qu’ils votent les lois, si de toute façon l’exécutif outrepasse les institutions judiciaires qui sont là pour utiliser les lois afin de déterminer si un site est oui ou non terroriste, antisioniste ou plus généralement à caractère illégal ?

Ils diront « faites nous confiance ». Ben moi je dis que c’est pas comme ça que ça marche, dans un démocratie représentative comme la France. Ou alors ce même gouvernement m’aurait menti : je croyais que, dans un état de droit, les pouvoirs judiciaires, législatifs et exécutifs devaient être séparés. Je n’ai jamais été bien bon en éducation civique, mais je crois avoir eu un cours qui parlait d’un bonhomme appelé Montesquieu (et ses potes Rousseau, Diderot, Voltaire…) qui était à l’origine de ce concept. Peut-être même plusieurs cours. En fait, je crois qu’on n’a pas arrêté de nous emmerder avec ça durant tout le programme au lycée (programme fait par le gouvernement)…


Je prends le pari que dans quelques jours/semaines/mois/années, cette censure arbitraire sera étendue (ou au moins qu’un abruti manifeste le désir de l’étendre) aux :

Je n’ai rien contre le fait de bloquer un site jugé illégal (même s’il faudrait l’arrestation et le jugement des auteurs, pas du site). Mais justement, il faut qu’il y ait un jugement (avec un juge, donc), dans les formes prévues par la constitution et la loi.

Ce n’est pas parce que ça se passe sur Internet que c’est différent de la rue ou de la place du marché. Vous accepteriez, vous, qu’un ministre arrive dans votre village et désigne des gens à emprisonner simplement parce que le gars le décide, sans autre forme d’enquête, de procès et de jugement ? Alors pourquoi votre réponse est-elle différente quand ça se passe pour une publication en ligne ?

(* : un jour faut qu’on me montre un de ces sites : autant un terroriste, je vois ce que c’est, autant un site terroriste je vois pas. C’est comme si on parlait d’une voiture terroriste ou d’une cannette de soda terroriste…)

Pour votre sécurité, vous n’aurez plus de libertés.

lundi 12 janvier 2015 à 18:00
Hier se déroulait ce qu’ils appellent « la marche républicaine ». Une manifestation qui — pour une fois — n’opposait pas les CRS aux délinquants, mais où tout le monde rendait hommage aux victimes de l’attentat de mercredi dernier et défendait le droit de s’exprimer librement, la France étant un pays dit « libre ».

Malheureusement, comme beaucoup l’attendaient, cette attaque laisse à penser que le système de défense national n’est pas infaillible. La conclusion du gouvernement ? Ben… c’est simple : c’est la même conclusion qu’ont eu les États-Unis au lendemain du 11 septembre 2001, c’est à dire : fliquer, ficher, contrôler, censurer partout et tout le temps, tout et n’importe quoi.

Ainsi, à peine 5 jours après les événements, l’Europe annonce que tous les passagers aériens seront fichés, que l’Internet sera censuré rapidement. C’est sûr, bloquer une page web comme ils font avec les autres pages web bloqués, ce n’est détournable que d’une centaine de façon différentes seulement en plus d’être inutile inutile et différent selon vos FAI. Et ficher les honnêtes citoyens, c’est vachement utile. Je vous rappelle que l’auteur de la fusillade avait déjà fait de la prison pour tentative d’attentat et que l’autre qui a pris 10 personnes en otage dans un magasin avait aussi fait de la prison… Peut-on me dire ce que ce genre de gens faisaient en liberté en 2015 ?

En France en tout cas, le ton est donné par Sarko qui veut revoir l’équilibre entre le flicage et la liberté, ou Guéant déclarant qu’« il y a des libertés qui peuvent être facilement abandonnées ».
Les USA ont déjà le « Patriot Act », qui comme son nom l’indique, désigne par « acte patriotique » le fait de sacrifier toutes ses libertés pour une illusion sécuritaire. N’ayez pas peur, les politiciens de France veulent déjà la même chose.

Vous savez ce que disent les américains maintenant (je parle des citoyens, hein, pas d’Obama ni ces autres guignols responsables à la fois des dérives de la NSA et de la guerre partout dans le monde) ? Ça :

Don’t allow fear and the promise of security foold you into signing your rights away
Malheureusement, je pense et je suis même sûr qu’il n’y aura pas de « marche républicaine » si le droit de s’exprimer ou celui de se déplacer étaient menacés par un politicien français au lieu d’un terroriste islamiste…

Bon, vu qu’il faut bien proposer une solution, je crois que l’on doit commencer par une bonne dose d’éducation, afin d’empêcher les jeunes d’aujourd’hui de devenir les terroristes de demain… Car oui, il y en a besoin, même en France, où certains gosses de 10 ans en sont à défendre des tueurs (merci aux parents d’être aussi con : grâce à vous, la relève des Koachi est assurée).



Pour finir, quelques liens :


ÉDIT : J’avais pas vu, mais Korben a fait son article sur le sujet également.

L’Europe volera les pauvres pour donner aux riches.

vendredi 9 janvier 2015 à 13:01
banques ÉDIT : Nicolas me signale que la news date de décembre 2013, donc d’il y a un an. Ceci dit, l’événement était tout de même passé dans une relative indifférence. Et le genre de choses sont en réalité déjà en place dans certains pays de l’union depuis quelques semaines.

Hop hop hop… Pendant que tout le monde soit pleure Charlie, soit l’insulte en faisant sauter des Kebab, l’Europe vient de passer un accord qui prévoit que les banques pourront prendre l’argent des épargnants en cas de crise.

Sauf qu’il y a une erreur, dans cet article :
« Les Européens se sont mis d'accord sur une loi prévoyant des règles de renflouement interne des banques »

Heu… non.

Comme si la faillite d’une banque était de notre faute… Si j’ai un compte en banque, c’est juste parce que c’est un poil obligatoire pour plein de choses (toucher un salaire, faire des transferts, par exemple), c’est pas parce que je couche avec mon banquier.

Je suis Européen, mais jamais on m’a demandé mon avis. Ce sont les politiques qui se sont mis d’accord pour faire payer les petits gens à leur place, faut pas confondre.
La seule fois où on m’a demandé mon avis, c’est pour voter pour des élus professionnels et les élire. Pas choisir sur des idées.

Le fait qu’on vote pour des gens au lieu d’idées, c’est ce qui fait la différence entre une république et une démocratie.
Merci de ne pas confondre.

image de Piet Musterd