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le hollandais volant

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Payer sa facture EDF, en 4 284 étapes.

mardi 22 mai 2018 à 22:12

EDF, premier fournisseur d’électricité au monde ne sait pas faire un site web, voilà mon histoire (sortez les pop-corn, c’est long).


Ma situation actuelle fait que règle beaucoup de factures pour toi, EDF, en ce moment :
– suite au décès de ma mère, je dois m’occuper de payer les dus (électricité + gaz).
– en plus de ça, et depuis 2 ans, je règle aussi les factures EDF de ma tante, habitant aux P-B mais ayant une maison en France.

Concernant ma tante, c’est simple : son compte client n’a jamais fonctionné. Peu importe le nombre de fois qu’on appelle, les heures passés au téléphone, les multiples échanges sur Twitter : tu n’as jamais été capable de réparer le compte.

Du coup pour payer ses factures, ma tante passe par moi : je paye par carte au téléphone et elle me rembourse.

Pourquoi elle ne le fait pas elle même ? Ravi que tu poses la question !

Pour ces raisons, donc, c’est moi qui paye ses factures.

M’enfin.
Mais ça, c’était pour ma tante. Concernant ma mère maintenant…

… le compte en banque de ma mère a été bloqué après son décès. C’est normal.
Mais du coup, tes prélèvements ont échoués. Comme il faut résilier ses abonnements, tu nous envoie des factures de résiliation. Normal également.

Ta première facture était de 200 € (et des poussières). J’appelle donc le serveur vocal : 305 €. Bon… Je regarde en ligne sur le compte : 305 €, pas d’explications. Je vais donc demander à ton CM sur Twitter : il semble que le montant de régularisation de 200 € se voit augmenté d’un prélèvement mensuel qui a échoué. Ok, je paye les 305 €.

Deux jours après, je reçois la même facture, mais pour le gaz cette fois. Il y est inscrit le montant du prélèvement qui n’a pas marché, en plus du montant du gaz. Re-belote, go Twitter pour demander qu’est-ce que le fuck et que j’ai déjà payé ce prélèvement échoué… J’apprends alors que le prélèvement pour avril n’a pas marché non plus.

Bon, il faut donc payer la facture de résiliation de gaz…

Je m’en vais donc sur ton site… impossible de me connecter : « une erreur est apparu, appelez un conseiller au 09… bla bla bla ». J’essaye sur un autre navigateur : idem. J’essaye sur mon compte EDF à moi : ça marche pourtant bien.

J’essaye par téléphone (sur votre serveur vocal) : c’est à ce moment que le numéro de compte n’est pas reconnu « désolé, je n’ai pas compris bla bla bla ». J’essaye une seconde fois, une troisième : nope, ça ne marche pas.

À ce moment là je commence à désespérer de vous : comment le numéro un mondial de l’électricité arrive avoir un système aussi merdique, aussi bancal, aussi cassé, aussi impraticable, aussi fermé, aussi inutilisable ?

Et c’est à ce moment là que, dans un moment d’égarement sans doute (probablement le « confusant » de tout à l’heure qui m’a « confusé ») : je décide d’installer l’application « EDF et Moi » sur mon téléphone. Je me connecte avec le compte de ma maman…

Il faut par contre valider son compte avec un code envoyé par SMS. Ouais, sauf que — gros malin — le contrat chez Orange de ma mère est résilié : je n’ai plus son SMS ni son numéro. Je clique (machinalement) sur « je n’ai pas reçu le code ». Ô miracle : on me propose l’envoie sur l’email (dites, vous auriez pu le dire, au lieu de cacher ça !). Il se trouve que ma mère (prévoyante, et je la remercie infiniment pour ça) avait écrit tous ses codes, donc j’ai accès à son email !
Je valide l’envoie du code par email et j’attends.

J’attends 5 minutes.

J’attends 1 heure, 2 heures.

Toujours rien.

J’imagine que ça non plus ça ne marche pas… Tant pis…

Et là, plus tard dans la soirée, je reçois un email. Il aura fallu 5 heures pour que l’email transite d’EDF à Gmail avec le code !

Alors soit c’est un code avec un octillion de chiffres (d’où le temps de transfert), soit votre système a un sérieux coup de mou : ce sont les ondes du Linky qui font ça ?

Hein ? C’est Enedis ça, c’est pas vous ? Ah pardon. Confusé je fus. Me pardonnez vous demande je.

Donc 5 heures après, j’ai mon code à usage unique.
En fait, c’était seulement 4 heures après : j’ai vu l’email sur le téléphone de ma maman environ 1 heure après qu’il soit reçu. Je me dis donc « merde » car normalement, ces codes expirent très vite (pour des raisons de sécurité) : on parle de 15 minutes, parfois.

Malgré tout, j’essaye de le taper (oui, je suis parfois entêté, mais plein d’espoir, donc vraiment très con).

Et bien mesdames et messieurs, chez EDF, les codes de sécurité à usage unique ont une durée de vie qui excède 5 heures : j’ai pu me connecter en utilisant l’application. J’ai même pu payer la facture !

Par contre, je ne peux pas me connecter sur le site : toujours la même erreur.

Bref, j’ai payé ma facture EDF.

Ça m’a pris 4 appels, 24 tentatives sur le site, dans 2 navigateurs sur 3 jours, 2 séances discussions sur Twitter, 2 installations de ton application (oui, vu que ça marchait pas après l’envoie de l’email, j’ai viré l’appli), et j’ai appris qu’un email mettait environ 5 heures pour arriver avec un code à 6 chiffres qui n’expire pas.

Je ne sais pas ce que tu comptes faire avec tes 300 euros, mais paye toi un stagiaire de classe de troisième : n’importe lequel d’entre-eux sera capable de faire un site web avec une interface client qui soit moins bordélique que ce que tu as maintenant. Pitié. En plus (merci tonton Macron), tu auras juste à donner un bol de riz et une pause pipi, tu n’auras même pas besoin de le payer, je suppose.

La SACEM va pouvoir se sucrer sur la musique Libre…

lundi 14 mai 2018 à 17:00

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Commençons déjà par prendre quelques secondes pour rigoler à propos de l’expression « rémunération équitable ».
Voilà, c’est fait.

Bien.
Les pirates ont encore attaqué…

Non content de piller les artistes qui signent chez Universal, Sony et les autres, voilà qu’ils vont pouvoir recevoir de la thune même avec de la musique que les créateurs mettent librement à disposition de tout le monde.

En gros : je crée de la musique, je dis clairement que n’importe qui peut utiliser cette musique comme ça lui chante (vendre cette musique et en vivre ne m’intéresse pas). Un magasin est donc autorisé à diffuser ma musique dans leur boutique. Et bien, grâce à la Loi Française, le magasin devra quand-même payer la SACEM (une groupe de malfrats qui volent les artistes pour donner aux riches). Moi en revanche, je ne toucherai rien (exactement comme je le souhaite).

Se faire son beurre avec le travail le travail des artistes, sans soi-même bouger le petit doigt ou produire de l’art. C’est bien ce que je dis : ces raclures sont des pirates.

Mh… si c’est la loi qui est faite comme ça, je me trompe : la SACEM sont plutôt des corsaires. Les mêmes méthodes de banditisme et de destruction que les pirates, c’est juste que c’est légal avec l’aval de état.
Et avais-je mentionné le fait qu’ils ont fait pareil avec les photos, les dessins et autres œuvres graphiques ?

Y a pas à dire, en France on protège le créateur et l’artiste.

image de Shelly S

Un Français sur 10 est fou

mercredi 2 mai 2018 à 17:21

image de la terre plate
À lire :

Donc si je résume, 1 français sur 10 refuse de voir la réalité en face, refuse d’admettre que l’on a pris la Terre en photo et qu’on est allé voir qu’elle est bien sphérique.

Ma solution ?
Ben… 1 français sur 10 mériterait de retourner vivre dans une grotte à ronger des os de mammouth et bouffer des baies sauvages pour mourir de vieillesse à 30 ans.

Il leur faut quoi à ces gens, sérieusement, pour admettre non pas la « version enseignée à l’école » mais la réalité ?

Car la réalité, ce n’est pas quelque chose qui soit sujet à débat.
Ce n’est pas quelque chose que l’on peut sélectionner ou non dans sa façon de voir les choses.

On ne peut pas choisir de « ne pas croire » en la réalité. Ce n’est pas quelque chose qui se fait de dire « je ne crois pas en F=GmM/d², je préfère ne pas être attiré par la Terre et m’envoler ».

Je l’avais déjà dit et je maintiens : penser vivre dans un monde ou un univers qui n’est pas le monde réel, c’est une hallucination chronique, une déficience mentale, bref de la folie.

illustration

Macron paye son dentifrice et ça fait de lui un président exemplaire… ?

lundi 30 avril 2018 à 13:10

Lire : Le couple Macron règle lui-même ses dépenses privées
Visiblement le président Macron paye son dentifrice et les croquettes de son chien et ça fait de lui un président exemplaire.

Mouais… Bon, peut-être que ça fait de lui un président de la république française exemplaire, mais ça ne fait pas de lui un français exemplaire, ni un président exemplaire.

Même si je n’ai pas de papier qui me dit français, je vis ici et devinez quoi ? Je paye aussi mon dentifrice (étonnant quand on est un sans-dent, mais bon), et les croquettes de mon chat, et mon loyer, et ma taxe d’habitation, et ma bouffe, et mes transports, ma lessive, mon électricité, mon eau et tout le reste.

Ça fait de moi quelqu’un d’exemplaire ? Non. Ça fait de moi quelqu’un de normal.

Quant à être un président exemplaire, c’est à dire sur lequel les autres présidents et même ses électeurs devraient prendre exemple humainement, il devrait faire comme José Mujica (président de l’Uruguay jusqu’en 2015), dont j’avais déjà parlé quand François Hollande se disait humble :

Délaissant le palais présidentiel, il habite la petite ferme de son épouse, "au bout d'un chemin de terre" en dehors de Montevideo. Il continue à y cultiver des fleurs avec son épouse, Lucia Topolansky, à des fins commerciales, et donne environ 90 % de son salaire présidentiel à des organisations caritatives ou pour aider des "petits entrepreneurs", conservant pour lui-même l'équivalent du salaire moyen en Uruguay (environ 900 € par mois). Le couple présidentiel bénéficie de la protection de deux policiers à la ferme. Le patrimoine du couple présidentiel provient pour la majeure partie de madame (Mujica n'ayant comme seul bien qu'une Coccinelle de 23 ans) et est évalué en 2012 à 4,2 millions de pesos uruguayens (environ 170 000 euros).

Son engagement va encore beaucoup plus loin : lors de la vague de froid qu'a subi le pays en juin 2012, il a immédiatement inscrit la résidence présidentielle sur la liste des refuges pour les sans-abris.

En 2014, il est interviewé dans le film Human de Yann Arthus-Bertrand, où il fait un appel à la sobriété et à la décroissance.

Il quitte son poste de président le 1er mars 2015, en laissant l'économie du pays en relativement bonne santé, et avec une stabilité sociale meilleure que celle des pays voisins.

(source)

Voilà un président exemplaire.
Voilà quelqu’un dont on devrait s’inspirer.

Pas un petit monarque qui ne s’est jamais sali les mains et qui vit comme un prince au frais du contribuable entouré de 800 laquais.

Quand Macron empruntera le métro ou le bus, ou payera un taxi et le train, qu’il remplira lui-même son assiette et sa déclaration d’impôts (ou qu’il paye lui-même ceux qui le font lui), là, je pourrais entrevoir la possibilité de commencer à avoir du respect pour lui en tant que président exemplaire. Pas avant.

Concernant les migrants et tout le reste

mercredi 25 avril 2018 à 19:25

Ce week-end, ça a parlé migrants : il faut dire qu’un groupe de néo-nazis et autres fasho sont allés faire le cirque dans la montagne pour bloquer la frontière de la France pour empêcher ceux qui fuient la guerre de venir se réfugier sur un bout de notre planète qu’ils appellent « chez nous ».

Je passerai sur ces connards d’extrême droite, ils ne méritent pas que j’en parle d’avantage (j’en reparlerai peut-être quand ils seront tous dérrière les barreaux, mais 1) ça n’arrivera pas et 2) heureusement qu’on a droit de penser et d’avoir les idées que l’on veut dans ce pays qu’est la France — oui, même les nazis ont droit à la tolérance : mon avis est que seuls les paroles et les actes sont condamnables, pas la pensée).

Non, ce qui me fait le plus chier dans l’histoire, c’est qu’on sait d’où viennent les migrants. On sait pourquoi ils viennent ici.

Je pense aussi que personne ne souhaite partir de chez soi, et que si ces réfugiés avaient le choix, ces gens resteraient chez eux. Le problème c’est qu’ils n’ont pas le choix : leur chez eux n’existe plus et leur pays est en feu et en ruines.

En fait, le problème de les accueillir ne se poserait même pas… si on allait simplement péter la gueule à ce salopard d’El Assad, ou l’autre connard de président Turc et bien autres dictateurs ou seigneurs de guerre en Afrique qui ont pour divertissement de lâcher des bombes, de descendre des avions, de gazer ou fusiller des citoyens sur leur temps libre.

Je sais que ça fait un peu « gendarmes du monde », mais à un moment faut arrêter de discuter : ces cons tuent des civils. Leurs propres civils. Ils emprisonnent des innocents, fusillent des reporters… bref, ce sont des dictateurs et des terroristes qui bafouent les droits de l’humain.

On ne va pas me dire qu’on ne peut rien faire, si ? On va pas me faire croire que les civils là-bas veulent rester sous le régime d’un dictateur plutôt qu’on vienne les aider à mettre en place un vrai système "démocratique" (ou au moins respectueuse des gens).

Le truc c’est qu’il y a du pétrole en jeu, et des relations avec la Russie (et l’autre autre con de Poutine, aux méthodes non différentes que les deux précédents).
Ah et y a aussi ceux qui disent que ça fait trop « esprit colonialiste » ; ce qui n’est pas faux dans un sens, mais j’aimerais tout de même avoir l’opinion des civils là-bas : ils préfèrent qu’on les laisse se démerder ou qu’on vienne les aider sur place à leur débarrasser des responsables de leur misère ?

Donc oui, des embarcations de migrants qui coulent, ou des gens qui crèvent de froid, c’est plus que triste. Mais le pays où je vis choisit de laisser faire ça.

Pire, une majorité de gens votent pour des gens payés 15 fois le smic à rester les bras croisés et à lâcher une larme ici ou là quand une caméra les filme. Voilà pourquoi je trouve que tout ça est juste une immense hypocrisie politique. Une hypocrisie qui tue, oui, mais une hypocrisie sans nom quoi qu’il en soit.

C’est ça qui est le plus honteux dans l’histoire.

Les frontières en montagne et les cons qui y vont ne sont pas le problème.

Le problème est en amont. On choisit juste de l’ignorer parce qu’il n’est pas chez nous.