PROJET AUTOBLOG


le hollandais volant

Site original : le hollandais volant

⇐ retour index

Windows 7/8 : bloquer les mises à niveau vers Windows 10

samedi 16 janvier 2016 à 13:29

Microsoft nous emmerde encore pour forcer le passer vers Windows 10. Ça fait des mois que ça dure mais ils ne semblent pas s’en lasser.

Avant de bloquer totalement les mises à jours pour éviter W10, voici un récapitulatif des mises à jours Windows qui sont à bloquer pour le moment :

Je vous conseille de vérifier les mises à jour de façon automatique, mais de ne les installer que manuellement et de les vérifier une par une : mêmes masquées et désactivées, ces mises à jours réapparaissent régulièrement.

Pour les supprimer, ouvrez le bloc-note (notepad.exe), copiez-collez ceci :

echo Uninstalling KB3035583
start /w wusa.exe /uninstall /kb:3035583 /quiet /norestart
echo Uninstalling KB2952664
start /w wusa.exe /uninstall /kb:2952664 /quiet /norestart
echo Uninstalling KB3021917
start /w wusa.exe /uninstall /kb:3021917 /quiet /norestart
echo Uninstalling KB2990214
start /w wusa.exe /uninstall /kb:2990214 /quiet /norestart
echo Uninstalling KB2977759
start /w wusa.exe /uninstall /kb:2977759 /quiet /norestart
echo Uninstalling KB2976978
start /w wusa.exe /uninstall /kb:2976978 /quiet /norestart
echo Uninstalling KB3044374
start /w wusa.exe /uninstall /kb:3044374 /quiet /norestart
echo Uninstalling KB3112336
start /w wusa.exe /uninstall /kb:3044374 /quiet /norestart
echo Disabling GWX in Registry
reg add HKEY_LOCAL_MACHINE\SOFTWARE\Policies\Microsoft\Windows\Gwx /v DisableGwx /t REG_DWORD /d 1

enregistrez le fichier sur le bureau sous le nom w10fix.bat (n’oubliez pas de changer le type du fichier à « *.* tous les fichiers »), double-cliquez dessus et attendez que ça se passe : la fenêtre se fermera une fois que tout sera supprimé.

En plus des mises à jour, ce script ajoute une clé du registre qui bloque GWX. Pour le moment, ceci a suffit pour repousser le passage à Windows 10. Mais pour combien de temps encore, je ne sais pas.

J’essayerai de maintenir cette page à jour au fur et à mesure que Microsoft voudra forcer ces mises à jours stupides.

Sources :

Retour d’un Linux-User

jeudi 14 janvier 2016 à 19:46

Cet article est un petit retour d’expérience personnel à propos de mon usage de Linux, depuis des années.
Il est également une réflexion par rapport à ce post sur Reddit : « Linux users are arrogant... ».

Si je devais décrire mon passage de Windows à Linux, je dirais que je suis passé par trois étapes. Trois stades.
J’ai commencé sous Windows 98 en 2005 (on n’a pas tous eu un ordi à 10 ans). L’ordi est mort après 1 an (mon Pentium 1 a grillé). J’ai acheté un pc portable sous XP peu après, en 2006.

Je suis resté sous XP environ 2 ans, avant de jeter Windows par la fenêtre et de passer sous Ubuntu 8.04 sur un coup de tête durant l’été 2008.
XP n’avait aucun secret pour moi : j’allais jusqu’à éditer des fichiers DLL pour faire ce que je voulais. Ubuntu par contre, c’était nouveau. J’avais déjà été voir sous Ubuntu 7.04, pour voir ce que c’était, ainsi que quelques autres distributions (Fedora, Mandriva, OpenSuSE…), mais je ne l’avais jamais utilisé pour un usage normal.

C’est la première phase : on s’inscrit sur tous les forums et on pose toutes les questions qu’on a.
Évidemment, un tel ouistiti se fait rapidement fermer sa gueule à coup de PDF « Simple Comme Ubuntu » ou « Linux pour les novices ». Du coup, j’ai fermé ma gueule et j’ai lu.
En fait, j’ai bien fait : le truc cool après la lecture c’est qu’on n’a plus de questions et que tout est clair.

Par contre on a toujours quelques bugs sur l’ordi, mais on sait comment les poser : on ne dit plus « Le son marche pas. 7.04. Portable Asus », mais on donne plus d’info : modèle du PC, modèle de la carte son, version du kernel… Ah et bien-sûr, on a cherché sur Google avant.

Heureusement, quand le son ne marchait pas dans mon cas, une personne sur CCM avait le même ordi, le même kernel et a trouvé une solution : une ligne dans un fichier et un reboot. À ce moment là, c’est encore de la magie pour moi, mais ça marchait.

La deuxième phase arrive là : on commence à utiliser un peu la ligne de commande, à tester des trucs, à comprendre ce qui marche ou pas, quel fichier fait quoi…
On passe aussi du temps à chercher et à aider les autres sur les forums. Et… on passe une bonne partie à faire de la pub et à dire que Linux c’est bien et que Windows ça pue.

Ce n’est pas toujours par pur troll : c’est plutôt par le fait d’avoir découvert un truc tellement bien, tellement cool, tellement mieux que Windows. On a vu la lumière, ça nous rend détestable, mais ça finit par passer.

C’est durant cette phase que j’ai commencé à tenir un site (ayant découvert la CLI et les commandes Bash, on se tourne vers la prog ou, dans mon cas, vers le HTML/PHP). D’ailleurs, au début je faisais pas mal de sujets à troll pro-linux. J’en fais beaucoup moins désormais.

C’est la troisième phase : on utilise maintenant Linux tous les jours, on a trouvé un système convenable, 100% configuré à notre goût et à nos besoins. On a trouvé une recette pour avoir un ordinateur qui fonctionne.

On passe moins de temps à bidouiller (si tout fonctionne, pourquoi s’entêter ?) et on découvre moins de choses nouvelles. On passe aussi moins de temps à aider les autres sur les forums : ben oui : raz le bol de donner des liens vers « Simple Comme Ubuntu » à des n00b qui veulent pas fermer leur gueule et utiliser google ;).

Par contre, ayant un site web, je me dis que tout ce que je note sur mon cahier à propos des commandes Linux utiles, ben ça peut parfois resservir pour nous, mais aussi pour les autres. Du coup, on publie des astuces, des tutos, des formulaires… La différence avec les forums, c’est que maintenant les astuces sont parfois hyper-spécifiques. Mais qu’importe : on pose ça en ligne.

On est moins con aussi : on tape moins sur Windows. Parfois même on se surprend à utiliser Windows pour jouer car il faut l’avouer, avant l’arrivée de Steam les jeux sous Linux c’était très limité. On tape également moins sur les utilisateurs : à juste titre on dit souvent simplement « 'sais pas, 'pas Windows. 'peut pas t’aider. ». Par contre on aide toujours ceux qui veulent essayer Linux et qui ont la même patience que nous (ça se voit tout de suite : si il lit « Simple Comme Ubuntu » sans broncher, alors c’est un bon ptit gars), et ceux qui souhaitent apprendre en plus de vous laisser réparer l’ordinateur.

Mais au final, la gue-guerre Windows-Linux on se rend compte que c’est débile.
Au fond on sait que Windows c’est une perte de temps, tout comme troller et essayer de convaincre des gens pas motivés (qui est une perte de temps bien souvent bien plus grande). Du coup ça passe.

On est bien avec ce qu’on a et on finit par être Linuxien à l’intérieur mais « osef » de l’extérieur. Car au fond, on en a marre de supprimer des tool-bar à la con et des virus à des gens qui ne savent pas utiliser ni un ordinateur ni Windows ou qui ne cherchent pas à comprendre.
On est sous Linux, tranquille et c’est bien : j’y trouve mon compte. Si d’autres trouvent leurs comptes ailleurs, tant mieux aussi.

Pour en revenir à l’article initial : je ne sais pas si c’est de l’arrogance. Je dirais plutôt que c’est la vérité.
Windows est installé sur 90% des ordinateurs et Linux sur environ 0%.

Donc forcément, il y a plus de chances qu’un novice utilise Windows que Linux, et que Linux soit utilisé par quelqu’un d’expérimenté, vu qu’il aura déjà traîné sur le net et qu’il est tombé "par hasard" sur une page parlant de Linux et qu’il a voulu essayer : graver un fichier ISO, booter dessus… rien que ça n’est pas donné à tout le monde et si vous le faites, vous êtes déjà dans la catégorie des utilisateurs avancés (j’espère que les Linuxiens beaucoup plus barbus que moi ne l’oublient pas : oui vous en savez plus que nous, mais c’est pas une raison de nous prendre pour des demeurés).

Le problème avec le novice sous Windows, c’est que personne ne lui dit rien : les ordinateurs sont vendus avec Windows, mais sans manuel d’entretien. Or un ordinateur, ça demande de l’entretien : si vous ne le faites pas, il devient lent, « ça rame », il plante, le disque dur déborde et plus rien ne marche.
Et de ce côté là, Windows est un mauvais élève et Linux un bon élève : Windows fragmente le disque et laisse traîner des fichiers partout, alors que Linux fait tout pour éviter la fragmentation et supprimer régulièrement les fichiers inutiles.

En plus de ça, pour chaque problème sous Linux il y a une ligne de commande (c’est à peine exagéré : tout peut-être convertit en ligne de commande). La ligne de commande peut rebuter, mais au moins ça fonctionne et n’a pas besoin de manuel d’instruction : tu ouvres le terminal, tu copies-colle la ligne de commande, tu valides et c’est bon : le problème est résolu.
Quel que soit la ligne de commande, on fait pareil : copier-coller, valider, et c’est bon.

Windows nous cache la ligne de commande (car il en a une aussi !) : elle n’est pratiquement pas là et très peu utilisé. Du coup, il faut des logiciels compliqués pour résoudre des problèmes simples.
Le résultat est que les gens s’y perdent et ne résolvent plus les problèmes et les laissent s’accumuler jusqu’à ce que l’ordinateur soit bon à remplacer (alors qu’il suffit d’un coup de « balai virtuel » pour qu’il fonctionne comme au premier jour).

Si vous vous demandiez pourquoi il n’y a pas de manuel d’entretien avec votre ordi ou votre Windows : c’est évidemment mieux pour la consommation et l’économie de racheter un nouvel ordinateur tous les 6 mois, une fois que le précédent est trop lent.

Dire « je ne sais pas comment faire, mais ça serait plus simple sous Linux », ce n’est pas infondé. Ce que je raconte ci-dessus n’est qu’un exemple.
Libre à vous d’y voir de l’arrogance quand-même, mais alors j’y verrais de l’ignorance chez vous : c’est vous qui demandez de l’aide pour utiliser votre Windows, pas moi. Mon ordinateur ne rame pas, ne chauffe pas, ne plante pas, malgré le fait que ça fait juste 5 ans que je trimbale le même disque dur et les mêmes fichiers, y compris la configuration.

PS : inutile de me dire que votre ordinateur ne marche pas sous Linux, que le bluetooth déconne ou que le Wifi ne marche pas. Si vous voulez Linux absolument, commencez par acheter un ordinateur qui le permette. On n’exige pas d’un ordinateur vendu sous Windows qu’il puisse faire tourner Linux, comme on n’exige pas d’une voiture de course qu’elle puisse labourer un champ de maïs. Si on veut labourer un champ, il faut un tracteur.
Ici c’est pareil : pour Linux il faut du matériel Linux, point.

Retour d’un Linux-User

jeudi 14 janvier 2016 à 19:46

Cet article est un petit retour d’expérience personnel à propos de mon usage de Linux, depuis des années.
Il est également une réflexion par rapport à ce post sur Reddit : « Linux users are arrogant... ».

Si je devais décrire mon passage de Windows à Linux, je dirais que je suis passé par trois étapes. Trois stades.
J’ai commencé sous Windows 98 en 2005 (on n’a pas tous eu un ordi à 10 ans). L’ordi est mort après 1 an (mon Pentium 1 a grillé). J’ai acheté un pc portable sous XP peu après, en 2006.

Je suis resté sous XP environ 2 ans, avant de jeter Windows par la fenêtre et de passer sous Ubuntu 8.04 sur un coup de tête durant l’été 2008.
XP n’avait aucun secret pour moi : j’allais jusqu’à éditer des fichiers DLL pour faire ce que je voulais. Ubuntu par contre, c’était nouveau. J’avais déjà été voir sous Ubuntu 7.04, pour voir ce que c’était, ainsi que quelques autres distributions (Fedora, Mandriva, OpenSuSE…), mais je ne l’avais jamais utilisé pour un usage normal.

C’est la première phase : on s’inscrit sur tous les forums et on pose toutes les questions qu’on a.
Évidemment, un tel ouistiti se fait rapidement fermer sa gueule à coup de PDF « Simple Comme Ubuntu » ou « Linux pour les novices ». Du coup, j’ai fermé ma gueule et j’ai lu.
En fait, j’ai bien fait : le truc cool après la lecture c’est qu’on n’a plus de questions et que tout est clair.

Par contre on a toujours quelques bugs sur l’ordi, mais on sait comment les poser : on ne dit plus « Le son marche pas. 7.04. Portable Asus », mais on donne plus d’info : modèle du PC, modèle de la carte son, version du kernel… Ah et bien-sûr, on a cherché sur Google avant.

Heureusement, quand le son ne marchait pas dans mon cas, une personne sur CCM avait le même ordi, le même kernel et a trouvé une solution : une ligne dans un fichier et un reboot. À ce moment là, c’est encore de la magie pour moi, mais ça marchait.

La deuxième phase arrive là : on commence à utiliser un peu la ligne de commande, à tester des trucs, à comprendre ce qui marche ou pas, quel fichier fait quoi…
On passe aussi du temps à chercher et à aider les autres sur les forums. Et… on passe une bonne partie à faire de la pub et à dire que Linux c’est bien et que Windows ça pue.

Ce n’est pas toujours par pur troll : c’est plutôt par le fait d’avoir découvert un truc tellement bien, tellement cool, tellement mieux que Windows. On a vu la lumière, ça nous rend détestable, mais ça finit par passer.

C’est durant cette phase que j’ai commencé à tenir un site (ayant découvert la CLI et les commandes Bash, on se tourne vers la prog ou, dans mon cas, vers le HTML/PHP). D’ailleurs, au début je faisais pas mal de sujets à troll pro-linux. J’en fais beaucoup moins désormais.

C’est la troisième phase : on utilise maintenant Linux tous les jours, on a trouvé un système convenable, 100% configuré à notre goût et à nos besoins. On a trouvé une recette pour avoir un ordinateur qui fonctionne.

On passe moins de temps à bidouiller (si tout fonctionne, pourquoi s’entêter ?) et on découvre moins de choses nouvelles. On passe aussi moins de temps à aider les autres sur les forums : ben oui : raz le bol de donner des liens vers « Simple Comme Ubuntu » à des n00b qui veulent pas fermer leur gueule et utiliser google ;).

Par contre, ayant un site web, je me dis que tout ce que je note sur mon cahier à propos des commandes Linux utiles, ben ça peut parfois resservir pour nous, mais aussi pour les autres. Du coup, on publie des astuces, des tutos, des formulaires… La différence avec les forums, c’est que maintenant les astuces sont parfois hyper-spécifiques. Mais qu’importe : on pose ça en ligne.

On est moins con aussi : on tape moins sur Windows. Parfois même on se surprend à utiliser Windows pour jouer car il faut l’avouer, avant l’arrivée de Steam les jeux sous Linux c’était très limité. On tape également moins sur les utilisateurs : à juste titre on dit souvent simplement « 'sais pas, 'pas Windows. 'peut pas t’aider. ». Par contre on aide toujours ceux qui veulent essayer Linux et qui ont la même patience que nous (ça se voit tout de suite : si il lit « Simple Comme Ubuntu » sans broncher, alors c’est un bon ptit gars), et ceux qui souhaitent apprendre en plus de vous laisser réparer l’ordinateur.

Mais au final, la gue-guerre Windows-Linux on se rend compte que c’est débile.
Au fond on sait que Windows c’est une perte de temps, tout comme troller et essayer de convaincre des gens pas motivés (qui est une perte de temps bien souvent bien plus grande). Du coup ça passe.

On est bien avec ce qu’on a et on finit par être Linuxien à l’intérieur mais « osef » de l’extérieur. Car au fond, on en a marre de supprimer des tool-bar à la con et des virus à des gens qui ne savent pas utiliser ni un ordinateur ni Windows ou qui ne cherchent pas à comprendre.
On est sous Linux, tranquille et c’est bien : j’y trouve mon compte. Si d’autres trouvent leurs comptes ailleurs, tant mieux aussi.

Pour en revenir à l’article initial : je ne sais pas si c’est de l’arrogance. Je dirais plutôt que c’est la vérité.
Windows est installé sur 90% des ordinateurs et Linux sur environ 0%.

Donc forcément, il y a plus de chances qu’un novice utilise Windows que Linux, et que Linux soit utilisé par quelqu’un d’expérimenté, vu qu’il aura déjà traîné sur le net et qu’il est tombé "par hasard" sur une page parlant de Linux et qu’il a voulu essayer : graver un fichier ISO, booter dessus… rien que ça n’est pas donné à tout le monde et si vous le faites, vous êtes déjà dans la catégorie des utilisateurs avancés (j’espère que les Linuxiens beaucoup plus barbus que moi ne l’oublient pas : oui vous en savez plus que nous, mais c’est pas une raison de nous prendre pour des demeurés).

Le problème avec le novice sous Windows, c’est que personne ne lui dit rien : les ordinateurs sont vendus avec Windows, mais sans manuel d’entretien. Or un ordinateur, ça demande de l’entretien : si vous ne le faites pas, il devient lent, « ça rame », il plante, le disque dur déborde et plus rien ne marche.
Et de ce côté là, Windows est un mauvais élève et Linux un bon élève : Windows fragmente le disque et laisse traîner des fichiers partout, alors que Linux fait tout pour éviter la fragmentation et supprimer régulièrement les fichiers inutiles.

En plus de ça, pour chaque problème sous Linux il y a une ligne de commande (c’est à peine exagéré : tout peut-être convertit en ligne de commande). La ligne de commande peut rebuter, mais au moins ça fonctionne et n’a pas besoin de manuel d’instruction : tu ouvres le terminal, tu copies-colle la ligne de commande, tu valides et c’est bon : le problème est résolu.
Quel que soit la ligne de commande, on fait pareil : copier-coller, valider, et c’est bon.

Windows nous cache la ligne de commande (car il en a une aussi !) : elle n’est pratiquement pas là et très peu utilisé. Du coup, il faut des logiciels compliqués pour résoudre des problèmes simples.
Le résultat est que les gens s’y perdent et ne résolvent plus les problèmes et les laissent s’accumuler jusqu’à ce que l’ordinateur soit bon à remplacer (alors qu’il suffit d’un coup de « balai virtuel » pour qu’il fonctionne comme au premier jour).

Si vous vous demandiez pourquoi il n’y a pas de manuel d’entretien avec votre ordi ou votre Windows : c’est évidemment mieux pour la consommation et l’économie de racheter un nouvel ordinateur tous les 6 mois, une fois que le précédent est trop lent.

Dire « je ne sais pas comment faire, mais ça serait plus simple sous Linux », ce n’est pas infondé. Ce que je raconte ci-dessus n’est qu’un exemple.
Libre à vous d’y voir de l’arrogance quand-même, mais alors j’y verrais de l’ignorance chez vous : c’est vous qui demandez de l’aide pour utiliser votre Windows, pas moi. Mon ordinateur ne rame pas, ne chauffe pas, ne plante pas, malgré le fait que ça fait juste 5 ans que je trimbale le même disque dur et les mêmes fichiers, y compris la configuration.

PS : inutile de me dire que votre ordinateur ne marche pas sous Linux, que le bluetooth déconne ou que le Wifi ne marche pas. Si vous voulez Linux absolument, commencez par acheter un ordinateur qui le permette. On n’exige pas d’un ordinateur vendu sous Windows qu’il puisse faire tourner Linux, comme on n’exige pas d’une voiture de course qu’elle puisse labourer un champ de maïs. Si on veut labourer un champ, il faut un tracteur.
Ici c’est pareil : pour Linux il faut du matériel Linux, point.

Dessiner avec de la lumière

lundi 11 janvier 2016 à 19:16
Ce post est un peu différent du reste de mes articles, mais si vous voulez bricoler ou vous amuser (y compris avec des enfants) avec de la peinture et des lasers continuez la lecture.

Ça fait un moment que j’ai fait mon bricolage, mais l’article est écrit suite à la lecture ce cet article de SlowBrain sur le Light Painting : il s’agit d’utiliser un appareil photo en exposition longue devant un mur et d’utiliser un pointeur laser sur ce mur.
L’exposition allongée dans le temps va capter le trait fait par le point du laser. Le dessin qui arrive sur la photo n’est donc pas visible à l’œil nu.

Ce que j’ai fait, c’est un moyen pour justement voir ce trait à l’œil, en utilisant une peinture phosphorescente et un laser. Le dessin fait au laser sera éphémère, mais on pourra le voir à l’œil nu et s’amuser avec.
C’est assez amusant et il y a même quelques remarques scientifiques à tirer de tout ça aussi, notamment en physique quantique.

Matériel


le matériel pour faire du lightpainting phosphorescent avec un laser
Il vous faut un peu de matériel :


Il vous faut aussi un évier et de l’eau pour laver le pinceau à la fin.

Le pointeur laser bleu est trouvable sur le net (eBay, 2 $, FdPIn). Peu importe sa puissante, du moment qu’il soit bleu ou violet.
La peinture phosphorescente est trouvable dans une boutique de maquillage ou de déguisements (Halloween…). Mon produit est acheté sur le net (Amazon, ~7 €, FdPEx) et c’est à la base prévu comme teinture phosphorescente temporaire pour les cheveux (si si : ça brille bien sous la lumière noire en boîte).

Préparation


Il s’agit ici de peindre entièrement et uniformément la feuille avec la peinture phosphorescente.

Ma peinture étant transparente à l’état normale, il est difficile de voir où on en a mis et où il n’y en a pas : l’astuce est de mettre la peinture sous la lumière et de peindre dans le noir.

peinture phosphorescente
N’hésitez pas à en mettre beaucoup : il vous faudra probablement mettre 2 ou 3 couches sur la feuille blanche (avec un séchage de quelques heures entre chaque couche).

Pour tout dire, j’ai presque mis la totalité de mon tube de 100 mL sur une feuille de dimension A4.
Pour aller plus vite, il existe probablement aussi des bombes de peinture phosphorescentes et du papier peint directement phosphorescent, mais c’est moins amusant.

Jouer avec !


Une fois que la peinture est sèche, il suffit de jouer au laser bleu dessus :

light painting with a laser light painting with a laser
Selon la qualité (et la quantité) de peinture, le dessin s’estompera plus ou moins rapidement et même à vu d’œil. N’oubliez pas d’éteindre la lumière : une lueur estompée dans une pièce éclairée et encore parfaitement visible dans une pièce sombre.

Comment ça marche ? Pourquoi il faut un laser bleu ?


La phosphorescence n’est pas à confondre avec la fluorescence.
Un gilet de sécurité jaune qui brille quand on l’éclaire ou vos chaussettes blanches qui brillent sous la lumière noire, c’est la fluorescent : ils arrêtent de briller aussitôt qu’on éteint la lumière.

La phosphorescence, c’est quand l’objet continue de briller plusieurs minutes voire plusieurs heures dans le noir après avoir « absorbé » de la lumière.

Le principe complet est expliqué en détail dans mon article : La différence entre phosphorescence et fluorescence.
Pour faire vite, disons que la matière absorbe la lumière et la réémet. Dans le cas de la phosphorescence, la matière — les électrons en fait — s’excitent et stockent de l’énergie lumineuse qu’elles libèrent un peu plus tard, sous la forme de lumière (verte ici).

Si un laser bleu fonctionne et non un laser vert ou rouge, c’est une question d’énergie : la lumière bleue est plus énergétique que la lumière verte ou rouge. En fait, la lumière bleue est la seule des trois qui soit suffisamment énergétique pour exciter la peinture phosphorescente : seule la lumière bleue peut-être emmagasinée par la peinture et réémise plus tard.

C’est la même raison qui fait que le verre est transparent, mais que l’acier ou le papier sont opaques : la lumière visible n’est pas assez énergétique pour être absorbée par le verre et elle passe donc au travers. L’acier et le papier sont en constitués (chimiquement) de telle sorte que la lumière visible est absorbée : elle ne peut pas les traverser et ces deux matériaux ne sont donc pas transparents.


Note : si vous faites ceci avec des enfants (ce que je conseille : c’est amusant), prenez soin de ne pas les laisser regarder dans le faisceau laser directement (c’est dangereux, surtout la lumière bleue très énergétique).
Dans ce cas, il est conseillé de porter des lunettes qui filtrent la lumière bleue (comme celle là, filtrant le domaine spectral qui inclut la longueur d’onde de votre laser, typiquement de 405 nm pour le bleu).

Dessiner avec de la lumière

lundi 11 janvier 2016 à 19:16
Ce post est un peu différent du reste de mes articles, mais si vous voulez bricoler ou vous amuser (y compris avec des enfants) avec de la peinture et des lasers continuez la lecture.

Ça fait un moment que j’ai fait mon bricolage, mais l’article est écrit suite à la lecture ce cet article de SlowBrain sur le Light Painting : il s’agit d’utiliser un appareil photo en exposition longue devant un mur et d’utiliser un pointeur laser sur ce mur.
L’exposition allongée dans le temps va capter le trait fait par le point du laser. Le dessin qui arrive sur la photo n’est donc pas visible à l’œil nu.

Ce que j’ai fait, c’est un moyen pour justement voir ce trait à l’œil, en utilisant une peinture phosphorescente et un laser. Le dessin fait au laser sera éphémère, mais on pourra le voir à l’œil nu et s’amuser avec.
C’est assez amusant et il y a même quelques remarques scientifiques à tirer de tout ça aussi, notamment en physique quantique.

Matériel


le matériel pour faire du lightpainting phosphorescent avec un laser
Il vous faut un peu de matériel :


Il vous faut aussi un évier et de l’eau pour laver le pinceau à la fin.

Le pointeur laser bleu est trouvable sur le net (eBay, 2 $, FdPIn). Peu importe sa puissante, du moment qu’il soit bleu ou violet.
La peinture phosphorescente est trouvable dans une boutique de maquillage ou de déguisements (Halloween…). Mon produit est acheté sur le net (Amazon, ~7 €, FdPEx) et c’est à la base prévu comme teinture phosphorescente temporaire pour les cheveux (si si : ça brille bien sous la lumière noire en boîte).

Préparation


Il s’agit ici de peindre entièrement et uniformément la feuille avec la peinture phosphorescente.

Ma peinture étant transparente à l’état normale, il est difficile de voir où on en a mis et où il n’y en a pas : l’astuce est de mettre la peinture sous la lumière et de peindre dans le noir.

peinture phosphorescente
N’hésitez pas à en mettre beaucoup : il vous faudra probablement mettre 2 ou 3 couches sur la feuille blanche (avec un séchage de quelques heures entre chaque couche).

Pour tout dire, j’ai presque mis la totalité de mon tube de 100 mL sur une feuille de dimension A4.
Pour aller plus vite, il existe probablement aussi des bombes de peinture phosphorescentes et du papier peint directement phosphorescent, mais c’est moins amusant.

Jouer avec !


Une fois que la peinture est sèche, il suffit de jouer au laser bleu dessus :

light painting with a laser light painting with a laser
Selon la qualité (et la quantité) de peinture, le dessin s’estompera plus ou moins rapidement et même à vu d’œil. N’oubliez pas d’éteindre la lumière : une lueur estompée dans une pièce éclairée et encore parfaitement visible dans une pièce sombre.

Comment ça marche ? Pourquoi il faut un laser bleu ?


La phosphorescence n’est pas à confondre avec la fluorescence.
Un gilet de sécurité jaune qui brille quand on l’éclaire ou vos chaussettes blanches qui brillent sous la lumière noire, c’est la fluorescent : ils arrêtent de briller aussitôt qu’on éteint la lumière.

La phosphorescence, c’est quand l’objet continue de briller plusieurs minutes voire plusieurs heures dans le noir après avoir « absorbé » de la lumière.

Le principe complet est expliqué en détail dans mon article : La différence entre phosphorescence et fluorescence.
Pour faire vite, disons que la matière absorbe la lumière et la réémet. Dans le cas de la phosphorescence, la matière — les électrons en fait — s’excitent et stockent de l’énergie lumineuse qu’elles libèrent un peu plus tard, sous la forme de lumière (verte ici).

Si un laser bleu fonctionne et non un laser vert ou rouge, c’est une question d’énergie : la lumière bleue est plus énergétique que la lumière verte ou rouge. En fait, la lumière bleue est la seule des trois qui soit suffisamment énergétique pour exciter la peinture phosphorescente : seule la lumière bleue peut-être emmagasinée par la peinture et réémise plus tard.

C’est la même raison qui fait que le verre est transparent, mais que l’acier ou le papier sont opaques : la lumière visible n’est pas assez énergétique pour être absorbée par le verre et elle passe donc au travers. L’acier et le papier sont en constitués (chimiquement) de telle sorte que la lumière visible est absorbée : elle ne peut pas les traverser et ces deux matériaux ne sont donc pas transparents.


Note : si vous faites ceci avec des enfants (ce que je conseille : c’est amusant), prenez soin de ne pas les laisser regarder dans le faisceau laser directement (c’est dangereux, surtout la lumière bleue très énergétique).
Dans ce cas, il est conseillé de porter des lunettes qui filtrent la lumière bleue (comme celle là, filtrant le domaine spectral qui inclut la longueur d’onde de votre laser, typiquement de 405 nm pour le bleu).