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[TUTO] Root de la tablette Acer Iconia 10, A3-A30

samedi 20 février 2016 à 20:01

La tablette Acer Iconia 10 (modèle A3-A30) est une tablette sous Android Lolipop 5.0.2 de 10 pouces full-HD et avec un processeur Intel. Cette tablette peut-être rootée et c’est l’objet de ce tutoriel (qui est une version détaillée et en français ce cette procédure sur XDA). Pour mon avis sur la tablette, voir à la fin de cet article.

Comme d’habitude, je commence par dire ce que vous lirez sur tous les forums et blogs qui expliquent ce genre de chose :

La méthode qui suit a fonctionné pour moi.
La tablette est sous Android 5.0.2. Le numéro de built est Acer_AV0L0_A3-A30_1.132.00_WW_CUS1.
Cette manip nécessite un ordinateur sous Windows (ou OS-X, mais les fichiers que je fournis ne marcheront pas). J’ai utilisé un ordinateur sous Windows 7, mais ça devrait marcher sous n’importe quelle version de Windows (les machines virtuelles ne fonctionneront pas forcément).

Vous aurez besoin de divers fichiers à télécharger ou installer, sur votre ordinateur (Windows) ou sur Android. Leur liens sont donnés en bas de cet article.

Prérequis

Sur Android :

— Il faut activer les options développeurs. Pour ça, allez dans les Paramètres > À propos de la tablette, scrollez tout en bas et trouvez Numéro de built. Cliquez 7 fois de suite dessus et ça va activer les options de dév, qui seront alors visible dans les paramètres, en bas.
— Dans les options pour les dév : activez « débogage USB », désactivez « Vérifier les applis via USB ».
— Dans les options de sécurité, activez les « Sources inconnues ». Ceci permet d’installer des paquets non validés par Google.

Sur une carte µSD, copiez le fichier SuperSu.zip, directement à la racine. Il est d’ailleurs mieux qu’il n’y ait que ce fichier dessus : ça sera plus simple (autrement ce n’est pas grave).
Mettez la carte SD dans la tablette et assurez-vous qu’Android la reconnaisse.

Sous Windows :
— Installez le programme AcerDrivers. Ça vous permet de faire reconnaître votre tablette à votre ordinateur.
— Installez le programme ADB-Setup.
— Copiez dans un dossier le programme IntelAndroid-FBRL. C’est lui qui va permettre le root, grâce à ADB.

Le Root

— Connectez la tablette à l’ordinateur. Sur le téléphone un popup surgit : autorisez l’ordi à accéder au débogage USB et n’oubliez pas de cocher la case pour mémoriser l’autorisation.
— Sur l’ordinateur, allez dans le dossier IntelAndroid-FBRL et lancez le fichier launcher.bat.

fastboot windows 7 for android 5
— ce dernier demande de taper ACCEPT (en majuscules). Faites-le puis validez par la touche Entrée.
- ensuite il faut choisir une méthode pour le Root. Pour cette tablette, il faut prendre la 5e, nommée « cwm.zip ». Pour faire ça, tapez simplement « 5 » puis validez par la touche Entrée.

Ensuite :
— S’il affiche du texte en rouge avec, ça n’est pas bon. Si il affiche « UNKNOWN », alors la connexion entre le PC et la tablette ne se fait pas. Vérifiez le câble, vérifiez les branchements, vérifiez que le PC a le droit d’accéder au débogage et revalidez par la touche Entrée.
— Si tout est bon, le texte est en vert et il affiche ceci :

DEVICE STATUS: ADB-ONLINE
DEVICE STATUS: FASTBOOT-ONLINE 


—Il vous demande de faire un choix : pour cette tablette, choisissez la méthode T4 : tapez simplement « T4 » et validez par la touche Entrée.

— la tablette va redémarrer et une partie de la procédure va se faire toute seul, à la fois sur l’ordi et sur la tablette.
— à un moment, sur la tablette vous serez dans le programme « Vampirefo Venue ». Il faut utiliser les touches de volume pour monter ou descendre et la touche On/Off de la tablette pour valider.
— naviguez jusqu’à « Install zip » puis validez.
— naviguez ensuite jusqu’à « Choose zip from external sdcard ».
— naviguez ensuite jusqu’à votre fichier SuperSu.zip. Puis validez. Ensuite, vous devez confirmer ce choix : naviguez jusqu’à la ligne « Yes ‑ Install SuperZu.zip », puis validez.
— l’installation du zip se fait toute seule.
— une fois que c’est fini, naviguez jusqu’à « +++++ Go Back +++++ » plusieurs fois de suite jusqu’à vous retrouver au menu principal. Naviguez sur « reboot system now » et validez.
— là il dit que l’accès root n’est pas possible. Ignorez, naviguez sur un des « No » et validez.

La tablette redémarre.

Une fois que le système est chargé, vous avez terminé : votre tablette est rootée.
Il ne vous reste qu’à installer le logiciel SuperSu depuis le PlayStore (ou depuis ailleurs) et c’est bon.

Sur le PC, vous pouvez supprimer tous les fichiers téléchargés ou installés.
Sur la carte SD dans la tablette, vous pouvez supprimer SuperSu.zip.
Sur la tablette, vous pouvez aussi désactiver le déboguage USB.

Les fichiers à télécharger

Quelques liens



Autrement, cette tablette : je recherchais une tablette depuis peu, pour éventuellement remplacer mon petit Dell XPS pour le nomade.
Mes besoins en terme de config étaient listées ici, et c’est sur conseil du Croc-Mignon sur Twitter que je l’ai prise (elle avait tout ce que je voulais).

La tablette n’est pas mal du tout pour son prix de 300 € : pas trop lourde, l’écran est très bon (full-HD, forcément…), Wifi/BT/GPS (et Glonass!)/NFC…), et le CPU Intel semble faire des merveilles. J’avais déjà pu comparer du Qualcomm, généralement plus puissants que du MediaTEK, mais Intel s’en tire très bien aussi : la navigation entre les app et les sites web est fluide et je n’ai aucun "lag" à noter. Je n’ai pas testé de gros jeux dessus (je n’en ferais probablement jamais).
Il possède 32 Go de mémoire (disque SSD) mais dispose d’un emplacement pour Micro-SDXC, supportant donc les cartes de 64 Go et même au delà normalement. Bonne surprise également : il n’y a pas trop de bloatwares (logiciels pré-installés) : à part 2 applications de Acer, un navigateur de fichier tieres, et les applications de Google (Gmail, Youtube, Maps…), on ne trouve rien. On a vu bien pire ailleurs.

Niveau connectique, il n’a pas de sortie HDMI et la sortie USB (pour la charge) ne fait pas MHL (c’était pas prévu, mais ça aurait été un petit plus).

Je n’ai pas encore eu à l’utiliser en nomade, donc je n’ai pas pu trop tester son autonomie.

En revanche j’ai pu tester l’appareil photo et il est merdique : 5 MPx c’est déjà pas génial, mais la netteté des photos est mauvaise : même pas capable de décoder un QRCode. Clairement, ne l’achetez pas pour son appareil photo.
Heureusement je ne comptais pas m’en servir pour ça (prendre des photos avec sa tablette faut être un peu dérangé) mais le fait qu’il peine même pour les QRCode c’est quand même lamentable (mais ça vient peut-être d’Android 5 aussi).

Mais pour le reste, comme j’ai dit, l’appareil dans son ensemble a l’air plus que correct pour ce prix là.

Un truc à savoir : par défaut, comme tout appareil sous Android 5.x normalement, les partitions de données sont chiffrées. En soit c’est bien, mais pour le root ça m’a empêché d’accéder aux données avec les outils de root (ce qui était problématique pour trouver le fichier Zip du root), c’est pour ça que j’ai dû passer par une carte µSD.
Certains sites disent qu’il faut faire une réinitialisation de sortie d’usine pour virer le chiffrement : ça n’a pas marché chez moi. Comme je ne m’en fiche un peu je n’ai pas cherché plus loin mais pour le désactiver quand même il faut flasher la Rom et/ou le Bios ce que je n’ai pas cherché à faire.

Mon avis sur les articles sponsorisés (et gagner de l’argent sur internet)

mardi 16 février 2016 à 18:57

Ici, une très bonne question de Gilles : il se demande s’il doit ou pas accepter les articles sponsorisés (payés, quoi) sur son site.
C’est une question où il y a pas mal à discuter.

Je reprends ici mon commentaire laissé sur son article en l’étoffant.

Déjà, pour commencer, je ne vois absolument aucun problème à gagner de l’argent. Même avec son blog ou site.
Ce n’est pas mal : tout le monde a besoin de payer son pain à un moment et vu le temps passé à bloguer, à raison d’une ou deux heures par article (en ce qui me concerne, et pour les articles rapides), merde, ça serait le comble si on n’en avait pas le droit.

Je sais qu’en France il est maaaal de gagner de l’argent, et encore plus maaaaaaal de gagner de l’argent avec une activité qu’on aime.
Mais je m’en tape, franchement. Si y en a qui ont un problème avec ça, c’est justement leur problème et pas le miens.

Les seules conditions que je vois aux articles sponsorisés, sont :

… et je pense que c’est tout.
Si je lis un blog pour son blogueur, alors je lui fait confiance pour choisir les sujets qui l’intéressent et pour garder une certaine intégrité dans la rédaction des articles. Je ne peux pas exiger d’un blogueur de ne pas faire d’articles sponsorisés, tout comme lui ne peut pas me forcer à lire l’intégralité de ce qu’il écrit. Je lis surtout des articles et pas spécialement des blogueurs. Les idées, pas les personnes.

Enfin, chacun est libre de faire ce qu’il veut sur son site. Il n’a rien à redevoir à qui que ce soit (sinon de la Loi).
La seule chose importante est de prendre ses responsabilités : si on est trop avare avec la pub par exemple, les gens vont fuir ou mettre des bloqueurs de pub. Ça n’est pas leur faute mais de la vôtre. Savoir où s’arrêter est crucial, beaucoup de sites n’ont pas su le faire et en payent aujourd’hui les conséquences avec les bloqueurs de nuisances publicitaire (et veulent nous en faire porter le chapeau, en plus).

Sur ce blog

Ce qui suit concerne mon cas, sur mes blogs. Ce n’est plus la réponse à l’article de Gilles.

Pour commencer, mes blogs ne me rapportent (plus) rien. Je n’ai plus de compte Flattr (qui me rapportait ~10 € par mois) et je n’utilise plus de publicité depuis très longtemps. Je n’exclue pas ces possibilités, mais pour le moment je n’en ai pas l’utilité : j’ai déjà un emploi payé. Je serais heureux de pouvoir vivre de mon blog, y compris couleur-science.eu, je ne dis pas le contraire, mais je n’en suis pas encore là (il ne tient qu’à mois de travailler sur ça, et c’est en cours).

Ensuite, je n’ai encore jamais accepté d’articles payés non plus*. Déjà parce que ce dont j’aurais été supposé parler ne m’intéressait pas plus que ça et aussi parce que si je ne veux pas vous prendre pour des cons, je ne veux pas non plus que les annonceurs ne me prennent pour un con avec des contreparties risibles. Nous sommes des blogueurs, pas de la publicité à bas coût, merci d’en tenir compte quand vous nous contactez (et accessoirement, c’est vous qui me contactez : moi je n’ai rien demandé, alors sachez être un minimum convainquant et attractif… ce qui n’est pas simple quand ma page de contact indique de ne pas me contacter pour de la pub, mais bon, forcez-vous quand même, vous aurez l’air moins ridicule).

En revanche, des lecteurs m’ont parfois offert des choses (en plus des innombrables lectures, partages, commentaires ou emails de remerciement (ou pas) ou d’encouragement que vous m’envoyez) :

J’accepte ce genre de choses sans aucun problème, sur la forme, et avec un immense plaisir.

En revanche, les dons en espèce j’ai du mal à les accepter : un don en France est taxé à hauteur de 60%. Je doute qu’en donnant 10 € à un blogueur vous souhaitez financer la prochaine campagne de François Hollande ou les branquignolles de l’hémicycle à hauteur de 6 € (les 4 € restants sont ensuite imposés, j’imagine). Donc si vous souhaitez investir de l’argent, je conseille généralement de le faire dans une association (Framasoft, LQDN, Mozilla, EFF…).

ÉDIT : j’avais fait un article contre lequel on m’avait offert un compte prémium et une série de codes promo pour vous : ici. Le site n’existe plus aujourd’hui (et c’est bien dommage, le site était intéressant). Notons que je considère qu’il respecte les 3 conditions cités plus haut.

Aussi, en bas de cette page, il y a le lien vers Webou-pro, l’hébergeur du site. C’est aussi un lien affilié, qui me fait une remise quand quelqu’un commande un hébergeur Web chez eux en passant par mon site. Ce lien ne peut que couvrir le prix de l’hébergement Web et ne me rapportera donc pas d’argent en tant que tel.

La blague du flat-design chez Microsoft

mardi 16 février 2016 à 18:49

Purée, à quoi ça sert d’avoir des écrans qui affichent 16 millions de couleurs si les logiciels ne comportent jamais plus de 16 couleurs, aucun dégradé, aucune ombre, aucun arrondi ?

Et depuis quand, ceci :

new ccleaner interface
Est-il d’aspect plus moderne que ceci :

old ccleaner interface
C’est une plaisanterie à l’échelle mondiale, c’est ça ?
Voyez les icônes de fermeture, en haut à droite : justement, ils ne sont pas à droite car il reste une marge. Et les tailles sont disproportionnées o_O.

Honnêtement, avec le flat design chez Microsoft j’ai l’impression d’être revenu à ça :

windows 95 screenshot
C'est d'un moche : Windows, Edge, les sites de Microsoft (dont Outlook).

Mais je sais, les goûts et les couleurs, tout ça… C'est personnel est on aime ou on n’aime pas.
Bah moi je n’aime pas.

Quelques astuces pour le français

lundi 15 février 2016 à 23:06

Malgré la récente polémique de la réforme pas du tout récente de l’orthographe, voici un article sur l’orthographe. Afin de réduire le nombre de fautes à l’écrit en français, je me suis constitué une petite liste d’astuces et de moyens mnémotechniques. En voici la plupart.
Je précise que je suis ne suis pas un expert littéraire, et certaines justifications peuvent contenir des erreurs malgré le fait d’avoir pris soin de faire pas mal de recherches… J’attache cependant une certaine importance aux langues quand-même, et cette liste est justement là pour m’aider à mieux la respecter et si elle peut vous servir aussi, tant mieux.

Soit / soient

« Soit » dans le sens de « ou bien » est invariable. Exemple : « soit je mange une pomme, soit je mange un biscuit ».
« Soient » est le subjonctif du verbe être à la troisième personne du pluriel : « qu’ils soient maudits ».

Quand on l’utilise dans le sens de « voici » ou « supposons », il devrait être invariant, même si la tournure « soient » est plus ou moins acceptée en maths. Exemple : « soit deux droites perpendiculaires » dont l’écriture « soient deux droites perpendiculaires » est également acceptée.

Tache / tâche

Sans accent, il désigne une salissure : « j’ai une tache sur ma chemise ».
Avec accent, il désigne une besogne, un travail à accomplir : « j’ai pour tâche de ranger les dossiers », « le gestionnaire des tâches ».

Une façon de s’en rappeler est de se souvenir que l’accent circonflexe marque très souvent un ancien « s » qui a fini par disparaître au fil des siècles. Pour le « â », ça aurait donné un « as ». Or le mot anglais pour « tâche » contient encore cette lettre : task. La traduction de task est donc « tâche » et non pas « tache ».

Le circonflexe qui remplace un ancien « s » est parfois visible dans les mots de la même racine : forêt/forestier, hôpital/hospitalier, arrêter/arrestation, fête/festival, château/castel, bête/bestial, île/insulaire, maître/master, connaître/connaissance, ancêtre/ancestral. Ce n’est pas systématique, mais on peut trouver un grand nombre d’exemples comme ça.

Les majuscules accentuées

Parlant d’accents, les lettres majuscules doivent être accentuées (ÉÀÙËÂÊÖ…) et il en va de même pour les ligatures et la cédille (njƅ). Ne pas le faire constitue une faute de français.
Il est néanmoins toléré de ne pas le faire si c’est impossible : les machines à écrire ne le permettaient pas, par exemple, alors que les claviers… c’est un autre débat, avec sa propre polémique :D.

Les capitales doivent également être accentuées, et suivent la même règle.

Où / ou

« Où » avec l’accent grave désigne un lieu : «  es-tu ? », « il doit être là je l’ai laissé ».
Sans accent, « ou » traduit une alternative, un choix : « fromage ou dessert », « tu viens ou pas ? ».

Pour info, « où » est le seul mot en français comportant un « ù ». La touche du clavier qui le porte ne sert qu’à ça.

Dés / dès

Avec l’accent aigu, « dés » représente le pluriel de « dé », l’objet que l’on jette au jeu de l’oie : « deux dés à six faces ».
Dans les autres cas il prend un accent grave : « dès » : « dès que tu as fini », « dès lors ».

Dû / du / dus

Quelque soit son sens, on n’utilise l’accent circonflexe que lorsque le mot est non-accordé. Les formes « dûe », « dûes », « dûs » n’existent pas. On écrit « due », « dues », « dus » respectivement.
La forme « du » (sans accent) désigne une quantité indéfinie : « du chocolat », « du fromage ».
Dans les autres cas, on met un accent : « un retard dû à la neige », « mon s’élève à 20 € », « j’ai me dépêcher ».

Votre / vôtre (et notre / nôtre)

Quand il s’agit d’un déterminant (placé devant un nom), il ne prend pas d’accent circonflexe : « votre voiture ».
Dans les autres cas, il en prend un. C’est assez simple à se souvenir : si on a « le(s)/la » ou « du » devant ou si on peut mettre un de ces mots sans que ça change le sens, il prend un accent : « c’est le vôtre », « il faut y mettre du vôtre », « la clé est vôtre », « restez donc avec les vôtres (les gens de votre famille) ».

Majuscules des dates

Les noms des mois, des jours, sont communs : ils ne prennent pas de majuscules : « […] vendredi 1er décembre […] », « le 23 juillet ».

Ils prennent évidemment une majuscule quand ils sont en début de phrase : « Juillet est mon mois préféré ». L’autre cas de la majuscule, c’est quand on parle d’une date historique, d’une fête : « le 14 Juillet », « Le 11 Novembre »…

Appeler / apeller / appeller

Une seule de ces orthographes existe : appeler.

Pour se souvenir de l’orthographe, rappelez vous ceci : le « e » sans accent suivi de deux consonne identiques (ou pas) se prononce généralement « è » ou « é » (comme dans terre, cassette ou vert). S’il est suivi d’une seule consonne, il se dit « e » (comme dans retenir ou jeter).

Appeler s’écrit avec un seul « l » pour que le e se prononce e (et non pas é ou è).
Or, je sais qu’il y a une double consonne quelque part dans le mot et ce n’est pas le « L » : c’est donc le « P » : « appeler ». On a le même raisonnement pour le mot « enveloppe ».

Par contre, dans la phrase « j’appelle la police », on met bien deux « l » pour avoir le son è.

Quand / quant

Celui-ci est également bizarre mais assez simple à comprendre : ce mot peut prendre deux sens.
Le premier est celui référent à un moment dans le temps. Il est alors synonyme de « lorsque » et il s’écrit « quand » : « Quand il fait beau, je me promène. », « J’aime quand il neige. », « Quand viendras-tu ? ».
Le second est celui où il a le sens de « concernant » ou « en ce qui concerne ». Dans ce cas, il s’écrit « quant » : « Quant à moi, je mange une pizza. », « Quant au père Noël, je n’y crois pas. ».

Il est préférable de retenir cette astuce plutôt que celle du « quant » suivi de « à/au/aux », car elle ne marche pas à tous les coups, comme le montre ce contre-exemple : « Quand à Noël il neige, les enfants sont contents. » (source), où il faut bien un « d », car il a le sens de « lorsque ».

Ceci sera tout pour mes astuces aujourd’hui. Je ne parlerai pas des fautes de l’accord des verbes du premier groupe (« j’ai manger » ou « il faut marché »), ou le « sa/ça » qui sont assez lourdes.
Si vous avez d’autres astuces, publiez-les ! Plus elles sont ridicules, plus elles fonctionnent, donc n’hésitez pas \o/.

[CSS] Pseudo-éléments & pseudo-classes

jeudi 11 février 2016 à 05:33

En CSS, on a à faire à des classes, des ID, des éléments… Parfois on rencontre aussi ce que l’on appelle des pseudo-classes et des pseudo-éléments.
Il ne faut pas confondre les deux : la différence est tout à fait logique mais je vais la réexpliquer ici.

Quand on a le code HTML suivant :

<p class="auth-date">
    Écrit par <span class="author">Moi</span>, <span>Aujourd’hui</span>.
</p>

Qui affiche :

Écrit par Moi, Aujourd’hui.

On a trois éléments :

Ce sont des éléments HTML. On les appelait parfois « balises » ou « tag », mais ce sont des éléments. Selon l’élément, la disposition peut varier (un <table> organisera les données sous la forme d’un tableau, par exemple), mais globalement ce sont les éléments qui contiennent les données affichées à l’écran.

En plus des éléments HTML, on a des classes CSS. Ici on en a deux :

Les classes seules servent à rien : elles ne modifient pas ce qui est affiché à l’écran, ne sont pas visibles, etc. C’est en CSS qu’elles sont utiles : elles permettent de modifier le comportement des éléments.
Le CSS permet par exemple d’afficher tous les éléments de classe "author" en rouge. Dans ce cas là, le « Moi » sera en rouge.

Tout ce qui précède est tout à fait basique, mais ça va servir pour comprendre les pseudo-classes et les pseudo-éléments.

Il faut retenir deux choses :

À partir de là, on peut trier les pseudo-classes et les pseudo-éléments en CSS:

Vous le comprenez donc, je présume :

Avant le CSS3, on notait les pseudo-classes et les pseudo éléments de la même façon, avec les deux-points « : ». Depuis le CSS3, il a été introduit le fait de noter les pseudo-classes avec les deux-points « : » et les pseudo-éléments avec deux fois deux-points « :: ».

Les pseudo-éléments sont au nombre de quatre depuis bien longtemps, ::before, ::after, ::first-letter et ::first-line.
Les pseduo-classes sont plus nombreuses : on avait déjà les :hover, :focus, :active, :link ou :visited, maintenant on a plein d’autres, en particulier pour les formulaires, comme :valid, :invalid, :checked, :not(), etc.

Et… on peut très bien combiner tout ça : un élément peut avoir une classe ? Et bien un pseudo-élément peut avoir une pseudo-classe ! On peut très bien faire un des exemples ci-dessous :

element::after:hover {
    // ici le CSS pour modifier le ::after lors du survol du ::after
}
element:hover::after {
    // ici le CSS pour modifier le ::after lors du survol de l’élément auquel est attaché le le ::after
}
element:not(:hover) {
    // ici le CSS pour modifier l’élément quand il n’est pas survolé (utile dans certains cas).
}

Ou encore, plus compliqué :

element:invalid:hover::after {
    // le CSS pour un ::after attaché à un formulaire invalide lors du survol
}

Enfin un petit mot concernant la spécificité des pseudo-classes et pseudo-sélecteurs (voir la spécificité des sélecteurs CSS : là c’est très simple car les pseudo-classes ont la même spécificité que les classes normales et les pseudo-éléments ont la même spécificité que les éléments normaux.

Autrement, les possibilités apportées par ces choses sont énormes, c’est à vous d’étudier ça maintenant !