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Pour une poignée de dollars...Pour 100 briques, t'as plus rien

samedi 26 janvier 2013 à 07:09
A l'heure où l'exploitation des sables bitumineux sont autorisés au Canada, à l'heure où la consommation de charbon dépassera celle du pétrole (qui est bien plus polluante), ne serions-nous pas en train de détruire la planète ?
Faisons un petit retour en arrière.
Le big bang. Une explosion gigantesque. Une apparition de matière et d'énergie fulgurante, inimaginable, inconcevable, mis à part par des calculs.
De la matière commence à s'assembler. Le soleil se forme. La Terre se forme. Ni trop loin, ni trop près.
La terre est bombardée de divers matériaux. La Terre se refroidit. Le refroidissement permet à l'eau liquide d'exister.
La vie apparaît.
Elle se développe.
Les cellules s'assemblent pour former des individus plus gros, plus intelligents.
La vie sort de l'eau. Elle se développe. Les espèces disparaissent et reparaissent en cycle.
Un jour, un primate se leva. C'était l'homo erectus. Il voyagea. Il disparut. L'homme de Neandertal conquit une partie du monde. Puis l'homo sapiens, l'homme soit-disant sage, rentra sur scène.
Il géra mal son environnement (déjà à l'époque, plusieurs espèces disparurent à cause de lui), et vit disparaître l'homme de Neandertal, pourtant mieux adapté au climat.
L'homme très sage (sapiens sapiens, vous avez vu, il a de l'humour), développe l'agriculture, et la machine s'emballe. Il maîtrise son environnement.
Construit toujours plus de champs, produisant plus. Il domestique plus d'animaux. Il prend dans son environnement les ressources nécessaires.
Rien de bien grave, ils n'étaient pas bien nombreux.
Puis, ils commencèrent à prendre le sang de la terre, le pétrole, le charbon. Il se mit à vouloir consommer plus. Il se mit aussi à faire plus d'enfants.
Mais l'homme à toujours soif, et n'est jamais rassasié. Il veut toujours plus. Il se mit à consommer toujours plus.
Des extrêmes de richesses sont de plus en plus importantes (ne jamais sous-estimer les extrêmes de richesses). Ces extrêmes de richesses le rendent égoïste, le rendent aveugle.
Lui empêchant de coopérer avec les siens.
L'homme, dans son évolution, a toujours progressé en terme d'unité. Dans la famille, la cité état, l'état-nation, la supra-nation (l'Union Européenne).
Il lui reste plus la coopération mondiale, car le dérèglement climatique qu'il a créé avec sa faim est un problème mondial.
Mais l'argent domine. Au nom de l'argent, on détruit des lieux à la biodiversité unique pour prélever du pétrole prisonnier dans le sable.
On récupère le gaz de schistes dans des roches, causant des dommages irréversibles.
L'homme détruit son environnement, sa maison.
L'homme détruit son jardin, dont il en est le gardien en tant qu'être « intelligent ». Puis-qu'il a le pouvoir de détruire, pourquoi pas de protéger ?
Suis-je bête. L'argent est roi. Le moyen est devenu le but.
Et après avoir gravi la montagne de l'évolution extraordinaire, on risque de la redescendre. De tout perdre.
Les probabilités que la vie apparaissent sont très faibles (molécules présentes, distance du soleil, constantes physiques, températures…), et les chances sont plus que minimes, selon l'équation de Drake (probabilité d'une vie extraterrestre), prenant en compte plusieurs paramètres; et n'est qu'une simple multiplication.
Elle peut se résumer ainsi : une infinité ou une seule, la nôtre. Cela veut dire que nous sommes seuls.
Nous détruisons une chance énorme, inouïe, pour des raisons bien futiles (qu'est-ce que l'argent à l'échelle de l'univers ?)
Alors, pour nous, ça sera un game over. La fin. La fin de la vie. Mais bon, après tout, la vie ne serait-ce pas qu'une suite de réactions chimiques, alors, pourquoi s'en faire ?
qwerty

La vie privée et les DPI

samedi 19 janvier 2013 à 07:05
Les DPI sont une technologie d'analyse des paquets sur le réseau. Quels en sont les enjeux ?

Contexte et approche technique


Suite à la conférence de Dubaï organisée par l'ITU (mais si, ceux qui veulent réguler internet), il en est résulté la mise en place d'un standard pour les DPI, pour Deep Packet inspection. Grosso modo, pour vulgariser, c'est une analyse totale de tout ce qui passe sur votre réseau. Mails, vidéos, pages web, fichiers… et voir la possibilité que le paquet (les fichiers arrivent sous forme de paquets de fichiers qui sont rassemblés) n'arrivent pas à destination. Le DPI peut être très pratique contre le spam, ce qui est cool, mais aussi pour la censure, ce qui est beaucoup moins cool.
Il ne faut pas se leurrer, ce système est utilisé par de nombreux pays. L'Iran, par exemple, ou en Libye sous Kadafi avec le logiciel Eagle d'Amesys (un produit français au passage). Cette standardisation ne permet donc qu'une meilleure homogénéisation de ce qui existe sur le marché, afin de faciliter entre autres le travail des développeurs.
Le seul moyen de la contourner est la cryptographie, même si de nombreux backdoors (portes dérobées) existent, ainsi que des failles éventuelles.
De plus, il ne faut jamais faire confiance à 100 % à une technologie de sécurité en informatique (ou ailleurs, d'ailleurs) car le risque nul n'existe pas.
Pour la partie technique, je crois que j'ai survolé la question. Vous pouvez trouver plus d'informations sur reflets.info et owni.fr qui ont beaucoup écrit dessus.
Mais pourquoi ce sujet nous intéresse-t-il ? Pour la partie concernant la vie privée, qui est violée.

vie privée, philosophie et neutralité du réseau


Essayons de définir la vie privée. Selon moi, la vie privée est l'ensemble d'informations qu'on ne voudrait pas exposer sur la place publique.
Problèmes de santé, relations familiales, voir mêmes photos de famille (ne parlons pas d'informations compromettantes, par exemple des photos de personnes en état d'ébriété, même si certaines les mettent volontiers sur les réseaux sociaux.
Mais ceci est une autre histoire).
Hors, le DPI attaque sur plusieurs points la vie privée.
Commençons par la neutralité du réseau. Pour faire simple, c'est une non-discrimination à l'égard de la source, de la destination, du contenu (et sans l'examiner et l'altérer), et du choix du protocole utilisé (ftp, http, p2p…).
La neutralité du net est notamment soutenue pour des raisons démocratiques (libre choix de l'information qu'on désire consulter et de la libre communication des pensées humaines, comme cela est mentionné dans l'article 11 de la déclaration des droits de l'homme de 1789, qui est :tout citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre de l'abus de cette liberté dans les cas déterminés par la loi).
Elle sert aussi pour soutenir l’innovation, avec une possibilité pour les jeunes de lancer leur service/innovation à moindre coup, même si un concurrent existe (car les deux seront sur un pied d'égalité et aucun n'aura un débit plus rapide).
De plus, je pense que de nombreux conflits apparaîtront pour savoir à qui donner la priorité (par exemple, qui sera prioritaire entre les mails ou le streaming ? Le streaming demande plus de bande passante, donc un débit plus élevé, mais les mails sont aussi utilisés par les professionnels, ils sont donc d'utilité publique. Ce genre de débats ne se finira jamais).

Un autre problème serait la possibilité pour le gouvernement de lire le contenu des choses qu'on voudrait pas qu'il lisent.
On sait bien que les services secrets sont capables de le faire, mais une généralisation systématique ne serait pas démocratiquement une bonne idée.
Pour cela, je vais utiliser une analogie.
Comparons l'échange d'information à la Poste.
L'information est une carte postale, sans enveloppe.
Les DPI permettent à tout le monde, et donc au facteur (FAI, gouvernement) de lire le contenu.
Rien de grave si c'est une lettre d'amour ou relatant vos dernières vacances, mais cela est plus grave si cela concerne la santé ou les comptes bancaires.
En effet, il est tout a fait possible, même sur un site sécurisé, de récupérer la connexion, d'envoyer le client sur une fausse page, et d'utiliser la réelle connexion pour consulter voire vider son compte en banque (je ne sais pas si je suis clair… En termes plus familiers, on détourne le client de son compte en banque et on lui vole ses identifiants).
On peut aussi comparer le facteur au FAI ou au gouvernement, qui ouvre les lettres et censure ce qu'il ne lui plaît pas.
Au passage, ce qui serait intéressant c'est, si dans le monde analogique, ce genre de désagrément apparaissait, on aurait droit à un lever des boucliers de tous les intellectuels.
Sur Internet par contre, cela nous parait normal.
Comment éviter ces désagréments ? En utilisant une lettre. Sur internet, cela s'appelle la cryptographie.
Malheureusement, on est sensé fournir, en France en tout cas, les clés liées au déchiffrement aux autorités s'ils le demande, rendant inutile ce procédé.

Un autre problème : les dérives.
Originellement, ce procédé serait utilisé en France, du moins officiellement, pour surveiller le terrorisme.
Mais ont peut craindre des dérives de surveillances de la population digne d'Orwell, et notamment tout ce qu'il ne plaira pas au gouvernement.

Techniquement, les DPI sont des outils permettant de surveiller ce qui passe sur le réseau. Mais des dérives peuvent exister, violant la neutralité du réseau et la vie privée.
De plus, de nombreuses dérives peuvent apparaître.
Pour conclure, je voudrais citer Benjamin Franklin They who can give up essential liberty to obtain a little temporary safety, deserve neither liberty or safety. (Ceux qui sont prêts à abandonner une liberté fondamentale pour obtenir temporairement un peu de sécurité, ne méritent ni la liberté ni la sécurité.)
Qwerty

Hommage à OWNI

jeudi 3 janvier 2013 à 15:50
Le 21 décembre 2012, Owni a été déclaré en cessation de paiement et devrait subir une liquidation judiciaire. Je voudrais remercier cet objet web non identifié (oui, son nom est l'acronyme), et lui rendre hommage.

En effet, ce site d'information était atypique par rapport aux autres journaux. Ce journal, récompenser par le prix Online Journalism Adward dans la catégorie "meilleur site en langue non-anglaise" en 2010 et 2011, parlait aussi bien du datajournalisme (analyse des données issus de l'Open data) ou de la vie privée, des révolutions arabes… Apportait un vent de fraicheur dans le monde journalistique.

Je voudrais les remercier tant par le traitement d'informations, la pertinence de leurs analyses et la beauté de leur style graphique, simple et élégant. Ce fut l'une de mes inspirations qui me poussa à créer l'étudiant libre. Pour tout ça, je voudrais les remercier et espérons que d'autres prendront la relève.

Merci pour tout.

Qwerty

écologie, écologie, est-ce que j'ai une tête d'écologiste ?

samedi 22 décembre 2012 à 20:49
J'aimerai écrire un petit billet d'humeur. Justifié certes, mais purement subjectif.
Certains mots ont une terminologie propre, et qui est possède en conséquent un sens profond. Je conçois certes que les langues sont faites pour évoluer, mais certains mots ont une sémantiquement tellement particulière et explicite (issus notamment de deux termes grec ou latine accrochés ensemble) qu'il me semble illogique de vouloir lui donner un autre sens. Quand on parle de moteur thermique, on s'attend plus à un moteur fonctionnant à partir d'une combustion et non d'un modèle de couture pour chaussettes. Prenons un exemple au hasard (enfin, pas totalement) : l'écologie.
L'écologie est, selon wikipédia, et confirmé par mes divers cours touchant de près ou de loin ce domaine,
désigne le domaine de réflexion qui prend pour objet l'étude des interactions, et de leurs conséquences, entre individus (pris isolément et/ou en groupe constitué) et milieu biotique (NDLR: être vivant) et abiotique (NDLR: être non vivant) qui les entoure et dont ils font eux-mêmes partie ; les conséquences sont celles qui affectent le milieu, mais aussi, en retour, les individus eux-mêmes. . Bref, un domaine purement scientifique consistant à étudier les relations de la biocénose (les « acteurs », donc les plantes, les champignons, les micro-organismes, les animaux…) dans le biotope (le milieu de vie).
Jusqu’à là, on est d'accord ? Mais alors zut et triplement zut, que viennent faire les bobos (je veux par là désigner les personnes dit "branchés", ceux qui peuvent être considéré appartenant au groupe social bourgeois-bohème, ou, plus typiquement, désignant l'urbain de classe moyenne "branchée", et qui ont la particularité d'être un peu frimeur, avec le dernier aïe-phone à la mode) là dedans ?

Je m'explique.
Je suis d'accord pour inclure la prise de conscience sur les dégradations faites sur l'environnement (pollutions en toutes sortes, disparition d'espèces sur un territoire….), et sur les moyens de résoudre ce genre de problèmes en prenant compte les êtres humains, la dénonciation de la croissance illimitée. En effet, elle dégrade en partie l'environnement de par l'extraction des ressources (bois, minéraux….) mais aussi, par exemple, par le biais l'élevage intensif (par exemple, les cochons en Bretagne qui produisent du lisier, qui, épandu dans les champs, passe dans les nappes phréatiques et tombe dans la mer donnant de l'engrais aux algues, et étant bien nourris, pullulent et on connait tous ces résultats, et avons tous vu des images : des plages recouvertes d'algues vertes dégageant des gaz toxiques et on ne sais que faire de ces déchets) et de par la gestion des déchets (pensez aux décharges ou aux eaux non retraités), du dérèglement climatique qui modifie les milieux et forces les espèces à s'adapter ou a disparaitre etc. Que vient faire le mot écologie dans les magazines votant le dernier produit à la mode ou des ragots, mais qui ne parle pas de sciences ni d'écosystème, à part dans des reportages montrant des endroits luxuriants (et vantant les hôtels de luxes à proximité) ?

quel est le rapport avec l'écologie ? Des relations, des interactions entre différents acteurs ? Aucun. Pourquoi font-ils ça ? Pour surfer sur une mode (et sur l'actualité du dérèglement climatique, qui elle, est bien sérieuse et bien en rapport avec le sujet), celui de consommer des produits dit "naturel" (mais comment tout vient de la nature, de base, on sent bien entourloupe commerciale) en utilisant un maximum de mots-clés vendeurs, comme écologie, et équitable etc. Des mots vidés de sens. Des mots tellement usités par le public qu'ils ne veut plus rien dire, ou plutôt si, mais tout et n'importe quoi. De la même manière que geek ne désigne pour le commun des mortels qu'un adolescent ou un adulescent surfant sur Fessedebouc avec son aïe-pad tout en jouant à des jeux aux graphismes 3D de la mort qui tuent, ou hacker, qui désignait au départ une philosophie du bidouillage, de réappropriation des objets, et dont les journalistes ont réussi à rendre synonyme de pirate ou de voyou en informatique.
Tout ça pour dire que ce novlangue en puissance me fait de plus en plus peur, avec un magnifique vidage de sens aux mots et de sémantique. Si seulement sauver la planète était aussi simple que d'acheter un pull en poils pubiens de pangolin.
Qwerty

La véritable histoire des contes pour enfants

samedi 15 décembre 2012 à 07:45
De nombreux contes et chansons pour enfants nous paraissent bien naïfs à bien des égards. Et pourtant, si l'on prête plus d'attention, ils nous semble moins adaptés pour cette tranche d'âge, voire même immoraux !
Prenons l'exemple d'une chanson qu'on l'on a tous chanté : Nous n'irons plus aux bois. Le premier vers est Nous n'irons plus aux bois, les lauriers sont coupés. Ce vers fait référence aux branches de lauriers arborés au dessus des bordels qu'interdira Louis XIV !

Pour rester dans le domaine de la chanson, on peut aussi citer Il était un petit navire. Si vous regardez jusqu'au bout, on voit clairement que ça parle de cannibalisme, et à quelle sauce on va manger le marin !

[…]
Au bout de cinq à six semaines,
Les vivres vin-vin-vinrent à manquer
[…]
On tira à la courte paille,
Pour savoir qui-qui-qui serait mangé,
[…]
Le sort tomba sur le plus jeune,
[…]
On cherche alors à quelle sauce,
Le pauvre enfant-fant-fant sera mangé,
[…]
L'un voulait qu'on le mit à frire,
L'autre voulait-lait-lait le fricasser,
[….]


Mais de nombreuses histoires, avant leur retranscription par Perrault était tout aussi crues !
Prenons l'exemple du petit chaperon rouge, conte très connu. Le loup, à la fin, dévore l'enfant. Hors, le loup est la métaphore du père séducteur et du désir sexuel inavoué. Avec ces clés, on pourra donc aisément deviner que la fin ne se termine pas par un repas copieux du loup, mais bien par un inceste ! D'ailleurs, ce tabou est, selon Lévis-Strauss, commune à toutes les sociétés et donc universel.
Toujours de cet auteur, on peut citer La belle au bois dormant. Le prince ne réveille pas la princesse, mais la viole. Elle ne serait réveillée que par l'un des enfants qui tétera son doigt. Cette version apparaîtrait dans Le Soleil, la Lune et Thalie. On fini sur une touche relativement plus douce, avec les trois petits cochons. Le loup détruit les maisons des deux premiers (pailles et brindilles) en soufflant dessus et les mange. Le dernier cochon lui, met une marmite sous la cheminée et attend que le loup tombe dedans. Il le mangea en guise de repas.
Pensez-vous qu'il faudrait alors jeter aux oubliettes ces histoires?


Sources :

Qwerty
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