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Owncloud, mon cher owncloud, toi et tes contacts...

lundi 4 août 2014 à 19:33
De nos jours, on a plusieurs appareils : un smartphone (ou plusieurs, pour le travail dit-on), un ordinateur fixe, un ordinateur portable, une tablette… Et il est souvent fastidieux de recopier, inlassablement à la main tout ses contacts. Maman, Papa, le Docteur, Mamie, la Tata-Que-L’on-Voit-Qu’à-Noël…
Puis finalement, on cherche sur Internet et on voit, oh miracle des miracles, qu’il existe un protocole pour cela : CardDAV. En gros, c’est comme la synchronisation des contacts de Gogole mais sans Gogole. Bien pratique, alors on fonce, on installe MonNuage (qui ne sert pas qu’à mettre le dernier épisode du Trône d’Airain les photos de vacances en Bretagne où vous arboré, fièrement, un sourire avec votre seau de crabe ou les photos de votre/vos odalisque·s).
Vous ouvrez alors L’Oiseau-Tonnerre et en un éclair il s’ouvre. Vous allez donc exporter. Mais, soudain, votre figure se décompose, votre sourire narquois disparait aussi vite qu’une tente que l’on ouvre. Ô rage ! ô désespoir ! ô vieillesse ennemie ! N'ai-je donc tant vécu que pour cette infamie ? Thunderbird ne peut qu’exporter en LDIF et Owncloud ne peut lire que en VCF.
Je décide, rapidement, de prendre mon courage à deux mains et fabriquer un petit outil indispensable.
Le seul problème maintenant, c’est que Owncloud ne peut importer qu’un fichier VCF à la fois. Que diable, cet outil est surement sponsorisé par le gouvernement du Pandémonium !

Les meilleurs articles de l’étudiant libre

samedi 2 août 2014 à 10:26
L’Étudiant libre a 3 ans. Pour fêter son anniversaire, voici une compilation des articles les mieux réussi du site (enfin, à mon sens !).


Le prix libre, ou comment financer la culture sur Internet

mercredi 30 juillet 2014 à 17:27
Il y a 2 ans, je vous parlais des financements des médias sur Internet, en listant plusieurs possibilités. Néanmoins, au fil des péripéties dans le cyberespace, je vois apparaitre de plus en plus le concept de prix libre. Tu paye, du montant que tu a envie, de zéro à tant, selon des moyens et selon la valeur que tu estime de la chose à « consommer ». Pour une œuvre d'art, un service, on échange contre ce qu'on souhaite. L'idée est pas mauvaise, c'est un peu le mécanisme donner-recevoir-rendre. C'est aussi un moyen d'encourager l'auteur : en effet, il ne vit pas forcément d'amour et d'eau fraiche, et produire un bien ou un service coûte (un livre en papier, un site en hébergement…).
La philosophie du prix libre est aussi différente. On est pas dans une logique marchande et de bénéfice, mais de partage et de coopération. Tu m'aide donc je t'aide. Principe de réciprocité qui est à la base des relations humaines.
Ce « prix libre » peut prendre plusieurs formes. Pécuniaire en premier lieu. On envoie de l'argent au créateur.
Matériel ensuite : je t'envoie pas de l'argent mais un bien comme une tablette de chocolat ou des fruits de mon jardin.
Moral : je te remercie du fond du cœur, je partage donc je te fais connaitre, je t'aide pour tes prochaines œuvres…
Ainsi, le prix libre permet de démontrer que l'argent n'a plus le monopole des échanges, changeant ainsi le paradigme capitaliste (du capital, des possessions), en autre chose, celui du partage et de la coopération.
Le prix libre, de part sa volonté de laisser la possibilité de fixer un prix, est aussi un processus démocratique, laissant du pouvoir aux citoyens d'aider à sa manière. L'accès à la culture est permis à tous, sans devoir débourser des sommes pharamineuses pour un produit médiocre, ou au contraire donner plus que le coût de vente normal pour soutenir l'artiste. Ainsi la valeur du produit est définie directement par les consommateurs.
Ainsi, par ce processus de choix, de sélection, permet de démocratiser la culture en aidant les artistes vraiment populaire et plus ce qui a été décidé par une firme. C'est un peu de l'anarchie économique : il s'organise seul, sans intervention d'autorité. De plus, l'argent gagné peut-être aussi redistribué aux autres artistes, faisant ainsi un cercle vertueux.
Le seul reproche, c'est la production à perte, quand le prix libre est inférieur au coût de production. Néanmoins, l'être humain étant naturellement généreux, cela est vite compensé si cela lui plait, afin d'avoir d'autres œuvres (un peu comme une drogue. Tu aime, donc tu veux avoir une nouvelle dose). A contrario, si tu vend à perte, tu arrêtera car tu saura que ces inutiles. Donc ce reproche se transforme finalement en avantage.
Néanmoins, un prix libre ne signifiai pas un contenu perverti pour plaire aux consommateurs ? A cette objection, je vous répondrai que certain artistes font un contenu plaisant aux consommateurs (ou commercial), mais pas forcément à eux, pour l'acheter prix libre ou non. Libre à l'artiste de faire ce qui lui plait ou non. S'il produit un contenu qu'il ne prend pas plaisir, c'est son problème, pas le votre si cela vous plait, tant mieux pour vous.
Finalement, le prix libre rentre dans cette volonté de redonner du pouvoir aux citoyens comme la Do It Youself, le logiciel libre, les fablab…
Concrètement, comment mettre en place un système de prix libre ?
Tout d'abord, il faut indiquer aux utilisateurs que vous fonctionnez en prix libre. Ploum, sur son blog, le montre bien, avec une inscription du genre « ce blog est payant, mais au prix libre » suivit d'une explication.
Ensuite, on doit mettre un moyen de payement. Dans la vraie vie, une caisse peut suffire. Sur Internet, de nombreux services (tipeee, flattr, Patreon) le fond, moyennement une commission.
Finalement, et ce qui me semble important à mes yeux dans un soucis de transparence, et de montrer ou du moins expliquer les coûts que ça engendre. Cela montre que vous passez du temps et de l'argent afin de fournir quelque chose, demandant ainsi un sacrifice (même minime) de votre part.
Le prix libre est donc un nouveau concept économique. Il fait partie du mouvement de la culture libre et influencera peut-être l'économie du XXIe siècle. Alors pourquoi pas l'essayer ?

La démocratie (liquide) à l’heure d’Internet

samedi 26 juillet 2014 à 12:59
Ah, la démocratie liquide. Son principe est simple : on consulte les citoyens par un référendum afin d'avoir un éclairage sur un problème. On peut considérer cela comme une forme de démocratie direct ou de démocratie participative.
C'est en sorte un bon compromis. En effet, on élit un représentant pour nous représenter (tel un délégué de classe ou un syndicat) et en retour, il connait l'opinion du peuple afin de prendre des choix en connaissance de cause. Ainsi, on se retrouve en situation de contrat social (tel édicté par Rousseau) : on t'élit mais en échange tu nous représente.
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Agora Ex Machina, ou comment tendre vers la démocratie liquide.

On est ainsi dans un processus où chaque décision influent sur la structure de la société (au sens large, les lois) est approuvé par la majorité de la population. En digressant, on peut dire que c'est la notion de liberté fait par Jean-Jacques Rousseau : la liberté est la soumission aux lois a élaboré d'un commun accord. Ce principe de faire participer tout le monde à la prise de décision porte un nom : la Sociocratie (qui à mon sens semble mieux que la stochocratie ou tirage au sort. Pour voir les dérives, voir le livre loterie solaire de Philip K. Dick).
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Agora Ex Machina, ou comment tendre vers la démocratie liquide.

Cette démocratie liquide à fait ses preuves dans l'organisation à petite échelle. Par exemple, le Parti Pirate Allemand est friand. A voir à l'échelle national, continental voir mondial.
Il existe de nombreux outils pour permettre la démocratie liquide. Je peux citer Agora ex machina de CRLBazin ou Democracy 2,0 de mon crû.
Malgré cela, on peut émettre des critiques envers la cyberdémocratie : la présence d'un intermédiaire technique, peu accessibles pour certains (zones reculés, populations âgés), ainsi que les risques d'usurpations (pour les votes). Cela n'est pas parfait, mais c'est un bon début. Ainsi, on peut imaginer coupler ces outils avec des rencontres de quartier et débattre. Le fruit de ses débats est rapporté à l'échelle supérieur qui fait de même jusqu'au dernier échelon.
Concernant la sociocratie, qui me semble un bon système, j'ai pas de retour à grande échelle. Mais ces outils me semblent de bonnes pistes pour plus de démocratie.
PS : oui, j'ai surement fait l'amalgame entre démocratie liquide et sociocratie, mais pour moi, la démocratie liquide est inclue dans la sociocratie.
Pour aller plus loin :
Comment fonctionnerait un parti appliquant les principes de la « sociocratie » ? (billet invité) de Jean Gadrey

la monarchie républicaine

samedi 19 juillet 2014 à 18:34
Arte a diffusé un reportage intitulé « La Ve République et ses Monarches ». J’ai essayé de faire une fiche synthétique ci-dessous. Pensant pas au départ faire un résumé mais un article décriant cette illusion démocratique, le début vient aussi de mes connaissances personnelles. C’est livré brut de décoffrage !
Une monarchie républicaine. Voilà comme définissait De Gaulle la V République, république qui à lui-même fondé, selon sa conception du pouvoir. Une république où l’exécutif, et notamment le président, qui décide majoritairement les décisions, a contrario de la III et IV République dont le pouvoir était aux mains du parlement, au prix d’une plus grande instabilité ministérielle. La république française est unique dans les systèmes démocratiques. Imaginez : il est le chef de l’exécutif, des armées, coprince d’Andorre… ainsi que d’autres titres honorifiques. De par sa place qu’il occupe, celui d’un homme providence auquel tout le peuple à mis sa confiance car issus d’un suffrage universel, doit, durant son mandat, gérer un pays. Soit, au final, une tâche difficile, voire impossible. Autour de lui se cristallise les espérances et les déceptions.
Finalement, nous avons remplacé un roi par un empereur puis (après une instabilité politique) un président-roi. Il faut que tout change pour que rien ne change. Mais finalement, cette difficulté à avoir un remplacement au rôle du roi ne vient-il pas d’une « inculture démocratique » ? Ne sachant que faire, nous reproduisons le même modèle.

De Gaulle, profitant de la confusion de la guerre d’Algérie, décide de concilier valeurs républicaines et homme providentiel, celui auquel tous les espoirs se cristallisent. Ces hommes sont minoritaires : Louis XIV, Napoléon, Boulanger, Pétain, De Gaulle. Des hommes sauvant le pays. De Gaulle, en écrivant la constitution de la V République, donnera plus de pouvoirs à ce rôle important aux yeux du peuple français et permettra au Président de s’affranchir du Parlement pour son élection. Le suffrage direct donne une légitimité au Président, car élu, donc choisi par le peuple. De plus, il permettra à n’importe quelle personne assez charismatique de se faire élire, car séduisant les Français. Ainsi se pose la question : peut-on donner ce pouvoir à cette personne ? Cette pléthore de pouvoirs, un peu contradictoire avec la séparation des pouvoirs tel définit par Montesquieu, ne va pas-t-elle mener à un abus ? Peut-on faire reposer tout le poids d’un pays sur les épaules d’un seul personnage ?
De plus, ce personnage a une immunité : le parlement peut pas le renverser alors que lui peut dissoudre l’assemblé. Ainsi, il y a une impuissance face au Président : à part le détester, nous pouvons rien contre lui. Et il a une légitimité totale : c’est la seule élection, avec celui de l’assemblé, qui est direct et nationale. Sauf que dans l’assemblé, la légitimité est répartie entre plus de 500 personnes et celui du président dans une seule. La seule chose que le peuple peut faire, et les présidents successifs le répète, c’est d’avoir confiance.
Mais le véritable problème ne vient-il pas de ce modèle où la prise de décision vient d’un despote éclairée ? Modèle que l’on retrouve dans les administrations, les entreprises, les associations ?
Ce pouvoir, avec par exemple la nomination de chefs de la SNCF, de France Télévision… Constitue une sorte de cour auquel les courtisans flatte le monarque afin d’acquérir quelques pouvoirs.
D’un autre côté, le modèle de la III et IV république, celui du parlement rend ingouvernable, de par son instabilité. Ainsi on a le dilemme suivant : avoir un pays stable ou perdre en démocratie ? Tel fut le dilemme lors de l’écriture de la constitution de la V République. Ainsi, on a un système, qui en apparence laisse parler le parlement, et en réalité une mainmise de l’exécutif importante.
Le raccourcissement de la durée présidentielle chamboule les rôles. Le président est censé être dans le long terme et le premier ministre dans le quotidien. En réduisant la durée du mandat au quinquennat, on confond les deux rôles, et le premier ministre se retrouve atténué pour ne pas dire effacé. Alors que la Constitution se voulait être au-dessus des partis (De Gaulle, façonné par l’Histoire était au-dessus de tout ça), finalement, ce système est celui de parti. Les partis vont donc décider les candidats à la présidence et les votants vont ainsi choisir ceux choisis par les partis. La V République se retrouve donc dénaturé. Les partis sont des machines à gagner, une sorte de marketing politique pour vendre un chef, sans vision et de volonté de changer les choses. Une élection est devenue un choix passionnel et non plus rationnel. On élit la personnalité d’une personne et non plus ses idées, ses programmes. Le vote du député va décider du choix du premier ministre. L’électeur, à travers son vote, va voter pour une personnalité.
Mais finalement, avec la création d’institutions supra-nationales et la fin des grands secteurs économiques nationalisé, le président perd de son pouvoir.
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