;
Jan
22
2012

5 bonnes raisons de ne pas louper Sherlock

Image : Capture d'écran de Sherlock

1. Les bonnes adaptations contemporaines sont rares

Et autant dire que Sherlock, diffusée sur la BBC depuis 2010, fait figure d'exception ! Combien se sont vautrés en tentant des adaptations contemporaines de grands classiques, du genre Les Misérables ou Crime et Châtiment ?

Certes, le détective hyper intelligent des années 2000 a troqué la pipe contre le smartphone, mais n'a rien perdu de ses talents d'enquêteur. Déductions au premier coup d'oeil, réactivité incroyable, arrogance insupportable, rien ne manque.

Mais, comme toute bonne adaptation qui se respecte, la série est truffée de clins d'oeil : Jim Moriarty est toujours l'ennemi juré d'Holmes, John Watson est toujours docteur mais revenu d'Iraq, Mycroft est toujours ce grand frère travaillant pour le gouvernement britannique, Irène Adler a les traits d'une dominatrice et un des épisodes se déroule à Baskerville pour suivre la trace d'un chien géant.

2. De bons acteurs, évidemment !

Benedict Cumberbatch, illustre inconnu du public international, s'illustre en Sherlock Holmes contemporain. Diction ultra rapide, air suffisant, addiction à ses enquêtes, indifférence à l'amour et à la sexualité, son jeu est impeccable.

Martin Freeman, le John Watson de la série, est un poil plus connu, notamment pour des rôles comiques (Shawn of the Dead, H2G2, Hot Fuzz...). Fatigué, célibataire endurci, il apporte une certaine forme d'équilibre à Holmes en calmant ses raisonnement parfois trop poussés, et surtout en ne se vexant pas des preuves de mépris que le détective peut souvent lui adresser.

Le duo principal fonctionne très bien et est servi par d'excellents seconds rôles :  Una Stubbs en Mme Hudson (la gouvernante), Mark Gatiss en Mycroft Holmes et Rupert Graves en inspecteur Lestrade sont parfaits.

3. La réalisation suit

Oubliez le rythme lent, voire soporiphique, des épisodes d'Inspecteur Barnaby : dans Sherlock, ça va vite sans donner le tournis. Les raisonnements nerveux d'Holmes sont souvent rendus grâce à des textes, ce qui rend le tout visuel et compréhensible. Autant dire qu'on ne s'ennuie pas.

4.  L'ensemble est très bien écrit

Les épisodes sont indépendants sans pour autant négliger une certaine trame (Jim Moriarty n'est jamais loin), et les enquêtes d'Holmes sont assez riches en rebondissements pour tenir à l'aise l'heure et demie.

Mais, ce qui est particulièrement intéressant dans Sherlock, c'est l'évolution très rapide des personnages : la saison 1 (3 épisodes) a permis de découvrir tous les personnages, et la saison 2 embraie directement sur les doutes qui apparaissent (refus de l'amour et premiers doutes dans une enquête pour Sherlock, tristesse du célibat de plus en plus visible chez Watson), sans qu'on doive attendre encore une saison pour se dire "Enfin, ça bouge !".

5. Ca vient juste de commencer

Et les deux saisons sont déjà aussi riches que certaines séries policières qui chiffrent une quarantaine d'épisodes. Vous n'avez donc aucune excuse pour ne pas rattraper fissa votre retard !

Related Posts

Raphi

A propos de l'auteur: Raphi

2 Comments + Add Comment

  • Merci raph tu m'as convaincue! Sur le coup je croyais que tu parlais du film qui vient de sortir, qui soit dit en passant, est plutôt sympa, très beau visuellement mais un peu long à mon goût... Va pour tenter la série du coup 🙂

  • [...] dispose, comme de nombreuses séries de la BCC, d'une écriture ciselée comme du diamant. Le dernier épisode de la saison 3 m'a inspiré [...]

Leave a comment